L'analyse de Sébastien Le Fol est excellente. Les romans de Michel Houellebecq représentent bien le stade "ultime" (?)du paragdyme "intello" de Saint-Germain-des-Près. Le monde n'a aucun sens, la vie n'a aucun sens, les rapports humains n'existent pas, c'est la proximité du nihilisme au bord du précipice de la civilisation occidentale, qui tourne autour du "rien" qu'est le cul, la finance, le passé ou le futur. Les romans de Michel Houellebecq sont, et veulent être, la négation du roman, de la littérature, comme "Le chevalier à la triste figure" enterrait la chevalerie du Moyen-Age, ils veulent enterrer l'ensemble de la culture occidentale. Vaste programme, vaste ambition. Michel Houellebecq serait une sorte de Nicolas Gogol du XXI° siècle, agitant les "Âmes mortes" de ce siècle.
Mais il reste un artiste, un artiste mélancolique et romantique. "Spleenneur" à la Baudelaire.
H. Z
jeudi 19 août 2010
lundi 16 août 2010
L'ETE A PAS DE LOUP...
C’est l’été au pas de loup, qui s’avance au petit matin.
Les oisillons étirent leurs ailes.
Ils regardent de leurs yeux étonnés
Le petit monde à l’entour.
De l’eau ! Ils s’approchent, becquettent la surface,
Puis s’installent, étirent leurs ailes,
Barbottent, et se coulent dans la petite
Mangeoire.
-C’est l’été au pas de loup, qui s’avance au petit matin
Avant le grand soleil de midi.
Henry Zaphiratos
Les oisillons étirent leurs ailes.
Ils regardent de leurs yeux étonnés
Le petit monde à l’entour.
De l’eau ! Ils s’approchent, becquettent la surface,
Puis s’installent, étirent leurs ailes,
Barbottent, et se coulent dans la petite
Mangeoire.
-C’est l’été au pas de loup, qui s’avance au petit matin
Avant le grand soleil de midi.
Henry Zaphiratos
samedi 14 août 2010
Merci Beckbecker, de Julien Simonet, à paraître. MMC
Un travail fou ! Détailler des vies croisées de célibataires, de couples en phase de rupture, de cadres en costard-cravate, de rencontres dans des bars, de recherches d'emploi, de travail de vendeuse pour l'une etc. Un travail fou ! Mais tout ceci est désespéré et désespérant car, à part les pleurs sur la perte d'un ami d'enfance, Marc, il n'y a rien, pas d'âme, pas de souffle, rien. Un calme plat, total et tragique. Est-ce-là, la peinture des trentenaires de notre époque ? Des coucheries sans suite, des appétits de réussite professionnelle, des rencontres
"Meetick". Rien ! Un vide sidéral. Des "âmes mortes" ! Une époque de fringues, de bouffes, de marques. Rien ! C'est époustouflant ! Jean Simonet a écrit un bouquin très fort. Il a réussi à mettre le doigt sur la vacuité de nos contemporains, qui se jettent dans des charters pour la "touristica", pour s'oublier dans les aéroports, les lieux à la mode, les boîtes, les ONG etc. Un monde de Zombies. Un roman qui peint des zombies. Axel, lui, a passé des mois, peut-être une année à écrire un roman sur un platane de la Porte de Bagnolet, roman refusé partout, peut-être que ce roman était plus "vivant" que celui que l'on s'efforce de lire pour comprendre sociologiquement les années 2000, en France, et plus particulièrement à Paris. Tragique.
"Meetick". Rien ! Un vide sidéral. Des "âmes mortes" ! Une époque de fringues, de bouffes, de marques. Rien ! C'est époustouflant ! Jean Simonet a écrit un bouquin très fort. Il a réussi à mettre le doigt sur la vacuité de nos contemporains, qui se jettent dans des charters pour la "touristica", pour s'oublier dans les aéroports, les lieux à la mode, les boîtes, les ONG etc. Un monde de Zombies. Un roman qui peint des zombies. Axel, lui, a passé des mois, peut-être une année à écrire un roman sur un platane de la Porte de Bagnolet, roman refusé partout, peut-être que ce roman était plus "vivant" que celui que l'on s'efforce de lire pour comprendre sociologiquement les années 2000, en France, et plus particulièrement à Paris. Tragique.
jeudi 5 août 2010
Les Chevaux de Saint-Marc, Jean Diwo, Flammarion 2000
Les quatre superbes chevaux de bronze doré qui sont dans la Basilique Saint-Marc à Venise, décoraient le grand Hippodrome de Constantinople depuis l'Antiquité, lieu où se déroulaient les fameuses courses de chars, et ont été volés (et sauvés)par les Francs et les Vénitiens qui avaient attaqué par surprise la capitale de l'Empire Greco-romain d'Orient en 1204, lors de la 4° Croisade, pour la piller, afin de (et c'est incroyable) payer les frais de transport des soi-disant croisés vers Jérusalem, à la République de Venise. De cette catastrophe est née la méfiance, l'hostilité même que les chrétiens orthodoxes portent à l'Eglise romaine, qui a soutenu et accepté ce drame, afin d'étendre son autorité sur tout l'Empire Byzantin. Il faudra 60 ans de guerres et de guerillas pour que les peuples de l'empire chassent l'empereur latin de Constantinople et reconstruisent l'Empire. Mais le mal aura été fait, et l'Empire byzantin abandonné par l'Occident (la Guerre de Cent ans a lieu en France) sera submergé par les Ottomans, et Constantinople, la capitale, la seconde Rome, tombera en 1453.
Il faudra la création de l'Europe pour que les plaies se cicatrisent.
Jean Diwo a écrit un mauvais roman sur cette époque. Il n'y a pas eu d'épopée de la chevalerie, mais une sombre et terrible histoire de brigandage, où l'honneur n'avait rien à voir.
Hermès
Il faudra la création de l'Europe pour que les plaies se cicatrisent.
Jean Diwo a écrit un mauvais roman sur cette époque. Il n'y a pas eu d'épopée de la chevalerie, mais une sombre et terrible histoire de brigandage, où l'honneur n'avait rien à voir.
Hermès
mercredi 4 août 2010
A propos de la désillusion d'un voyage en Crête de JP. Kauffamnn, in l'Express de 4 août 2010
Voilà bien raconté les désillusions qui attendent le voyageur devant les ruines de ce qu'il espérait trouver. Napoléon n'est plus à Saint-Hélène, Zeus s'est barré de la Crète, Naples vend de faux Vuitton et accroche ses linges en travers des rues etc. Il vaut mieux marcher comme un rêveur éveillé, voir ce que l'on veut voir, ne pas tomber dans la réalité déprimante. Le Monde a changé, Alexandrie n'est plus Alexandrie, le "France" a disparu des flots,etc. mais c'est vrai, Venise est toujours là, et je la retrouve tous les mardis avec l'inspecteur Brunetti, sur France 3,avec allégresse. Mais voyageur immobile ou en mouvement, le monde est un grand trésor, on y apporte ce qu'on est, ce que l'on rêve.
Hermès
Hermès
lundi 2 août 2010
L'Eté, c'est la fête ! Plage, athlétisme, musique, lecture...
L'été est vraiment là ! Enfin, les 30° du Sud sont remontés vers le Nord. L'esprit et le corps se détendent, vont vers de nouveaux plaisirs. Depuis Mai, avec le Festival de Cannes, le Grand-Prix de Monte-Carlo, Roland-Garros, le Mundial de Foot, Les Chorégies d'Orange, Avignon, nous avons eu de quoi vibrer ou déchanter. Aujourd'hui les championnats d'athlétisme de Barcelone ont focalisé notre attention, et nous avons applaudi aux formidables médailles d'or de Christophe Lemaître, Myriam Soumaré, Véronique Mang, Yohann Diniz, Teddy Tamgho, Renaud Lavillenie... Une relève splendide.
Mais tout était beau sous le soleil de Barcelone. Toute la fine fleur de l'athlétisme européen s'était donnée rendez-vous, et où mieux que dans l'Espagne qui vient de triompher en Formule 1, au tennis, au Mundial de foot ! A cette joie de voir ces spectacles, s'ajoute le plaisir de la plage, des randonnées, de la lecture, comme celle dans ces paillotes-lecture-plage mises à la disposition des baigneurs ou autres, à quelques kilomètres de Montpellier, sur la plage du Petit Travers à Carnon, de la musique des Chorégies d'Orange et des autres festivals, et les feux d'artifice. Le temps d'un été, pour nous donner l'illusion que cela durera toute l'année, tout le temps, ce temps du plaisir partagé.
Et puis, l'Internet se met de la partie avec ces sites dédiés aux auteurs, aux éditeurs. D'un coup de clic chacun peut s'exprimer, livrer son travail, ses réflexions, son oeuvre. Le monde est devenu un grand champ de foire, comme ces villes-marchés du Moyen-Age, où tout le monde se connaissait, s'appréciait ou se haïssait, où les produits et les oeuvres circulaient.
L'été, c'est le temps de la rêverie devant la mer, sous les platanes, les palmiers, dans les grands sous bois hercyniens, le long des fleuves paresseux, dans les déserts. C'est le temps des cerises, des framboises, des abricots, des pêches, des melons. Viendra le temps des figues, des poires, des pommes. Mais cela sera la prolongation de la rêverie. Fermons la porte à l'argent. Soyons riches le temps d'un été. Mon père me disait : "Le soleil brille pour tout le monde".
H.Z.
Mais tout était beau sous le soleil de Barcelone. Toute la fine fleur de l'athlétisme européen s'était donnée rendez-vous, et où mieux que dans l'Espagne qui vient de triompher en Formule 1, au tennis, au Mundial de foot ! A cette joie de voir ces spectacles, s'ajoute le plaisir de la plage, des randonnées, de la lecture, comme celle dans ces paillotes-lecture-plage mises à la disposition des baigneurs ou autres, à quelques kilomètres de Montpellier, sur la plage du Petit Travers à Carnon, de la musique des Chorégies d'Orange et des autres festivals, et les feux d'artifice. Le temps d'un été, pour nous donner l'illusion que cela durera toute l'année, tout le temps, ce temps du plaisir partagé.
Et puis, l'Internet se met de la partie avec ces sites dédiés aux auteurs, aux éditeurs. D'un coup de clic chacun peut s'exprimer, livrer son travail, ses réflexions, son oeuvre. Le monde est devenu un grand champ de foire, comme ces villes-marchés du Moyen-Age, où tout le monde se connaissait, s'appréciait ou se haïssait, où les produits et les oeuvres circulaient.
L'été, c'est le temps de la rêverie devant la mer, sous les platanes, les palmiers, dans les grands sous bois hercyniens, le long des fleuves paresseux, dans les déserts. C'est le temps des cerises, des framboises, des abricots, des pêches, des melons. Viendra le temps des figues, des poires, des pommes. Mais cela sera la prolongation de la rêverie. Fermons la porte à l'argent. Soyons riches le temps d'un été. Mon père me disait : "Le soleil brille pour tout le monde".
H.Z.
dimanche 1 août 2010
Xavier Müller pour son prochain livre "Dans la peau d'un autre"
Se découvrir quelqu'un d'autre, tout en restant soi-même. C'est le thème de ce thriller, d'un style nouveau, dont je viens de parcourir les quelques pages présentées. Max Lance, le héros, cherche à comprendre ce qui lui est arrivé dix ans auparavant lorsqu'il s'est réveillé dans la peau d'un autre. Hypnotiseur, il revient sur les lieux du drame qui l'a fait basculer dans un autre état. Il remonte le fil d'Ariane de ses études sur les neurosciences, à travers un Laboratoire de Neurologie. Tous les instruments du monde d'aujourd'hui vont l'aider dans sa quête.
Un thème fascinant, une écriture fluide, un suspens continu. Ce livre qui devrait être édité obtiendra, je le pense, un franc succès.
Xavier Müller a le talent et la vision d'un excellent "thrillerman".
Henry Zaphiratos
Un thème fascinant, une écriture fluide, un suspens continu. Ce livre qui devrait être édité obtiendra, je le pense, un franc succès.
Xavier Müller a le talent et la vision d'un excellent "thrillerman".
Henry Zaphiratos
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