La lecture des Mémoires de Saint Simon, comme la lecture des Mémoires d'outre-tombe" de Chateaubriand, ou A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, ont ceci de rafraîchissant que l'on se meut dans un autre monde que celui dans lequel on patauge. On se balade entre les ducs, les duchesses, les princes, les toqués, les intrigues des uns et des autres, pas si loin des intrigues de l'Elysée, ou de Matignon, ou de Washington, Londres ou Berlin, Rome aujourd'hui. Mais cela a une autre ampleur, une autre résonance, c'est vraiment de la crème, du plaisir subtil, du grand art d'être, de montrer, de se moquer, ou de rigoler. Pensez donc la scène ou Lauzun grâce à une suivante, se cache sous le lit où Louis XIV fait l'amour avec la Montespan ! la scène où Lauzun la traite de grande pute dans l'oreille, tout en la tenant par les doigts et en traversant la foule des courtisans, en souriant... C'est quand même pas mal... Et bien sûr les scènes du Régent tout puissant il y a un quart d'heure, devant qui toute la foule se presse, et qui trouvé mort sur son fauteuil près de sa "copine" venue de Paris, Mme Falari, est abandonné par la cour, les valets etc. C'est quand même pas mal, et le Roi furieux qu'on lui manque de respect qui jette par la fenêtre sa canne pour ne pas frapper un duc, c'est pas mal... On connaît de Napoléon à Talleyrand " Vous n'êtes que de la merde dans un bas de soie"...
Se balader dans cette galerie, cela repose. Le monde prend une autre dimension, la France y respire large, à plein poumons.
Alors faisons le voyage d'ici à ces livres, puis revenons, et disons clairement qu'il faudrait se hausser un peu du col, ne pas trop rester à patauger dans un marécage avec des mots, des formules de garde-champêtre.
Hermès
vendredi 5 juillet 2013
jeudi 4 juillet 2013
Louis XIV... signera la Révocation de l'Edit de Nantes et fera fuir 300.000 protestants...
"... un roi très ignorant en ces matières, et qui n'avait écouté que les jésuites et les leurs, suprêmement plein de son autorité, et qui s'était laissé persuader que les jansénistes ( et les protestants) en étaient ennemis; qui voulait se sauver (sauver son âme) et qui, ne sachant point la religion, s'était flatté toute sa vie de faire pénitence sur le dos d'autrui et se repaissait de la force sur celui des huguenots (dragonnades) et des jansénistes (Port-Royal), qu'il croyait peu différents et presque également hérétiques; un roi environné de gens aussi ignorants que lui et dans les mêmes préjugés, comme Mme de Maintenon... ou par des courtisans et des valets principaux qui n'en savaient pas davantage, ou qui ne pensaient qu'à leur fortune... M; de Chartres qui avait farci l'épiscopat d'ignorants, de gens inconnus et de bas lieu qui tenaient le pape pour une divinité... parce que toute antiquité leur était inconnue et qu'étant gens de rien, ils ne savaient ce qu'était que l'Etat ; un parlement débellé et tremblant, de longue main accoutumé à la servitude..."
Saint Simon, Mémoires, page 189/190 (folio-classique)
Saint Simon, Mémoires, page 189/190 (folio-classique)
9 POINTS POUR ETRE PLUS HEUREUX...
1 Dormir au minimun 6 HEURES... 7 heures serait bien.
2 Se fixer de nouveaux objectifs...
3 Vivre dans la couleur BLEU : Peinture bleue, La mer, le ciel bleu... Couleur apaisante et mémorisante.
4 Faire de nouvelles expériences : culinaires,cinématographiques... Découvrir un nouvel auteur de roman...
5 Partager son argent, si on en a de trop, en faisant des cadeaux, restos du coeur, aumônes,cela valorise.
6 Avoir quelques bons amis... surtout garder ses amis d'enfance, ou sa famille...Repos de l'esprit.
7 Retarder les bons moments qui s'annoncent... Cela stimule le cerveau..." Comment vais-je me coiffer etc."
8 Rester toujours AMOUREUX.
9 Fuir les cons...
OK
2 Se fixer de nouveaux objectifs...
3 Vivre dans la couleur BLEU : Peinture bleue, La mer, le ciel bleu... Couleur apaisante et mémorisante.
4 Faire de nouvelles expériences : culinaires,cinématographiques... Découvrir un nouvel auteur de roman...
5 Partager son argent, si on en a de trop, en faisant des cadeaux, restos du coeur, aumônes,cela valorise.
6 Avoir quelques bons amis... surtout garder ses amis d'enfance, ou sa famille...Repos de l'esprit.
7 Retarder les bons moments qui s'annoncent... Cela stimule le cerveau..." Comment vais-je me coiffer etc."
8 Rester toujours AMOUREUX.
9 Fuir les cons...
OK
mercredi 3 juillet 2013
Le Prix de Cinq Continents 2013 : Les 10 finalistes
Les dix finalistes de la 12e édition du Prix des cinq continents de la Francophonie, qui récompense chaque année un texte de fiction narratif d'expression française, dont le prix sera remis en Haïti au mois d'octobre, sont :
-39 rue de Berne de Max Lobe (Cameroun
-Anima de Wajdi Mouawad (Liban/Québec)
-Dans l'ombre de la lumière de Claude Pujade Renaud (France)
-Un écrivain, un vrai de Pia Petersen (Danemark/France)
-La fiancée américaine d'Eric Dupont (Québec)
-Ils désertent de Thierry Beinstingel(France)
-Made in Mauritius de Amal Sewtohul (Maurice)
-Retour d'Outre-mer de Julia Pawlowicz (Pologne/Québec)
-Le terroriste noir de Tierno Monenembo (Guinée)
-Sombre dimanche d'Alice Zeniter (France)
A vos lectures !
mardi 2 juillet 2013
QUINZE ANS, roman de Philippe Labro, Gallimard Edit. 296p. 1992
Philippe Labro évoque dans ce "roman" son adolescence dans le XVI° arrondissement de Paris, son lycée, ses copains, la fascination qu'il a pour l'un d'eux, Alexandre, sa soeur Anna. Enfants de la diaspora russe, dont la mère s'est remariée à un riche garagiste parisien, joueur de poker acharné. Il découvre un milieu qu'il ne connaissait pas, mêlé au milieu des enfants bourgeois de ces beaux quartiers des années 1950.
C'est le roman d'une jeunesse tranquille, aux émois tranquilles, aux découvertes du monde de l'art par la musique, les concerts de Wilhem Kempf, la découverte du monde de la presse dont l'hôtel particulier du duc de Morny, au Rond-Point, est celui du Figaro, où P.B. est Pierre Brisson... Un monde tranquille, où les grands à coups du TNP de Jean Vilar au Palais de Chaillot n'arrivent pas.
L'adolescent rêve d'ailleurs... Cela sera l'Amérique... objet d'un livre futur, lorsque l'auteur obtiendra la bourse Zellidja qui lui permettra de découvrir les Campus de "L'Etudiant Etranger".
Une lecture calme dans un univers tranquille.
14/20
Hermès
C'est le roman d'une jeunesse tranquille, aux émois tranquilles, aux découvertes du monde de l'art par la musique, les concerts de Wilhem Kempf, la découverte du monde de la presse dont l'hôtel particulier du duc de Morny, au Rond-Point, est celui du Figaro, où P.B. est Pierre Brisson... Un monde tranquille, où les grands à coups du TNP de Jean Vilar au Palais de Chaillot n'arrivent pas.
L'adolescent rêve d'ailleurs... Cela sera l'Amérique... objet d'un livre futur, lorsque l'auteur obtiendra la bourse Zellidja qui lui permettra de découvrir les Campus de "L'Etudiant Etranger".
Une lecture calme dans un univers tranquille.
14/20
Hermès
Les grandes audiences TV... Bernard Tapie, Gérard Depardieu Jean-Luc Mélanchon, Marine Le Pen...
Ces monstres sacrés on un dénominateur commun : ils crèvent l'écran. Ils sont grandes gueules, prennent toute la place, jouent avec maestria avec leurs sentiments, leurs sensations, et réveillent les public lassé du débit continuel des ressassements des crimes, délits, mauvaises nouvelles etc. Là, avec eux c'est électrique. Ils apparaissent et c'est le branle-bas de combat, ils dévorent l'espace de votre bureau, de votre salon, de votre cuisine, de votre living, enfin tout quoi ! Ils sont là présents, que ce soit dans une fiction ou dans la réalité, ils jouent à merveille, complètement unis à leur rôle, à ce qu'ils veulent faire passer.
Hier soir Bernard Tapie, nouveau Danton, se lançait avec une furie de taureau sacré contre les murs des accusations, des sous-entendus etc. pour se défendre et en cela défendre son immense fortune, défendre ses amis, ses proches, enfin tout ce qui fait sa vie. C'était colossal, puissant comme un ras de marée, un tsunami télévisuel... Sans convaincre, avec l'accent de la conviction, il entraînait dans un spectacle prodigieux, et on se mettait à penser qu'un leader de cette trempe dans un jeu politique aurait pu entraîner les masses. Il lui manquait une vision politique, une ambition puissante, le mépris des biens matériels... On pense alors à un destin hors du commun dans le genre de Bonaparte, entraînant ses troupes sur Arcole ou Rivoli... et faisant un 18 Brumaire ?... Ce n'est pas le cas. Bernard Tapie est intrinsèquement un homme rivé sur sa réussite personnelle, remarquable, malgré tous les aléas, tous les coins inconnus. C'est dommage. La France tenait là une possibilité, mais peut-être qu'une telle énergie aurait pu, si elle n'était pas pure, conduire à un vrai désastre. Les tribuns fascinent, mais aussi font peur.
Hermès
Hier soir Bernard Tapie, nouveau Danton, se lançait avec une furie de taureau sacré contre les murs des accusations, des sous-entendus etc. pour se défendre et en cela défendre son immense fortune, défendre ses amis, ses proches, enfin tout ce qui fait sa vie. C'était colossal, puissant comme un ras de marée, un tsunami télévisuel... Sans convaincre, avec l'accent de la conviction, il entraînait dans un spectacle prodigieux, et on se mettait à penser qu'un leader de cette trempe dans un jeu politique aurait pu entraîner les masses. Il lui manquait une vision politique, une ambition puissante, le mépris des biens matériels... On pense alors à un destin hors du commun dans le genre de Bonaparte, entraînant ses troupes sur Arcole ou Rivoli... et faisant un 18 Brumaire ?... Ce n'est pas le cas. Bernard Tapie est intrinsèquement un homme rivé sur sa réussite personnelle, remarquable, malgré tous les aléas, tous les coins inconnus. C'est dommage. La France tenait là une possibilité, mais peut-être qu'une telle énergie aurait pu, si elle n'était pas pure, conduire à un vrai désastre. Les tribuns fascinent, mais aussi font peur.
Hermès
lundi 1 juillet 2013
Confessions cannibales, roman de Pierre d'Etanges, Flammarion Edit. 234p. 18€.
Un conte philosophique dans le cadre de Mémoires soi-disant retrouvés d'un monde moyenâgeux de famine, de peste, de guerres, de complots, de domination, genre Tolkien intello.
Un travail "kolossale" pour accoucher d'un roman pesant, sans grand intérêt. L'auteur, un gentleman que j'imagine (mais je me trompe sûrement) avec moustache à l'anglaise, verre de whisky, costume rayé, cravate ou noeud papillon, dans un salon style club anglais, doit s'amuser de voir publier ce texte qu'il a mis des semaines, des mois à enfiler en chapitres soignés, dans un style pseudo classique, boursouflé, tarabiscoté, alambiqué, en brin prétentieux condescendant.
Mais n'est pas Voltaire, ni Tolkien qui veut.
Nous avons eu un Botul comme pseudo philosophe encensé par BHL, aujourd'hui nous avons Pierre d'Etanges, mais lui a vraiment, sous un pseudonyme, pondu ces pseudo Mémoires.
"La pointe de mes pieds a oublié la valetaille qu'elle a bottée. Et dans mes yeux qui ont tant vu, sous mes pieds qui ont tant marché, nulle trace ne subsiste des paysages et des routes, des arbres, des rocailles, des soleils qui m'ont tanné et des blessures qui m'ont fait mal... Extrait p.26
"A l'orée de l'aventure que je vais maintenant retracer,s'il me reste assez de temps et si les indigènes s'abstiennent de le troubler, j'avais donc pour balises d'un côté le désir de m'ennoblir en dégorgeant l'ignoble, de l'autre la conviction que j'aboutirais par les plus vils détours au meilleur gouvernement"
Extrait p. 176
Un lourd pensum.
2/20
Hermès
Un travail "kolossale" pour accoucher d'un roman pesant, sans grand intérêt. L'auteur, un gentleman que j'imagine (mais je me trompe sûrement) avec moustache à l'anglaise, verre de whisky, costume rayé, cravate ou noeud papillon, dans un salon style club anglais, doit s'amuser de voir publier ce texte qu'il a mis des semaines, des mois à enfiler en chapitres soignés, dans un style pseudo classique, boursouflé, tarabiscoté, alambiqué, en brin prétentieux condescendant.
Mais n'est pas Voltaire, ni Tolkien qui veut.
Nous avons eu un Botul comme pseudo philosophe encensé par BHL, aujourd'hui nous avons Pierre d'Etanges, mais lui a vraiment, sous un pseudonyme, pondu ces pseudo Mémoires.
"La pointe de mes pieds a oublié la valetaille qu'elle a bottée. Et dans mes yeux qui ont tant vu, sous mes pieds qui ont tant marché, nulle trace ne subsiste des paysages et des routes, des arbres, des rocailles, des soleils qui m'ont tanné et des blessures qui m'ont fait mal... Extrait p.26
"A l'orée de l'aventure que je vais maintenant retracer,s'il me reste assez de temps et si les indigènes s'abstiennent de le troubler, j'avais donc pour balises d'un côté le désir de m'ennoblir en dégorgeant l'ignoble, de l'autre la conviction que j'aboutirais par les plus vils détours au meilleur gouvernement"
Extrait p. 176
Un lourd pensum.
2/20
Hermès
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