Paris-Première a remis ce soir au programme "Bienvenue à la capitale" et "Mariage chez les Bodin". Un programme comique exceptionnel par sa qualité, son humour, sa richesse de trouvailles, par le jeu subtile et rustre à la fois des deux comédiens : Vincent Dubois et Christian Fraiscinet, les créateurs, metteurs en scène, et interprètes de leurs personnages de paysans madrés, rigolos, de la mère possessive et qui fout des coups de boule, et du fils complètement taré, hurluberlu entre Bourvil et Tati. Deux pièces-films excellents, marrants, désopilants, foudroyants.
J'ai beaucoup aimé, nous avons beaucoup aimé.
Christian Bodin marié, et sa mère, la redoutable Maria, nous annoncent pour l'an prochain (Avril) un truc qui va être sensationnellement tordant "Le fabuleux destin D'AMELIE au pays des BODIN'S". A ne pas manquer.
Rigolade garantie.
Note : 18/20
Henry Zaphiratos
jeudi 11 novembre 2010
LE MATIN
Soleil rouge du lever
Soleil rouge du coucher
Du tableau de Cyrille.
Face à face dans leur splendeur.
Matin heureux de la vie
Où nous sommes à l’unisson
Avec le monde
La jeunesse et l’envie
Coulent en nous
Portant le plaisir et la joie
Soleil rouge du coucher
Soleil rouge du lever
Face à face dans leur splendeur.
Henry Zaphiratos
Soleil rouge du coucher
Du tableau de Cyrille.
Face à face dans leur splendeur.
Matin heureux de la vie
Où nous sommes à l’unisson
Avec le monde
La jeunesse et l’envie
Coulent en nous
Portant le plaisir et la joie
Soleil rouge du coucher
Soleil rouge du lever
Face à face dans leur splendeur.
Henry Zaphiratos
lundi 8 novembre 2010
Houellebecq et le Goncourt
C'est bien qu'il ait le Goncourt. Il est l'un de ceux, qui ont quelque chose à dire sur le monde dans lequel nous vivons. C'est un témoin brillant. Il a très bien compris la société du spectacle, qui est la nôtre, avec BDB comme pisteur c'était le succès de l'Odéon programmé. Il a aussi raison d'avoir la prétention d'être l'un des grands écrivains d'aujourdh'ui. Il faut être ambitieux, sûr de son talent. Les Goncourt n'ont pas voulu passer à côté d'une oeuvre qui, qu'on l'aime ou non, marque un moment de notre littérature.
Hermès
Hermès
dimanche 7 novembre 2010
Les Déferlantes, roman de Claudie Gallay, Editions du Rouergue - 2008 "Style Medium Classe"
C'est un roman écrit pour la medium classe soumise à un stress permanent. Pas un mot de trop. Un style lisse, des histoires de gens modestes qui s'entrecoupent dans un petit port de pêche, près d'un phare, d'une maison quasi délabrée, d'un restaurant-bar, lieu de rencontre obligé des pêcheurs, des désoeuvrés, le tout battu par des flots le plus souvent déchaînés, à la pointe de la Hague, près de Cherbourg (là où la flotte de Tourville essuya la défaite navale de la Hougue).
La narratrice ornithologue, sortie de l'Université, a pour mission de décompter, et suivre les nichées des oiseaux de cette région de la presqu'île du Cotentin. On apprend qu'elle a quitté le sud de la France pour fuir le souvenir de son amant disparu. Dans ce coin perdu elle croise Lambert, un homme qui revient au pays pour vendre la maison de ses parents et retrouve des souvenirs douloureux. Les histoires se mêlent. Il y a celle que l'on appelle La Mère, une vieille édentée qui a gardé en travers les souvenirs des frasques de son mari, et qui, extrait :"lapait sa soupe comme un animal assoiffé...", la bistrotière, un sculpteur, Raphaël, et Morgane etc. Un petit monde que l'on découvre au fil des pages, un ton bas, taiseux ou peu loquaces, des sentiments enfouis dans des replis sombres, des gens de mer qui surveillent si des navires venaient à couler pour profiter des "épaves", comme celles de ce capitaine anglais Sir John Kepper, etc. L'histoire se déroule dans le fleuve tranquille de la vie, et se termine par l'amour retrouvé près du calme d'une abbaye montagnarde.
Claudie Gallay a choisi d'écrire aussi un ton "bas", presque chuchoté. Et quoique sa narratrice sorte de l'Université, elle lui fait parler "bistrot". Peut-être qu'institutrice, l'auteure a-t-elle douté des capacités littéraires de ses lecteurs. Ainsi tout le bouquin est-il truffé de : "...quoi ? elle a demandé" pour "demande-t-elle", "elle a continué" pour "continue-t-elle", "elle a grincé", ...j'ai dit.",pour "grinça-t-elle... ai-je dit "... il a dit" pour a-t-il dit, "... j'ai dit brusquement.", pour "ai-je dit brusquement" etc. Mais c'est vrai que cela aurait fait trop "écriture à la Balzac" et qu'un certain public que l'auteure et l'éditeur visent, n'aurait pas compris... Parfois l'auteure détaille les situations dans des phrases comme celles de cet extrait: "-On avait le même positionnement à l'école, son coude là et le mien juste à côté", pour "à l'école nous étions assis côte à côte".
Claudie Gallay raconte sur un ton neutre cette histoire de tous les jours. Et elle a eu raison : Le livre a trouvé un lectorat considérable, on dit qu'il s'en est vendu 300.000 exemplaires... Ce qui semble dire que l'auteure dans son langage feutré, "positionné CM2", a fait découvrir un monde d'entrelacs familiaux et sentimentaux à un large public qui était en manque d'histoires provinciales, où les hommes et les femmes sont "à l'ancienne", bien dans leur rôle respectif, où chacun écoute chacun, le coude sur le comptoir.
Note 12/20.
Hermès
La narratrice ornithologue, sortie de l'Université, a pour mission de décompter, et suivre les nichées des oiseaux de cette région de la presqu'île du Cotentin. On apprend qu'elle a quitté le sud de la France pour fuir le souvenir de son amant disparu. Dans ce coin perdu elle croise Lambert, un homme qui revient au pays pour vendre la maison de ses parents et retrouve des souvenirs douloureux. Les histoires se mêlent. Il y a celle que l'on appelle La Mère, une vieille édentée qui a gardé en travers les souvenirs des frasques de son mari, et qui, extrait :"lapait sa soupe comme un animal assoiffé...", la bistrotière, un sculpteur, Raphaël, et Morgane etc. Un petit monde que l'on découvre au fil des pages, un ton bas, taiseux ou peu loquaces, des sentiments enfouis dans des replis sombres, des gens de mer qui surveillent si des navires venaient à couler pour profiter des "épaves", comme celles de ce capitaine anglais Sir John Kepper, etc. L'histoire se déroule dans le fleuve tranquille de la vie, et se termine par l'amour retrouvé près du calme d'une abbaye montagnarde.
Claudie Gallay a choisi d'écrire aussi un ton "bas", presque chuchoté. Et quoique sa narratrice sorte de l'Université, elle lui fait parler "bistrot". Peut-être qu'institutrice, l'auteure a-t-elle douté des capacités littéraires de ses lecteurs. Ainsi tout le bouquin est-il truffé de : "...quoi ? elle a demandé" pour "demande-t-elle", "elle a continué" pour "continue-t-elle", "elle a grincé", ...j'ai dit.",pour "grinça-t-elle... ai-je dit "... il a dit" pour a-t-il dit, "... j'ai dit brusquement.", pour "ai-je dit brusquement" etc. Mais c'est vrai que cela aurait fait trop "écriture à la Balzac" et qu'un certain public que l'auteure et l'éditeur visent, n'aurait pas compris... Parfois l'auteure détaille les situations dans des phrases comme celles de cet extrait: "-On avait le même positionnement à l'école, son coude là et le mien juste à côté", pour "à l'école nous étions assis côte à côte".
Claudie Gallay raconte sur un ton neutre cette histoire de tous les jours. Et elle a eu raison : Le livre a trouvé un lectorat considérable, on dit qu'il s'en est vendu 300.000 exemplaires... Ce qui semble dire que l'auteure dans son langage feutré, "positionné CM2", a fait découvrir un monde d'entrelacs familiaux et sentimentaux à un large public qui était en manque d'histoires provinciales, où les hommes et les femmes sont "à l'ancienne", bien dans leur rôle respectif, où chacun écoute chacun, le coude sur le comptoir.
Note 12/20.
Hermès
jeudi 4 novembre 2010
La Dictature de la petite bourgeoisie, de Renaud Camus, Privat Editions, 2005, 134 pages,19€ . Quoi ? Cette petite Cocotte ?
C'est un livre fort intéressant qui ouvre une perspective sur notre époque et sur notre cadre social et politique. Renaud Camus, qui est un penseur et un philosophe, y parle à bâtons rompus avec Marc du Saune et expose ses idées. La France avec la "dé-culturation" accélérée de sa population : enseignants, magistrats, médias, hommes politiques, financiers, commerçants, industriels, fonctionnaires, etc. est "tenue" dans le carcan d'une "dictature" de la petite-bourgeoisie. Celle-ci, humiliée, dominée, exploitée durant des siècles par l'aristocratie et la haute-bourgeoisie, se venge en "avalant" et "digérant" tout ce qui faisait l'"exceptionnel" durant les siècles passés, c'est-à-dire, le beau, l'étrange, le superfétatoire,l'extraordinaire, la préciosité, le style, le beau langage, le fantastique dans le sublime... pour ramener l'ensemble des cerveaux, de la société, de la France, au moyen, au médiocre, au nul, à la "massification" du "culturel", de la "touristika", au langage populo petit-bourgeois, à l'argot fonctionnaire, enseignant, au jargon pseudo-pyschologico-littéraro-scientifico-philosophique... bref à l'écrasement de la pyramide de la société, à son nivellement par le bas. Plus d'aristocratie ? Plus de haute-bourgeoisie ? Plus de style ? Des diplômes dévalorisés ? Des baccalauréats du niveau de l'ancien Certificat d'Etudes ? Plus de Happy few dans les musées, mais des queues fantastiques pour "dire" j'y étais ? Plus de littérature ? Des bouquins, mais pas de "livre-livre". Plus de Victor Hugo, plus de Mauriac, etc. mais des livres sur les faits du jour, les chanteurs, les pipeuls... Un monde nouveau aseptisé, sans "passé", sans "ancêtres", qui est né du jour, voilà le monde que nous montre Renaud Camus.
Parce que pour lui, c'est le monde petit-bourgeois qui a envahi et tient la société toute entière, par le truchement du gouvernement, des médias, de la "bien-pensance".
On comprend alors pourquoi le cinéma d'Art-Essai n'existe pratiquement plus, pourquoi les émissions phares de littérature passent sur France-Culture entre minuit et 6 heures du matin, pourquoi les films du Ciné-club commencent à une heure du matin, pourquoi il n'y a plus de livres écrits avec un "style" d'auteur, ils sont rejetés systématiquement par les éditeurs, pourquoi Charles Dantzig explique dans la Grande Librairie que la lecture n'éveille aucun "rêve", ou quelque chose d'approchant, pourquoi c'est le nivellement par la dictature des "marques" etc.
Alors le pouvoir pris totalement, après Mai 68, il s'est passé de mains en mains à travers les gouvernements, les administrations, le corps enseignant, les parents d'élèves, les acteurs économiques, culturels etc. jusqu'à nos jours. Le couronnement est l'adoubement de Nicolas Sarkosy par Danielle Gilbert, en 2005, lors de son avènement à la tête de l'UMP, dixit Renaud Camus.
Depuis, pas mal d'eau a coulé sous les ponts de France.
Un livre passionnant.
Mais pourquoi ne pas dire carrément que la "petite-bourgeoisie" du livre n'est autre qu'un certain "petit socialisme" ? Que la vraie "petite-bourgeoisie" d'antan, si mignonne, se donnait des airs de "grande-bourgeoisie", même d'"aristocratie", d"hobereaux campagnards" ? Qu'elle recherchait, le beau, l'exceptionnel, que des centaines d'écrivains, d'artistes, de peintres (les impressionnistes, les cubistes etc., de philosophes (Bergson, Bachelard, etc.) de scientifiques, de politiques etc. sortaient d'elle ? Qu'elle n'était qu'une "petite-cocotte" ridicule à la Feydeau ?
La dictature dont parle Renaud Camus, semble être la "dictature" de ce "petit socialisme rampant" qui a pris la France dans son corset après De Gaulle et Pompidou, avec les ouvertures à droite et à gauche, et qui aspire, à coups de petites piqûres d'épingle, insensibles, à nous anesthésier, et nous conduire vers un monde sans ambition, un monde béat. Ce monde que craignait Tocqueville, Orwell...
Un monde encadré par des adjudants à la mine faussement bonasse.
Un livre à lire.
Henry Zaphiratos
Parce que pour lui, c'est le monde petit-bourgeois qui a envahi et tient la société toute entière, par le truchement du gouvernement, des médias, de la "bien-pensance".
On comprend alors pourquoi le cinéma d'Art-Essai n'existe pratiquement plus, pourquoi les émissions phares de littérature passent sur France-Culture entre minuit et 6 heures du matin, pourquoi les films du Ciné-club commencent à une heure du matin, pourquoi il n'y a plus de livres écrits avec un "style" d'auteur, ils sont rejetés systématiquement par les éditeurs, pourquoi Charles Dantzig explique dans la Grande Librairie que la lecture n'éveille aucun "rêve", ou quelque chose d'approchant, pourquoi c'est le nivellement par la dictature des "marques" etc.
Alors le pouvoir pris totalement, après Mai 68, il s'est passé de mains en mains à travers les gouvernements, les administrations, le corps enseignant, les parents d'élèves, les acteurs économiques, culturels etc. jusqu'à nos jours. Le couronnement est l'adoubement de Nicolas Sarkosy par Danielle Gilbert, en 2005, lors de son avènement à la tête de l'UMP, dixit Renaud Camus.
Depuis, pas mal d'eau a coulé sous les ponts de France.
Un livre passionnant.
Mais pourquoi ne pas dire carrément que la "petite-bourgeoisie" du livre n'est autre qu'un certain "petit socialisme" ? Que la vraie "petite-bourgeoisie" d'antan, si mignonne, se donnait des airs de "grande-bourgeoisie", même d'"aristocratie", d"hobereaux campagnards" ? Qu'elle recherchait, le beau, l'exceptionnel, que des centaines d'écrivains, d'artistes, de peintres (les impressionnistes, les cubistes etc., de philosophes (Bergson, Bachelard, etc.) de scientifiques, de politiques etc. sortaient d'elle ? Qu'elle n'était qu'une "petite-cocotte" ridicule à la Feydeau ?
La dictature dont parle Renaud Camus, semble être la "dictature" de ce "petit socialisme rampant" qui a pris la France dans son corset après De Gaulle et Pompidou, avec les ouvertures à droite et à gauche, et qui aspire, à coups de petites piqûres d'épingle, insensibles, à nous anesthésier, et nous conduire vers un monde sans ambition, un monde béat. Ce monde que craignait Tocqueville, Orwell...
Un monde encadré par des adjudants à la mine faussement bonasse.
Un livre à lire.
Henry Zaphiratos
mardi 2 novembre 2010
AD en colère, LIRE et François Busnel rectifient le tir dans le numéro de novembre de la revue.
AD, un lecteur de LIRE, leur a écrit : (extrait)"Je suis un abonné en colère. Vous sortez encore ce mois-ci(octobre) un numéro spécial sur les USA. Sauf erreur, le dernier du même genre remonte à peine à quelques mois. J'en ai assez de cette américanomanie littéraire qui vous conduit déjà en temps normal à consacrer une bonne part de vos critiques de romans étrangers, à des auteurs américains (ou anglais). Votre fascination pour les productions outre-Atlantiques a quelque chose de benêt et de malsain qui m'irrite profondément..."
Réponse de Lire (extrait): "Merci pour la colère, et qu'importe si elle n'est pas justifiée à 100%..." (lire la suite dans Lire de ce mois, si vous le désirez).
A plusieurs reprises j'avais noté cette tendance fâcheuse de LIRE de n'être que la "vitrine" des grands éditeurs, et particulièrement de celle des romanciers américains. Aujourd'hui François Busnel et LIRE en ont bien pris conscience et c'est tant mieux.
A noter dans cette livraison du mois, une très heureuse étude sur "Epicure" et le bonheur de vivre.
Je reviendrai sur cette maxime socratique : "CONNAIS-TOI, TOI-MEME !"
Henry Zaphiratos
Réponse de Lire (extrait): "Merci pour la colère, et qu'importe si elle n'est pas justifiée à 100%..." (lire la suite dans Lire de ce mois, si vous le désirez).
A plusieurs reprises j'avais noté cette tendance fâcheuse de LIRE de n'être que la "vitrine" des grands éditeurs, et particulièrement de celle des romanciers américains. Aujourd'hui François Busnel et LIRE en ont bien pris conscience et c'est tant mieux.
A noter dans cette livraison du mois, une très heureuse étude sur "Epicure" et le bonheur de vivre.
Je reviendrai sur cette maxime socratique : "CONNAIS-TOI, TOI-MEME !"
Henry Zaphiratos
lundi 1 novembre 2010
Julien Parme, de Florian Zeller, roman, Flammarion, 302p. 17€ - 2006
Voilà un livre-type d'un auteur qui désire à tout prix accéder le plutôt possible au Grand-Prix de l'Académie française, et à celle-ci. D'abord par le titre Julien Parme, stendhalien en diable, Julien évoquant Julien Sorel,Le Rouge et le noir, Parme comme La Chartreuse de Parme, puis le décalque de l'adolescent en fugue de "L'Attrape-coeur" le célèbre roman américain de Salinger, enfin l'ambition du héros de devenir écrivain. Extrait :"Alors qu'à la fin, je voulais devenir écrivain, avec cigares et interviews, et je faisais des rédactions de la mort qui déchiraient tout sur leur passage." Pour ce faire, Florian Zeller a effectué un travail intense : 302 pages ! dans le style dit "djeune". Comme il s'agit des vaticinations d'un adolescent de 14 ans qui tente de fuir sa mère, qui vit avec un homme qu'il déteste, à qui il pique la carte de crédit et tire mille euros à un distributeur de billets, ce qui lui permet de bien vivre sa "fugue" entre son copain Marco, Mathilde, les soirées, les boîtes de nuit, l'Hôtel du quai Voltaire etc. l'écriture voulue est celle d'un jeune d'aujourd'hui entre onomatopées, sms, message dans Facebook, Twitter etc. genre :"un truc incroyable","un putain de nom", "perso","sans déconner", "la déprime"," punitions délirantes" etc.
Au final, comme l'adolescent de Salinger rêvait de la Californie, Julien, lui, à moins que ce ne soit l'auteur, rêve de Rome, de Capri..., et tous deux rentreront en pleurs chez eux.
Il y a un petit distinguo, l'Américain a une petite soeur gentille qui l'aime et le convainc de rentrer à la maison, le Français, lui, a une demi-soeur vacharde qui le cravache et qu'il cravache.
On perçoit à travers le livre des influences cinématographiques :"Les Quatre cents coups" pour la révolte, "Les Nymphettes" pour les balades nocturnes dans Paris, "les Tricheurs" pour les scènes soirées entre copains, la séquence plage de Deauville d'"Un homme et une femme"...etc.
On sent le souffle de l'auteur aux côtés de Julien.
Un décalque pas très heureux d'un roman célèbre, un style "d'jeune" sans rythme de la pensée, sans profondeur, plat.
Note = 8/20
Hermès
Au final, comme l'adolescent de Salinger rêvait de la Californie, Julien, lui, à moins que ce ne soit l'auteur, rêve de Rome, de Capri..., et tous deux rentreront en pleurs chez eux.
Il y a un petit distinguo, l'Américain a une petite soeur gentille qui l'aime et le convainc de rentrer à la maison, le Français, lui, a une demi-soeur vacharde qui le cravache et qu'il cravache.
On perçoit à travers le livre des influences cinématographiques :"Les Quatre cents coups" pour la révolte, "Les Nymphettes" pour les balades nocturnes dans Paris, "les Tricheurs" pour les scènes soirées entre copains, la séquence plage de Deauville d'"Un homme et une femme"...etc.
On sent le souffle de l'auteur aux côtés de Julien.
Un décalque pas très heureux d'un roman célèbre, un style "d'jeune" sans rythme de la pensée, sans profondeur, plat.
Note = 8/20
Hermès
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