jeudi 11 août 2011

Contrôler si on a pas l'APNEE du SOMMEIL (SAS)


"Le Syndrome d’Apnées du Sommeil (SAS) est une maladie respiratoire qui a des conséquences graves sur la santé. A chaque apnée, votre cœur et votre cerveau subissent un stress. Nuit après nuit votre sommeil est perturbé, votre qualité de sommeil est altérée.

QU'EST CE QUE LE SYNDROME D'APNÉES OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL (SAOS)?
Pendant le sommeil, la personne souffrant de SAOS subit un rétrécissement de son pharynx lié à un relâchement musculaire. Cela entraîne une circulation de l'air plus difficile et un ronflement à cause des vibrations de l’air. Si les voies aériennes se ferment complètement, la personne s'arrête temporairement de respirer : elle fait une apnée obstructive.

Un tel événement peut durer 10 secondes ou plus. Il peut être fréquent et se produire jusqu'à plusieurs centaines de fois par nuit. Le sommeil est perturbé sans que le sujet en ait forcément conscience (éveils brefs après chaque apnée)."

Danger pour le coeur.

Voir le Site sur Internet :

Le site a pour vocation de vous faire connaître et reconnaître le Syndrome d’Apnées du Sommeil.

Hermès


mercredi 10 août 2011

Les Français... François I°... Chambord... Fontainebleau... Le Canada...

Stéphane Bern nous a présenté une très belle émission sur François I° (1515-Marignan), et l'émergence de la France moderne, qui se lancera dans quelques décennies plus tard dans les terribles Guerres de Religion.

Ces Guerres de Religion trouvent leur source dans la découverte de l'imprimerie par Gutenberg qui mettra la Bible entre les mains de tous. Cette Bible et surtout l'Ancien Testament avec les récits des étonnantes moeurs bibliques n'étant connue que de quelques clercs pendant tout le Moyen-Âge... seules étaient connues et révérées pendant ces siècles le Nouveau Testament avec son fondement religieux, moral et politique.

Arrive l'éblouissante Renaissance dans l'Italie. La France de Louis XII, puis du premier Valois, François I°, cousin du précédent, et c'est la transformation quasi total de la France.

La France a toujours eu des hommes-charnière, François I° fut l'un de ceux-là. Un homme qui se trouve de plain pied avec cette nouvelle époque, ce nouveau monde de la pensée, de la culture, de l'embellissement, de l'amour etc. Un monde nouveau. Et le roi voit grand, large, immense : Chambord, Fontainebleau, Blois etc. la Loire...
Des chasses grandioses, des réceptions somptueuses et politiques comme le Camp du Drap d'Or pour recevoir son cousin Henry VIII... des créations intellectuelles comme celle du Collège de France(pour concurrencer la Rhétorique de la Sorbonne) qui existe toujours, des hautes protections pour des poètes, des écrivains comme Rabelais, et une sorte de couronnement de son règne : l'Edit de Villers-Cotteret, acte de naissance pour les actes légaux et administratifs du français, comme langue. C'est alors l'apparition des premières règles grammaticales...

Jusqu'à cet édit, seul le latin était la langue officielle, mais Chrestien de Troyes pour "Les Chevaliers de la Table Ronde" en outre, écrivait en français, tout comme François Villon, et bien d'autres etc.

A tout ce lancement de la France dans une nouvelle façon de vivre, François I° joint la découverte et le début du peuplement du Canada par Jacques Cartier (Québec et Acadie futurs).

Même sa capture à Pavie, sa détention à Madrid, sa libération n'entameront son dynamisme, sa volonté de vivre, de côtoyer son peuple, de montrer l'avenir.

Quel plus bel hommage un tel roi pouvait-il rendre à l'homme qui incarna si bien la Renaissance : Léonard de Vinci, en l'appelant "Padre", et en lui donnant un petit-chef d'oeuvre de manoir : Le Clos-Lucé, à deux pas de son château d'Amboise...

Stéphane Bern en a brossé un très beau portrait dans son émission, en s'aidant des oeuvres de grands historiens et des admirateurs du roi comme Jack Lang(pour une fois sobre), et Gonzague Saint-Bris (avec sa fratrie, propriétaires actuels du Clos-Lucé).

C'est pour cette vision d'un monde qu'aujourd'hui les Français attendent...

16/20

Henry Zaphiratos

lundi 8 août 2011

ALBERT CAMUS aurait été tué par le KGB... ? AFP. in Le Figaro du 9 août 2011...

Selon les affirmations d'un universitaire italien, accueillies avec scepticisme par les experts, l'accident de la route dans lequel l'écrivain français Albert Camus a trouvé la mort en 1960, à l'âge de 46 ans, aurait été provoqué par des agents du KGB. Giovanni Catelli, un spécialiste de l'Europe de l'Est, dont la théorie a été exposée dans les colonnes du quotidien italien Il Corriere della Sera, a découvert cette version des faits dans le journal posthume du poète tchèque Jan Zabrana, intitulé "Toute la vie".

Selon Catelli, dans l'édition originale en tchèque de ce journal figure un passage non traduit dans l'édition italienne où Zabrana fait état d'une rencontre avec un Russe proche du KGB et la raconte ainsi: "J'ai entendu une chose très étrange d'un homme qui sait beaucoup de choses, et qui dispose de sources pour les connaître", commence-t-il. "Il affirme que l'accident de la route dans lequel est mort Camus en 1960 a été arrangé par l'espionnage soviétique. Ils ont endommagé un pneu de la voiture(Facel Vega)grâce à un outil qui lors d'une pointe de vitesse a tailladé ou crevé le pneu", poursuit-il.

"L'ordre pour cette action a été donné personnellement par le ministre (soviétique des Affaires étrangères Dmitri) Chepilov, comme 'récompense' pour l'article publié sur "Franc-Tireurs" en mars 1957 dans lequel Camus, à propos des événements en Hongrie, a attaqué ce ministre, le nommant de façon explicite...", ajoute-t-il.

"Cette théorie ne peut pas être vérifiée"

Aussi séduisante soit-elle, cette théorie aux ingrédients dignes d'un James Bond ne convainc pas le philosophe français Michel Onfray, qui doit publier une biographie de l'auteur en janvier. "Je ne ne crois pas cela plausible, le KGB avait les moyens d'en finir autrement avec Albert Camus", a-t-il confié. Surtout, "ce jour là, Camus devait en fait rentrer par le train. Il avait même son billet, et c'est au dernier moment qu'il a décidé de rentrer avec Michel Gallimard (neveu de l'éditeur Gaston). D'ailleurs, la voiture était celle de Gallimard", a-t-il souligné, notant également que la Facel Vegua était une voiture qui "ne tenait pas la route". "Que les Soviétiques aient eu envie d'en finir avec lui (Camus), c'est sûr, mais pas comme ça", a-t-il souligné.

Vojtech Ripka, de l'Institut pour l'étude des régimes totalitaires de Prague, est lui aussi très circonspect: cette théorie "ne peut pas bien sûr être vérifiée (...) Toutes les choses intéressantes que le StB (la police secrète communiste tchèque) a trouvées et que les Soviétiques voulaient sont allées directement là-bas (à Moscou). Les Russes ne vous laisseront pas mettre votre nez la-dedans", a-t-il expliqué.

Le mystère, si mystère il y a, risque donc de planer encore longtemps sur la mort du plus jeune Nobel de l'Histoire (obtenu à 44 ans en 1957). L'écrivain est mort à bord d'une Facel Vega qui roulait à toute allure en direction de Paris. Le véhicule avait fini contre un arbre à 24 km de Sens, mettant fin à la carrière fulgurante de l'auteur de "La peste" et de "La Chute". Ecrivain engagé, il avait protesté contre la répression sanglante des révoltes de Berlin-Est (juin 1953) et contre l'expansionnisme communiste à Budapest (septembre 1956).

(AFP)

Hermès

La Crise en Grèce : Extrait du poème de Constantin Cavafis, in Le Monde du 9 août 2011

Ce que ressentent un bon nombre de Grecs aujourd'hui a été décrit avec une précision prophétique par le plus grand poète grec moderne, Constantin Cavafy (1863-1933), dans un poème intitulé(1928) :

Dans une grande colonie grecque, 200 av. J.-C.(Alexandrie)

"Il est peut-être temps, comme bien des gens le pensent,
De faire venir un Contrôleur pour restructurer l'Etat.
Pourtant l'inconvénient et la difficulté
Avec ces Contrôleurs, c'est qu'ils font
Des histoires à n'en plus finir
Avec n'importe quoi. (...)
Ils s'enquièrent
Du plus infime détail et passent tout au peigne fin
Et aussitôt se mettent en tête des réformes radicales
En réclamant qu'elles soient appliquées sans délai.
En plus ils ont tendance à imposer des sacrifices."

Traduction de Dominique Grandmont, collection Poésie/Gallimard.
Extrait.

Fantômes d'hiver, de Kate Mosse, roman, JC.Lattès Editions, 264p. 2010

Sur une route de l'Ariège dans l'hiver 1928, un jeune anglais perd le contrôle de sa petite décapotable, qui tombe dans un ravin. Il réussit à s'extirper et à atteindre un petit village de montagne perdu, Néans, inventé de toutes pièces par l'auteure, et y rencontre, après quelques péripéties une jeune femme ravissante Fabrissa, est reçu dans l'Ostal(nom pour hôtellerie) où de fantomatiques chevaliers viennent combattre... On a compris, nous sommes dans le monde du quasi surnaturel des âmes errantes. Celles-ci, comme dans la religion viêtnamienne, n'ayant pas de sépulture décente, errent, et de temps en temps se manifestent à des âmes sensibles, comme celle du héros de ce roman : Freddie, un jeune homme qui ne cesse d'être tourmenté par la perte de son frère aîné, mort sur le front des Flandres, lors d'une charge courageuse de son régiment...

Derrière toute cette histoire, le massacre des derniers Cathares au XIV° siècle, après les bûchers de Montségur, les exactions de Simon de Montfort, dans cette Croisade contre les Albigeois menée par la Papauté et le roi de France.

Le roman est bien écrit, parfois un peu traînant en longueur. Les scènes de voiture dans les cols montagneux font penser à celles de "La Conjuration des Anges" qui se passent dans les Cévennes, où des Templiers chevauchent et attaquent une voiture...

Le livre a un certain charme.

Il y a quelques illustrations de Brian Gallagher.

A noter dans les Remerciements à la fin de l'ouvrage, la liste impressionnante des noms depuis l'agent Mark Lucas, les membres de la Société Orion, jusqu'à l'amie Mari Pulley, y compris le mari et les enfants de l'auteure...

Titre anglais "The Winter Ghosts"

Une jolie pensée : Extrait :" Ce sont ceux que nous choisissons d'aimer et ceux qui nous aiment qui font ce que nous sommes." P.250

13/20

Hermès

vendredi 5 août 2011

Première ligne, de Jean-Marie Laclavetine, roman, Gallimard 244p.

C'est un pensum de 244pages insipides. L'auteur, lecteur chez Gallimard, a voulu dauber sur les "écriveurs" dont la passion est d'écrire, et qui inondent les maisons d'édition de leurs "oeuvres". Furieux de jeter au panier des centaines et des centaines de textes, il s'est vengé en "écrivant" ce plat poulet, bourré de tout et de n'importe quoi avec l'"histoire" d'un éditeur en colère (Edition Fulmen), Cyril Cordouan qui finira par être tué par l'un des auteurs refusés, après avoir tenté de dissuader d'autres d'arrêter leur hémorragie d'écriture...
On peut éviter de perdre son fric et son temps à lire ce truc confus, sans humour, tiré à hue et à dia, d'une vulgarité à toute épreuve.
Le livre du mépris.
A noter que ce livre a reçu le "Prix Goncourt des Lycéens" à sa sortie.
Avec ce genre de bouquin on comprend que les jeunes lecteurs préfèrent les BD.


2/20

Hermès

654 nouveaux romans pour l'Automne 2011 annonce Livre-hebdo

Malheureusement l'actualité internationale et nationale est tellement forte en nouvelles tragiques délayées heure par heure, minute par minute que nous n'avons pas le coeur à lire pour nous distraire et chasser ces pesantes pensées de notre cerveau ! Les évènements d'Oslo avec la bombe et la tuerie effroyable, le krach des économies mondiales, l'impuissance des gouvernements, la guerre et l'enlisement en Libye, en Afghanistan, la guerre civile en Syrie, au Yémen, en Somalie, la famine de la Corne de l'Afrique avec plus de 29.000 enfants morts suivant l'USAID...
Et il faut en outre reprendre des forces avant l'hiver, se détendre dans la nature, mer, soleil, montagne, voyages,...amour... Il faut vivre quoi, tout simplement, alors la littérature, les livres, s'ils ne nous accompagnent pas, les oublier c'est mieux pour regarder la vie en face. Surtout, si tout à coup un évènement impromptu et douloureux surgit... Garder toute la poésie de soi...

Hermès