Le charme puissant de la jeunesse, de la beauté et de la volonté des hommes et des femmes sont devant nous, aussi leur modestie dans leur triomphe. Ils nous font partager leur bonheur à travers leurs prouesses. Les descentes des bosses, les sauts vertigineux, la tension du Biathlon, du Combiné nordique, du snow-board etc. nous plongent dans l'admiration devant l'élégance, la puissance et la maîtrise de soi. La technique des cameramen avec leurs mouvements, leurs ralentis où l'on voit suspendus en vol ces athlètes dans leurs combinaisons multicolores a quelque chose de fabuleux, d'antique et de futuriste à la fois. Il faut remercier les Grecs, et leurs dieux de l'Olympe d'avoir créé ces Jeux de la vie. A l'heure où je dépose ce billet, un couple de patineurs chinois a été sacré, Jason Lamy-Chapuis, Vincent Jay ont reçu leur médaille d'or.
Devant la télé,nous sommes aux premières loges pour vibrer à leurs exploits.
Hermès
mardi 16 février 2010
dimanche 14 février 2010
Chez Laurent Ruquier, Eric Zemmour décrypte BHL, le 13 février 2010
Ce fut un débat passionnant. Laurent Ruquier qui en avait compris l'importance l'a laissé filer.
Il n'en était ni plus ni moins de l'avenir de la France et du monde. Grave débat, terribles enjeux sur un avenir incertain. Celui du mondialisme avec comme porte-drapeau BHL. Libéralisme à tout crin par la mondialisation des esprits, du commerce, de l'argent, de la littérature, de la philosophie, avec les effets qui se dessinent sous nos yeux, le stress, l'effondrement des marchés nationaux, la destruction massive des emplois, le désert rural, l'entassement des banlieues des métropoles... des millions de chômeurs, de pauvres, la création de la classe des Super-riches, un petit monde d'AVATARS vivant sur une une autre planète, celui de la haute finance, de l'irréalité des destins. Et pour se protéger, la constitution de "communautés", linguistiques religieuses, politiques etc. où l'on se retrouve, s'entraide, et se "défend", communautés à la lisière des nations.
Un avenir qui se dessine sous nos yeux, jour après jour.
Hermès.
Merci, Patrick pour votre commentaire. Puis-je ajouter qu'il serait très intéressant que le dialogue entre Eric Zemmour et Bernard-Henry Lévy soit publié sur le web.
Il n'en était ni plus ni moins de l'avenir de la France et du monde. Grave débat, terribles enjeux sur un avenir incertain. Celui du mondialisme avec comme porte-drapeau BHL. Libéralisme à tout crin par la mondialisation des esprits, du commerce, de l'argent, de la littérature, de la philosophie, avec les effets qui se dessinent sous nos yeux, le stress, l'effondrement des marchés nationaux, la destruction massive des emplois, le désert rural, l'entassement des banlieues des métropoles... des millions de chômeurs, de pauvres, la création de la classe des Super-riches, un petit monde d'AVATARS vivant sur une une autre planète, celui de la haute finance, de l'irréalité des destins. Et pour se protéger, la constitution de "communautés", linguistiques religieuses, politiques etc. où l'on se retrouve, s'entraide, et se "défend", communautés à la lisière des nations.
Un avenir qui se dessine sous nos yeux, jour après jour.
Hermès.
Merci, Patrick pour votre commentaire. Puis-je ajouter qu'il serait très intéressant que le dialogue entre Eric Zemmour et Bernard-Henry Lévy soit publié sur le web.
vendredi 12 février 2010
Le Cercle des Douze, de Pablo de Santis, Métailié Editions, 271 pages
Roman policier long, lent, détaillé... "Soporifique" !
Hermès
Hermès
Les Onze, de Pierre Michon, Verdier Editions, p.137
L'auteur a dû s'amuser à se triturer les méninges pour accoucher de ce livre. Le lecteur que je suis s'est embourbé page après page et fut d'un héroïsme méritoire d'avoir pu aller jusqu'au bout de ce pensum qui mélange les styles (déclamatoires,répétitif, alambiqué etc. tout ce qu'on veut). Quant à l'histoire, il s'agit d'un vague tableau (qui n'a jamais existé) sur "Les Onze" du Comité de Salut Public de la Révolution.
Vous me direz : "Mais qu'est-ce qu'on peut s'en f...!"
Et je vous répondrai : "Vous avez bien raison!".
En se cramponnant au bureau pour écrire, je peux ajouter que l'"histoire" commence à la page 75, dans la deuxième partie du bouquin.
Et puis en voici un extrait,page 68 :..."Il découvrait au grand jour le substrat limousin des eaux calmes;que les eaux calmes sont faites avec des Limousins;il découvrait ceux-ci sans grand plaisir-ni déplaisir, d'ailleurs, car à peine les avait-il découverts qu'il décrétait qu'ils n'existaient pas, en tous cas étaient à un tel point des êtres contingents que c'était comme s'ils n'existaient pas: comme n'existent plus les muscles, leurs efforts, leur tension, leur torsion, leurs acrobaties et leur géhenne dans la grande magie de l'acte d'Eros."...
Un livre "inutile", loin de la langue "claire et concise" qu'est le français, loin de Voltaire, Proust ou Breton...
Vous me direz : "Mais qu'est-ce qu'on peut s'en f...!"
Et je vous répondrai : "Vous avez bien raison!".
En se cramponnant au bureau pour écrire, je peux ajouter que l'"histoire" commence à la page 75, dans la deuxième partie du bouquin.
Et puis en voici un extrait,page 68 :..."Il découvrait au grand jour le substrat limousin des eaux calmes;que les eaux calmes sont faites avec des Limousins;il découvrait ceux-ci sans grand plaisir-ni déplaisir, d'ailleurs, car à peine les avait-il découverts qu'il décrétait qu'ils n'existaient pas, en tous cas étaient à un tel point des êtres contingents que c'était comme s'ils n'existaient pas: comme n'existent plus les muscles, leurs efforts, leur tension, leur torsion, leurs acrobaties et leur géhenne dans la grande magie de l'acte d'Eros."...
Un livre "inutile", loin de la langue "claire et concise" qu'est le français, loin de Voltaire, Proust ou Breton...
mardi 9 février 2010
L'éclat de rire du jour au "Canard Enchaîné" !
M. Bernard-Henry Lévy (BHL) a cité le livre d'un auteur fantôme, dans son dernier bouquin encensé par la presse, et qui vient tout juste de paraître :"De la guerre en philosophie"(page 122). Il s'est même servi de cet écrivain fantôme et de sa fantomatique "série de conférences aux Néo-kantiens du Paraguay(sic)" dans une conférence qu'il a donnée devant les futurs profs-agrégés de l'Ecole Normale Supérieure, de la rue d'Ülm, le 6 avril 2009, qui n'ont vu que du feu...
Or l'auteur de ce Jean-Baptiste Botul qui n'existe pas, et par conséquent, de son oeuvre qui est un canular, est un authentique journaliste-philosophe, facétieux et rigolard : Frédéric Pagès du Canard Enchaîné...
Si vous voulez en savoir plus lisez LE CANARD ENCHAINE du 10 février 2010.
Or l'auteur de ce Jean-Baptiste Botul qui n'existe pas, et par conséquent, de son oeuvre qui est un canular, est un authentique journaliste-philosophe, facétieux et rigolard : Frédéric Pagès du Canard Enchaîné...
Si vous voulez en savoir plus lisez LE CANARD ENCHAINE du 10 février 2010.
jeudi 4 février 2010
Les Sirènes de Bagdad, de Yasmina Khadra, Julliard Edit. 2006
Un style de "Titi parisien", avec des phrases à l'emporte-pièce, une sorte de "Bigard"
du roman. Un rythme soutenu toujours dans la même veine avec des personnages violents,
passionnés, des événements brutaux, une guerre cynique entre désert, pistes, routes carrossables, et Bagdad en délire.
Partout la mort rôde avec la misère, le fanatisme, l'incompréhension d'un monde pour un autre, les valeurs patriarcales jusqu'à la souffrance de la honte ultime du personnage principal, un jeune bédouin qui lors d'une perquisition brutale d'une unité américaine, voit : je cite " Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé... et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait pas voir, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir -cette chose ramollie, repoussante, avilissante; ce territoire interdit, tu, sacrilège :le pénis de mon père rouler sur le côté, les testicules par-dessus le cul... Le bout du rouleau ! Après cela, il n'y a rien, un vide infini, une chute interminable, le néant..." fin de citation (P.139 de l'Ed.Loupe).
Cette vision le fera fuir de chez son père pour aller le venger à Bagdad, puis Beyrouth, où il sera choisi pour être le "transporteur", pour l'Angleterre, d'un virus mortel. Il n'ira pas jusqu'au bout de son dessein. Citation de Chaker, son ami :" Je vais te dire un secret,mon brave. Garde-le pour toi. Je hais l'Occident comme c'est pas possible. Mais à bien réfléchir, tu as bien fait de ne pas prendre cet avion. Ce n'était pas une bonne idée." P. 399.
Hermès.
du roman. Un rythme soutenu toujours dans la même veine avec des personnages violents,
passionnés, des événements brutaux, une guerre cynique entre désert, pistes, routes carrossables, et Bagdad en délire.
Partout la mort rôde avec la misère, le fanatisme, l'incompréhension d'un monde pour un autre, les valeurs patriarcales jusqu'à la souffrance de la honte ultime du personnage principal, un jeune bédouin qui lors d'une perquisition brutale d'une unité américaine, voit : je cite " Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé... et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait pas voir, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir -cette chose ramollie, repoussante, avilissante; ce territoire interdit, tu, sacrilège :le pénis de mon père rouler sur le côté, les testicules par-dessus le cul... Le bout du rouleau ! Après cela, il n'y a rien, un vide infini, une chute interminable, le néant..." fin de citation (P.139 de l'Ed.Loupe).
Cette vision le fera fuir de chez son père pour aller le venger à Bagdad, puis Beyrouth, où il sera choisi pour être le "transporteur", pour l'Angleterre, d'un virus mortel. Il n'ira pas jusqu'au bout de son dessein. Citation de Chaker, son ami :" Je vais te dire un secret,mon brave. Garde-le pour toi. Je hais l'Occident comme c'est pas possible. Mais à bien réfléchir, tu as bien fait de ne pas prendre cet avion. Ce n'était pas une bonne idée." P. 399.
Hermès.
lundi 1 février 2010
D'autres couleurs de Orhan Pamuk, Gallimard "essais" 554 pages, 2009
Ce livre est très intéressant à l'heure où la Turquie frappe à la porte de l'Europe. Il montre toute la fascination qu'exerce la France et l'Occident avec leur littérature, leur mode de vie, les libertés individuelles, la démocratie, leurs films, leurs avancées technologiques etc. sur les autres peuples du monde.L'auteur a écrit une trentaine de livres dont plusieurs ont été des best-sellers en Turquie et dans le monde, et certains primés. Pour couronner son oeuvre, le Prix Nobel lui a été décerné en 2006.
Du haut d'une fenêtre sur le Bosphore, il contemple la rive orientale ou asiatique d'Istambul, qu'un gigantesque pont aujourd'hui relie à la rive européenne, et il soupèse le poids des blocages, des interdits, des coutumes qui entravent la vie de ses concitoyens. L'Empire Ottoman après la prise de Constantinople en 1453, a jeté sa machine de guerre pour conquérir toute l'Europe et imposer sa domination. On sait que cette ambition a été brisée à Lépante, Vienne, Navarin. Pendant que l'Europe grâce à ses chercheurs, ses littérateurs, ses savants, ses explorateurs, ses conquistadores se projetait vers l'avenir, la monarchie ottomane s'entourait d'interdits, de complaisantes facilités, et restait rivée au Moyen-âge, tant pour les arts(peinture, sculpture, musique),la littérature que pour la technique.
Aujourd'hui, le carcan du passé pèse sur le présent, et certains de ses compatriotes
ne rêvent que d'entrer dans l'Europe pour bouleverser leur mode de vie, et redonner souffle à leur pays. Mais les pesanteurs sont là. Une grande partie de la population
des rives méditerranéennes à l'Anatolie craint d'y perdre son âme. D'où un débat déchirant.
Orhan Pamuk au fil des pages décrit très bien cet amour-répulsion entre l'Occident et
l'Orient.
Décrivant le présent en ne tenant compte que:
du fondement de la Turquie moderne sur les restes de l'Empire ottoman, et de l'Occident du XVI° au XXI siècle,
il ne peut qu'"oublier" ou omettre, les fondements de cet Occident, qui plonge ses racines mille ans avant l'ère chrétienne, s'appropriant sans complexe les acquis éblouissants des peuples antiques,Sumériens,Akkadiens, Egyptiens du temps des Pharaons, etc.
Ce livre est une oeuvre très attachantes de cet auteur des "Deux rives."
J'ajoute qu'il y a des pages éclairantes sur son travail d'écrivain, sur sa vie familiale, sur les oeuvres qui ont "construit" sa personnalité, comme ses réflexions sur "La Chartreuse de Parme" : "J'étais étreint par une intense émotion..."
Hermès
Du haut d'une fenêtre sur le Bosphore, il contemple la rive orientale ou asiatique d'Istambul, qu'un gigantesque pont aujourd'hui relie à la rive européenne, et il soupèse le poids des blocages, des interdits, des coutumes qui entravent la vie de ses concitoyens. L'Empire Ottoman après la prise de Constantinople en 1453, a jeté sa machine de guerre pour conquérir toute l'Europe et imposer sa domination. On sait que cette ambition a été brisée à Lépante, Vienne, Navarin. Pendant que l'Europe grâce à ses chercheurs, ses littérateurs, ses savants, ses explorateurs, ses conquistadores se projetait vers l'avenir, la monarchie ottomane s'entourait d'interdits, de complaisantes facilités, et restait rivée au Moyen-âge, tant pour les arts(peinture, sculpture, musique),la littérature que pour la technique.
Aujourd'hui, le carcan du passé pèse sur le présent, et certains de ses compatriotes
ne rêvent que d'entrer dans l'Europe pour bouleverser leur mode de vie, et redonner souffle à leur pays. Mais les pesanteurs sont là. Une grande partie de la population
des rives méditerranéennes à l'Anatolie craint d'y perdre son âme. D'où un débat déchirant.
Orhan Pamuk au fil des pages décrit très bien cet amour-répulsion entre l'Occident et
l'Orient.
Décrivant le présent en ne tenant compte que:
du fondement de la Turquie moderne sur les restes de l'Empire ottoman, et de l'Occident du XVI° au XXI siècle,
il ne peut qu'"oublier" ou omettre, les fondements de cet Occident, qui plonge ses racines mille ans avant l'ère chrétienne, s'appropriant sans complexe les acquis éblouissants des peuples antiques,Sumériens,Akkadiens, Egyptiens du temps des Pharaons, etc.
Ce livre est une oeuvre très attachantes de cet auteur des "Deux rives."
J'ajoute qu'il y a des pages éclairantes sur son travail d'écrivain, sur sa vie familiale, sur les oeuvres qui ont "construit" sa personnalité, comme ses réflexions sur "La Chartreuse de Parme" : "J'étais étreint par une intense émotion..."
Hermès
Inscription à :
Articles (Atom)