mardi 27 octobre 2015

L'intérêt de l'enfant, de Ian McEwan, roman, Gallimard, traduction de France Camus-Pichon, 236p. 21€

Un auteur "pointu" qui va au détail, à la description minutieuse des lieux, des ambiances, des attitudes, afin de bien placer ses personnages. Dans ce roman, c'est l'enfant qui l'intéresse, les enfants, à travers eux, le monde des adultes, les parents, le couple, les couples, les égoïsmes, les ruptures, la souffrance des enfants... Ian McEwan montre tout ceci par le regard, les émotions, les réflexions, les décisions de Fiona Maye, une juge des affaires familiales, confrontée elle-même à une situation délicate psychologiquement, l'effondrement de son couple...
Un roman très bien écrit, bien traduit, qui décrit l'univers de l'enfant ballotté, confronté à la maladie, aux problèmes des adultes... Des vies à protéger...
A lire.
16/20

samedi 24 octobre 2015

Des mots qui tiennent chaud de Irena Kobald & Freya Blackwood BD. LO-edcom.Editions 14€

"Nous sommes venues dans ce pays pour être en sécurité
 Tout y était étrange,
 Les gens étaient étranges..."
Ainsi commence ce petit récit d'une Mademoiselle Roulette qui se retrouve dans un pays nouveau pour fuir la guerre...
Tous les enfants qui ont fui, ou fuient la guerre, les massacres... ont connu, ou connaissent, connaîtront cette rencontre avec les mots... Les mots que l'on lance qu'ils attrapent et qu'ils tentent d'apprivoiser... à travers des rencontres...
Une très jolie histoire de l'enfance à sauver...
Hermès 

mardi 20 octobre 2015

Les écrivains auto-édités...

Suivant Livre-Hebdo, le directeur de Hachette a déclaré à la Foire de Francfort que les écrivains qui s'auto-éditent ont eu leurs textes refusés par les éditeurs.
C'est pour cette raison qu'ils sont à 99% refusés par les libraires.
Ce sont les parias de la littérature. Leurs ouvrages ne rencontrent qu'un lectorat confidentiel, à part des exceptions comme Dostoievski, le premier livre de A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust, auto-édité chez Denoël parce que refusé partout, notamment par Gallimard... etc.
Hermès

lundi 19 octobre 2015

A PROPOS DES MIGRANTS...

Troublé par ces foules d’enfants, femmes, hommes migrants, derrière les barbelés des frontières croates, slovènes, hongroises. Sous la pluie, le froid… Combien d’enfants mourront de ce drame ? Un homme lance au journaliste qui filme : « On nous a dit de venir parce qu’on allait nous donner une maison, et voilà que l’on nous empêche de passer en Allemagne »  Immense responsabilité des dirigeants et des bobos européens qui ont déclaré qu’il fallait accueillir tous ceux qui arrivaient… Tragédie sur tragédie…
A Dresde deux manifestions au bord de l'affrontement, séparées par mille policiers... 
Hermès

Nouveauté : Frères ennemis de Renaud Dély et Henri Vernet - Haine Politique - Calmann-Lévy Edit. 18€

Citations de cris de haine dans la classe politique française : EXTRAITS :

François Hollande, président de la République : "Tous ceux qui sont autour de moi doivent me protéger et non se protéger. Tout ce que je pourrais faire pour eux pourrait se retourner contre eux et à juste titre contre le président."
François Rebsamen, maire PS de Dijon et ancien ministre du Travail, à François Hollande : "Mais, François, t'es malade ? Avec Lebranchu, on va avoir du fumier devant nos permanences dans quinze jours !A son ami, le Président Hollande :" T'es dégueulasse. T'es vraiment un dégueulasse !"
François Rebsamen, encore : "Au fond, Stéphane et moi, François ne peut plus nous voir, il ne nous supporte plus…"
Arnaud Montebourg, ancien ministre PS de l'Économie : "Au fond, toute ma vie, j'ai combattu François Hollande."
Vincent Peillon, ancien ministre PS de l'Éducation nationale : "En fait, déjà pendant la campagne, je ne les supportais plus…"
Les "snipers sarkozystes" à propos de Bruno Le Maire : "On lui a épargné les mines de sel et aujourd'hui il nous crache à la gueule."
Nicolas Sarkozy au sujet de son ancien ministre de Travail Xavier Bertrand : "Mais enfin, qu'est-ce qui lui prend ? Moi qui lui ai donné le parti et de gros ministères ? C'est un médiocre. Sans moi, il ne serait rien."
Jean-François Copé, ancien président de l'UMP : "Si la peine de mort avait existé, s'il avait eu le pouvoir de me mettre à mort dans les quinze jours, le processus aurait pu aboutir."
Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine Le Pen,: "On en est là à cause de ton ego surdimensionné ! - Non, à cause de ta paranoïa !"
Jean-Vincent Placé, sénateur écolo : "Tu devrais en buter un pour l'exemple. Après, les autres ne moufteront plus, crois-moi."
Genre de propos que l'on trouve dans des polars comme Les Tontons Flingueurs...
Hermès

On peut ajouter la phrase du député-marcheur Lassale qui fit le tour de France à pied, et qui rapporte que les "petites gens" qu'il avait rencontrées lui auraient dit : "Vous méritez qu'une chose, vous les politiques, qu'on vous crache à la gueule."
Cité d'un entretien radio par André Blanchard, in Le Reste sans changement, Editions Le Dilettante, page 177.

samedi 17 octobre 2015

Le moment est venu de dire ce que j'ai vu, de Philippe de Villiers, Essai analyse politique -Albin-Michel Edit.

En tête des ventes :
La fantastique analyse-synthèse de ce qui se passe en France. Philippe de Villiers de par sa formation de Sciences Po, ses expériences politiques, son observation, sa culture a la puissance évocatrice d'un Chateaubriand, le coup de colère d'un Clemenceau, l'enthousiasme d'un jeune romantique passionné par son pays. Il a le style net, tranchant, puissant des grands écrivains. Un livre à lire, à méditer. 
H.Z.

Un jeune homme sans importance - Brûle tes vingt-ans ! Extrait du roman

"Je suis entré dans la chambre de la rue Richelieu. Sianne était endormie. J’ai soulevé la légère couverture. Elle était nue. Je me suis agenouillé en tremblant devant ce long corps nacré, magnifique, dans toute sa nudité ; le pubis adorablement soulevé par une petite touffe de poils frisés, le creux du ventre étendu entre les deux légères courbes des hanches comme deux immenses dunes enserrant la chaleur du sable au soleil. J’enfouis mon visage avec d’infinies précautions pour ne pas l’éveiller et remontai mes lèvres jusqu’à sa poitrine aux seins souples nimbés de rose et sa bouche qui souriait… Je me suis dit que j’étais fou de songer à Elise… et pourtant dans la douce fureur qui me prit je ne pouvais dissocier  ce corps de l’autre que j’imaginais plus fort, plus musclé, peut-être plus lourd mais que dans mon délire je mêlais à nos jeux. Parfois dans le regard perdu de Sianne j’avais l’impression qu’elle me devinait, qu’elle lisait ce que j’essayais de voiler, le double bonheur qui m’étreignait.

       Tandis qu’elle continuait sa nuit, je me désenlaçai et sans bruit presque sans lumière j’écrivis pris d’une sorte de vertige :


  Je ne sais quoi tintait dans le chant des oiseaux,
  Un vitrail brisé à coup de pierre ?
  L’éblouissement de la neige a frappé mon regard,
  Le nom de cette mer éclate que j’ai perdu.


Pluie de nacre, de sel,
Les arbres tendaient leur force,
Et les mouettes rasaient l’écume

Alors, Tu naquis !

Ton corps vibrait au moindre frémissement de l’onde,
Tes muscles couraient désespérément contre mon cœur
              Etouffant ses derniers sursauts.
 

Ma main jouait au soleil avec tes doigts
Où luisaient des cascades et des pirogues

 Comme la plaine, la nuit, se répond à elle-même,
 Je contemplais ton étonnement
      
                 Dans mon étonnement
                  Où glissait le silence

  
Encore, encore, ma Douce, ma Bien-aimée
Je t’attendrai au bord du Fleuve
Que vienne notre amour, que nous partions encore !"

Extrait : Un jeune homme sans importance - Brûle tes vingt-ans ! de H.Zaphiratos -