Des BD sur l'Asie et plus particulièrement sur l'Indochine et le génocide Khmer. Des enfants du pays se souviennent et y tirent leurs souvenirs ou imaginent, et toujours avec ce côté vivant, dynamique. On connaissait déjà des récits sur cette période comme LA SALANGANE, de M.T. Haberlay et H. Thano, ici ce sont des BD remarquables :
-L'Année du lièvre de Tran
-Les Oubliés d'Annam de Lax et Giroud (1990)
-Saïgon-Hanoï de Cosey (1992)
-Impasse et rouge par Tardi
-Une si jolie petite guerre -Saïgon... 1961-63 de Marcelino Truong
-Cent mille prières de... 2011-2012 de Louis
-L'Eau et la Terre : Cambodge 1975-1979 de Sera
Hermès
lundi 4 février 2013
dimanche 3 février 2013
Nouveauté : Modernes Catacombes, de Régis Debray, essai littéraire, Gallimard 2012
Un nouvel essai littéraire de Régis Debray. A lire.
Hermès
Hermès
samedi 2 février 2013
La fin du romantisme littéraire homo ? La fin de la guerre des sexes ? "Je t'aime, moi aussi"
Le vote de la nouvelle loi sur le mariage pour tous sonne la fin du romantisme d'une certaine littérature que l'on aimait bien, celle du Gide de Corydon, de Montherlant, de Proust cachant Albertine, de Mauriac et de ses élans secrets, de Cocteau, de Colette, de Victor Margueritte de La Garçonne, de Julien Green, d'Oscar Wilde etc. Cela sonne aussi la fin des illustrations brillantes de livre comme le "Satiricon" de Pétrone... les liaisons devinées ou suggérées comme celle de Drieu et d'Aragon... C'est la fin du "mystère" d'Achille et de Patrocle, la fin de restaurants secrets, de rendez-vous, de fuites, d'excès, de folies...d'un monde... littéraire, et l'avènement d'un monde uniforme et ennuyeux, du monde du "Je t'aime, moi aussi."
Hermès
Hermès
jeudi 31 janvier 2013
Quel temps fait-il à Paris ?
Le joli temps gris donne à Paris ce ton si particulier qui fait que lorsque quelques rayons de soleil font leur apparition, brutalement tout prend un côté joyeux, coloré, vif, mais le gris revient avec les nuages et ce gris est une ouate délicate et mystérieuse dans lequel tout s'estompe un peu plus, le bruit, les lumières. La tête de la Tour Eiffel, les tours de Notre-Dame, qui vont bientôt recevoir de nouvelles cloches, les coupoles des églises, le Sacré-coeur, la Tour Montparnasse, semblent un peu perdues dans le gris du ciel. Mais les rues, les boulevards sont plus silencieux malgré le flot de la circulation. Les gens sont aussi en gris ou en noir dans leurs doudounes d'hiver, ou leur manteau de mouton retourné. certains bravent le froid et en liquette font du jogging, d'autres foncent dans les bars ou le métro ou des magasins. Une bourrasque de temps en temps, on presse le pas, on remonte le col... Les quais de la Rive Gauche vont devenir des jardins, où il y aura de petites guinguettes, en bas du Musée d'Orsay cela évoquera l'époque des "Impressionnistes"... Je peux vous dire que Saint-Germain-des Prés est toujours là avec le Flore et les Deux-Magots, la plus vieille église de Paris est aussi là avec son square et la petite place qui donne sur le rue Bonaparte... On annonce de nouveaux bouquins dont une interview de Marguerite Duras retrouvée et traduite de l'italien par de Ceccaty, Gallimard lance des notations de Bruno Lemaire, l'ancien ministre, sur le Pouvoir, etc. la rue de Rennes prend toujours en enfilade le carrefour et conduit au joyeux quartier de Montparnasse. Je peux aussi vous signaler que toutes les rues du Quartier Latin n'ont pas bougé avec leur charme déambulatoire,, que les bouquinistes sont sur les quais malgré le froid, qu'à côté des livres d'occasion il y a pas mal de pacotille venant de Shanghaï, qu'après le petit pont qui donne sur l'île de la Cité, il y a toujours la queue pour visiter les tours de Notre-Dame, que dans l'église tout est calme, serein, la foule tourne autour de la nef , silencieuse. Dehors quelques bateaux glissent sur la Seine... grise elle aussi... Tout est calme, et attend votre visite...
Voilà ma carte postale de Paris.
Hermès
Voilà ma carte postale de Paris.
Hermès
mercredi 30 janvier 2013
Nouveauté : Abruti de fonctionnaire, de Jérôme Morin... en Auto-Edition. 2011
L'auteur s'amuse à raconter ses aventures de fonctionnaire auprès d'une mairie. En l'occurence la mairie de Pontault-Gombault. Un récit à la Courteline, comme son :"Messieurs les ronds-de-cuir". Un livre qui cause de nombreux ennuis à l'auteur qui croyait que la censure en France n'existait plus depuis la fin du Second Empire...
Hermès
Hermès
samedi 19 janvier 2013
Romans générationnels... Musso, Lévy, Pancol...
Ceux qui captent bien l'air du temps, entre séparation, divorce, famille recomposée, solitude, sexe, recherche du bonheur, de la stabilité, avec un ton contemporain, sont les romanciers qui plaisent au public et font les grands tirages. Par les thèmes c'est le lectorat féminin qui est le plus intéressé par ce genre de littérature du mystère de rencontres qui brisent la solitude, de vies qui commencent, s'entrecroisent, de sortilèges, d'accidents, de voyages à la recherche de soi ou des autres... Des problèmes qui hantent les hommes et les femmes d'aujourd'hui. Les auteurs de ces romans privilégient une lecture aisée, une description précise mais rapide, l'action continue, une psychologie simple de personnages un peu naïfs, mais ouverts à l'avenir, cherchant à le comprendre, avec un fond bon. Les dialogues restent sur plusieurs niveaux, mais gardent la simplicité et le cheminement cursif que le lecteur peu suivre aisément. On peut prendre ou reprendre le roman à une page déterminée sans à-coup, en revenant simplement dans le déroulement de l'histoire. Le lecteur reste à l'aise dans le roman, à l'aise parmi les personnages. Un roman au niveau du lecteur.
Y-a-t-il une recette ? Il y at-t-il un truc ?
Il y a, en plus du talent des auteurs des constantes, celles que j'ai soulignées, les bons sentiments, la compassion, l'avenir meilleur à obtenir etc.
Mais il y a quelque chose en plus, comme si l'auteur prend par la main le lecteur et le conduit pas à pas. Les personnages sont pour eux-mêmes des énigmes. Ne sommes-nous pas pour nous-mêmes des énigmes que nous cherchons chaque jour à découvrir, à comprendre, à adapter à notre environnement, à nos situation ? Or les personnages de ces romans se cherchent... et rencontrent au fur à mesure que se déroule l'histoire l'être, ou les êtres, où les situations qui vont les révêler à eux-mêmes, vont leur faire découvrir des trésors cachés dans leur propre personnalité... Ce sont des romans de la pêche aux trésors humains... A travers les personnages le lecteur se découvre...
Hermès
Y-a-t-il une recette ? Il y at-t-il un truc ?
Il y a, en plus du talent des auteurs des constantes, celles que j'ai soulignées, les bons sentiments, la compassion, l'avenir meilleur à obtenir etc.
Mais il y a quelque chose en plus, comme si l'auteur prend par la main le lecteur et le conduit pas à pas. Les personnages sont pour eux-mêmes des énigmes. Ne sommes-nous pas pour nous-mêmes des énigmes que nous cherchons chaque jour à découvrir, à comprendre, à adapter à notre environnement, à nos situation ? Or les personnages de ces romans se cherchent... et rencontrent au fur à mesure que se déroule l'histoire l'être, ou les êtres, où les situations qui vont les révêler à eux-mêmes, vont leur faire découvrir des trésors cachés dans leur propre personnalité... Ce sont des romans de la pêche aux trésors humains... A travers les personnages le lecteur se découvre...
Hermès
vendredi 18 janvier 2013
Le théâtre de Francis Veber...
Francis Veber est un auteur de théâtre et de cinéma à succès, à grand succès. Sa dernière pièce va être interprétée par l'un des acteurs le plus aimé du public : Gérard Jugnot, toujours dans le rôle du con fini créé par Francis Véber : Pignon. Pignon qui sort de toutes ses pièces et films depuis "L'Emmerdeur" en passant par "Le dîner de con". On peut peut-être tirer quelques réflexions sur ce théâtre/cinéma, et remarquer que le thème général est le "Mépris", le mépris d'une classe sociale de cadres supérieurs pour les inférieurs, les gens plus ou moins handicapés. C'est un théâtre de la dureté, de la puissance. Il n'y a que peu de place pour le sentiment. Le public est ravi de voir à quel point son semblable peut être stupide ou malchanceux.
Sa nouvelle pièce aura le même triomphe que les précédentes, et sera aussi dérangeante. Nous sommes loin de Feydeau, plus près du théâtre de moeurs, d'un théâtre acide de la constation des classes sociales, de leur haine réciproque ! Ce théâtre rappelle furieusement le film de Claude Autant-Lara, celui du "salauds de pauvres !" de "La Traversée de Paris", prononcé par Gabin, et de la diatribe contre les riches, ceux qui sont au-dessus de tout, de Bourvil, quand il découvre que son compagnon d'une nuit est un peintre connu et riche... et non un pauvre diable comme lui. Film tiré d'une nouvelle de Marcel Aymé. Une haine qui a du alimenter la délation pendant l'Occupation..., que l'on doit retrouver à pas mal d'échelons dans une entreprise, surtout si elle est grande... Peut-être plus que la haine, la rage envers celui que l'on considère en "haut", et le mépris hargneux envers celui que l'on considère comme un con d'en bas... D'où ce méprisant : "ces gens-là !" ou " Nous ne sommes pas du même monde" etc.
Henry Zaphiratos
Sa nouvelle pièce aura le même triomphe que les précédentes, et sera aussi dérangeante. Nous sommes loin de Feydeau, plus près du théâtre de moeurs, d'un théâtre acide de la constation des classes sociales, de leur haine réciproque ! Ce théâtre rappelle furieusement le film de Claude Autant-Lara, celui du "salauds de pauvres !" de "La Traversée de Paris", prononcé par Gabin, et de la diatribe contre les riches, ceux qui sont au-dessus de tout, de Bourvil, quand il découvre que son compagnon d'une nuit est un peintre connu et riche... et non un pauvre diable comme lui. Film tiré d'une nouvelle de Marcel Aymé. Une haine qui a du alimenter la délation pendant l'Occupation..., que l'on doit retrouver à pas mal d'échelons dans une entreprise, surtout si elle est grande... Peut-être plus que la haine, la rage envers celui que l'on considère en "haut", et le mépris hargneux envers celui que l'on considère comme un con d'en bas... D'où ce méprisant : "ces gens-là !" ou " Nous ne sommes pas du même monde" etc.
Henry Zaphiratos
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