dimanche 21 février 2010

Le Nuoc-Mâm vient du Garum romain, depuis l'empereur Marc Aurèle

L'empereur Marc-Aurèle, le philosophe des "Pensées" envoya en l'an 166 de notre ère, une ambassade à l'empereur de la Sérique( la Chine pour les Romains). Cette ambassade traversa l'Arabie, appelée alors l'"Arabie heureuse", faisant partie de l'Empire romain, je cite:" contourna l'Inde, atteint la péninsule malaise, séjourna brièvement au Fou Nam(le Cambodge actuel) et jeta l'ancre dans le golfe du Tonkin, au nord du Nam-Viêt. Puis par voie terrestre, ils ont rallié Luoyang, après un périple de quatre ans. Les annales chinoises en ont gardé la trace :"Les envoyés de Ta T'sin l'empire Romain dont l'empereur est Antoun (Marc-Aurèle) sont arrivés par l'Annam et ont offert des défenses d'éléphants, des cornes de rhinocéros et des écailles de tortue" Cela se passait sous le règne de l'empereur chinois Houan-ti, la neuvième année de la période Yên-hi."
Les ambassadeurs romains avaient probablement emporté avec eux dans des amphores leur fameux GARUM, la sauce de saumure dont se régalaient les peuples de la Méditerranée et les Romains, dont le fameux Apicius, et d'autres fameux Lucullus... A l'escale du Tonkin, les habitants ont dû être intrigués par le "parfum" puissant de la saumur, les Romains leur en ont expliqué la provenance, la fabrication et les gens du pays, grands pêcheurs, l'ont adopté. Ce qui est fantastique, c'est que ce sont aujourd'hui les ports sur la mer de Chine du sud qui ont été, et sont toujours les plus gros producteurs de cette excellente sauce de poissons : Phan-Thiêt, Phan-Rang, et la meilleure l'île de Phu-Quôc.
Dans toutes ces régions du Viêtnam-Cambodge, on a retrouvé de nombreuses pièces de monnaie romaines.
A ajouter que les peuples du royaume du Champa (Phan-Rang, Phan-Thiêt...) commerçaient avec l'Occident.
"Rendons à César ce qui est à César"
Hermès

"Cosmos Incorporated" de Maurice G.Dantec, Albin Michel, 568 pages, 2005

Je me suis plongé dans cette galactique histoire, mais j’ai dû vite refaire surface et prendre le parti d’une lecture transversale, pour tâcher, au-delà, du pathos, de la soûlographie des mots et des formules redondantes, Modèèèrnes, up-to-date… , des Pères de l’Eglise… de Giordano Bruno(c’est la mode), de comprendre ce que l’auteur voulait dire. Je confesse que je suis bouché, car je n’ai rien compris, je n’ai rien ressenti, je n’ai rien appris de ce Mégamonde, qui est une immense machine ;la Bible le proclame, les androïdes schizos par nature, les androputes… etc. le composent. Tout ça, à travers un Grand Djihad apocalyptique, un hôtel Laïka, un clébard cyborg : Balthazar, un seňor Métatron…
Enculage de bits d’informations.
Maurice G. Dantec est un génie cybertronic.
J’ai perdu 22€50, mais j’ai gagné la connaissance de l’hyper redondance
Hermès

mercredi 17 février 2010

"Les Insoumis" d'André Gide contre la défaite de la pensée.

J'entendais ce matin un débat sur France-Culture à propos de Michel Foucault et de la "philosophie". J'ai peur de ce mot dans notre XXI° siècle, et je préfère me réfugier chez les penseurs d'"avant", chez les Stoïciens, Spinoza, Bergson etc. certains penseurs chrétiens, et les grands écrivains comme Balzac, Tolstoï ou Chateaubriand.
Les philosophes comme Sartre ou Foucault, et d'autres, actuels, ont prôné ou prônent ce qu'ils appellent la "révolution". La "révolution" chantée par Sartre c'était l'aube de l'oppression, celle de Foucault, l'aube de la dictature des Mollahs, celle des chantres d'aujourd'hui: l'oligarchie des Super-riches sur le désert de la pauvreté. Sans compter les "canaliseurs" de la pensée, qui cherchent à manipuler et influer sur leur époque...
Je préfère ce qu'écrivait André Gide, le 24 février 1946, répondant à un jeune homme, Bernard Enginger,qui lui écrivait ceci :"Voilà cinq ans que je désire vous écrire. Je découvrais à cette époque "Les Nourritures Terrestres";j'avais 17 ans... Depuis je n'ai plus été le même... Je me suis battu cinq ans contre vous. Votre Ménalque sait dire :"Quitte-moi."C'est trop facile. J'ai lutté contre cette tyrannie spirituelle que vous exerciez sur moi... certains passages de vos livres m'ont aidé à vivre dans les camps de concentration... J'ai fait une table rase pour être neuf à la loi nouvelle. Je me suis libéré. Je me suis détaché de vous, mais je n'ai point trouvé de nouveaux maîtres, et je reste pantelant. L'effrayante absurdité de Sartre et de Camus n'a rien résolu et n'ouvre que les horizons du suicide... Mais j'ai soif. Tous les jeunes ont soif avec moi.
Voilà ce que Gide lui a répondu,(extraits): "Pourquoi chercher de nouveaux maîtres ?...C'est ainsi que, sans trop se rendre compte, ou ne s'en rendant compte que trop tard ...par dévouement- ou par paresse- ils vont concourir à la défaite, à la retraite, à la déroute de l'esprit; à l'établissement de je ne sais quelle forme de "totalitarisme"... Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des "insoumis"... Ils sont..."le sel de la terre" et les responsables de Dieu."
Fin de citation.
Hermès
J'ajoute, pour ceux qui seraient intéressés de connaître Bernard Enginger, qu'ils pourront se reporter sur l'article qui lui est consacré dans Wikipédia-Google.

mardi 16 février 2010

Jeux Olympiques de Cypress Mountains Vancouver

Le charme puissant de la jeunesse, de la beauté et de la volonté des hommes et des femmes sont devant nous, aussi leur modestie dans leur triomphe. Ils nous font partager leur bonheur à travers leurs prouesses. Les descentes des bosses, les sauts vertigineux, la tension du Biathlon, du Combiné nordique, du snow-board etc. nous plongent dans l'admiration devant l'élégance, la puissance et la maîtrise de soi. La technique des cameramen avec leurs mouvements, leurs ralentis où l'on voit suspendus en vol ces athlètes dans leurs combinaisons multicolores a quelque chose de fabuleux, d'antique et de futuriste à la fois. Il faut remercier les Grecs, et leurs dieux de l'Olympe d'avoir créé ces Jeux de la vie. A l'heure où je dépose ce billet, un couple de patineurs chinois a été sacré, Jason Lamy-Chapuis, Vincent Jay ont reçu leur médaille d'or.
Devant la télé,nous sommes aux premières loges pour vibrer à leurs exploits.
Hermès

dimanche 14 février 2010

Chez Laurent Ruquier, Eric Zemmour décrypte BHL, le 13 février 2010

Ce fut un débat passionnant. Laurent Ruquier qui en avait compris l'importance l'a laissé filer.
Il n'en était ni plus ni moins de l'avenir de la France et du monde. Grave débat, terribles enjeux sur un avenir incertain. Celui du mondialisme avec comme porte-drapeau BHL. Libéralisme à tout crin par la mondialisation des esprits, du commerce, de l'argent, de la littérature, de la philosophie, avec les effets qui se dessinent sous nos yeux, le stress, l'effondrement des marchés nationaux, la destruction massive des emplois, le désert rural, l'entassement des banlieues des métropoles... des millions de chômeurs, de pauvres, la création de la classe des Super-riches, un petit monde d'AVATARS vivant sur une une autre planète, celui de la haute finance, de l'irréalité des destins. Et pour se protéger, la constitution de "communautés", linguistiques religieuses, politiques etc. où l'on se retrouve, s'entraide, et se "défend", communautés à la lisière des nations.
Un avenir qui se dessine sous nos yeux, jour après jour.
Hermès.

Merci, Patrick pour votre commentaire. Puis-je ajouter qu'il serait très intéressant que le dialogue entre Eric Zemmour et Bernard-Henry Lévy soit publié sur le web.

vendredi 12 février 2010

Le Cercle des Douze, de Pablo de Santis, Métailié Editions, 271 pages

Roman policier long, lent, détaillé... "Soporifique" !
Hermès

Les Onze, de Pierre Michon, Verdier Editions, p.137

L'auteur a dû s'amuser à se triturer les méninges pour accoucher de ce livre. Le lecteur que je suis s'est embourbé page après page et fut d'un héroïsme méritoire d'avoir pu aller jusqu'au bout de ce pensum qui mélange les styles (déclamatoires,répétitif, alambiqué etc. tout ce qu'on veut). Quant à l'histoire, il s'agit d'un vague tableau (qui n'a jamais existé) sur "Les Onze" du Comité de Salut Public de la Révolution.
Vous me direz : "Mais qu'est-ce qu'on peut s'en f...!"
Et je vous répondrai : "Vous avez bien raison!".
En se cramponnant au bureau pour écrire, je peux ajouter que l'"histoire" commence à la page 75, dans la deuxième partie du bouquin.
Et puis en voici un extrait,page 68 :..."Il découvrait au grand jour le substrat limousin des eaux calmes;que les eaux calmes sont faites avec des Limousins;il découvrait ceux-ci sans grand plaisir-ni déplaisir, d'ailleurs, car à peine les avait-il découverts qu'il décrétait qu'ils n'existaient pas, en tous cas étaient à un tel point des êtres contingents que c'était comme s'ils n'existaient pas: comme n'existent plus les muscles, leurs efforts, leur tension, leur torsion, leurs acrobaties et leur géhenne dans la grande magie de l'acte d'Eros."...
Un livre "inutile", loin de la langue "claire et concise" qu'est le français, loin de Voltaire, Proust ou Breton...