A)
Le premier est un article-conférence du Général Desportes sur la guerre en général et en particulier la guerre en Afghanistan.
B)
Le second, publié dans le Nouvel Observateur du 1° juin 2011, est "une étude qui s’appuie sur une série d’entretiens conduits avec Evelyne Brun, en février et mars 2011, auprès de personnes de milieux populaires ayant voté en 2007 pour Nicolas Sarkozy ou pour Ségolène Royal.
Les résultats de ces entretiens sont mis en perspective avec 120 entretiens qualitatifs réalisés en 2008, 2009 et 2010 sur les attitudes des Français face à la crise. Alain Mergier, directeur de l'institut Wei"
mardi 31 mai 2011
lundi 30 mai 2011
"Mon Oncle" de Jacques Tati, un pur chef-d'oeuvre offert par ARTE
Ce soir Arte nous a offert la rediffusion de MON ONCLE (1958), un film qui ne s'oublie pas et qui respire le souffle de son créateur Jacques Tati. Une oeuvre d'une rare beauté mêlant le monde qui s'achève au monde futuriste dans lequel nous vivons. Un monde construit sur les ruines de l'autre,et créateur de déshumanisation, d'artificielité. Jacques Tati était un grand artiste doublé d'un grand philosophe. Il nous expliquait le monde qui venait, où il n'y avait plus de place pour la civilité, l'attention à l'autre, mais où la machine sans coeur remplaçait l'homme. Chaque scène du film est un message et parle avec la voix de Tati. La bicoque sur le toit d'un vieil immeuble, le balayeur des rues, les joueurs de cartes, les arpenteurs de bistrot, les chiens heureux de leur liberté quand ils l'ont faussée aux hommes, le petit neveux qui s'emm. avec son père plongé dans le modernisme et son usine, sa mère, merveilleuse Adrienne Servantie (la mère dans "Les Nymphettes"), qui joue avec les boutons de sa cuisine robot, la porte du garage... sa voisine, bourgeoise chochotte du XVI°... Tout est pensé, rythmé pour que l'image et la musique-prodigieuse de Claude Bolling- qui reste dans la tête et revient sans cesse, comme celle d'ailleurs de "Jour de fête", Vraiment une oeuvre complète, achevée avec le voile léger qui vient entre nous et l'écran, qui flotte imperceptiblement au zéphyr, à la fin du film. Nous mesurons combien nous avons perdu dans cette transformation du monde qui est passé, progrès et multitudes obligent, de l'ère du Solex à celui des grosses cylindrées, de la bouffe familiale à la bouffe calibrée. de M. Hulot de Jacques Tati à M. Hulot d'Ushuaia, de la simplicité à l'environnement.
On ne peut revenir en arrière, mais on peut garder le regard de Jacques Tati sur son prochain, sur nos amis les bêtes, sur nos maisons, notre habitat, sur une certaine liberté qui meurt chaque jour un peu plus, une certaine courtoisie de gentilhomme.
L'un des plus beaux films du monde, qui laisse Jacques Tati auprès de nous.
Henry Zaphiratos
On ne peut revenir en arrière, mais on peut garder le regard de Jacques Tati sur son prochain, sur nos amis les bêtes, sur nos maisons, notre habitat, sur une certaine liberté qui meurt chaque jour un peu plus, une certaine courtoisie de gentilhomme.
L'un des plus beaux films du monde, qui laisse Jacques Tati auprès de nous.
Henry Zaphiratos
Le Pressentiment, roman de Emmanuel Bove, préface de M. Darrieussecq, 150p. Points/le Castor Astral -2009-
C'est le roman de la décrépitude voulu, accepté par un "bourgeois" fatigué qui veut changer de vie, quitte sa fortune, sa femme, sa famille, le quartier chic, pour aller se "refaire" une vie dans un quartier populaire (à l'époque Vanves), dans un immeuble pauvre. Il y recueille une fillette abandonnée par des parents indignes et criminels, prend des femmes de ménage, se balade dans son quartier, glandouille, se fait agresser par la concierge, les gens du quartier qui le regardent d'un mauvais oeil etc. Un texte voulu terne dont on a fait un film avec Jean-Pierre Darroussin, en 2006. Un bouquin qu'on peut ne pas lire, pour un type (Charles Benesteau, le personnage), que les intellos voudraient qu'il symbolisât la décrépitude "bourgeoise" française, (Peter Handke, Wim Wender).
Emmanuel Bove (1898-1945) a publié ce texte dans un recueil de nouvelles à succès de l'époque : "Les Oeuvres Libres"( une revue qui manque à notre temps) en 1935.
Ce texte transpire un monde au bout du rouleau qui s'écroulera en 1940, et d'où surgira une nouvelle énergie qui fera la Libération et les "Trente glorieuses".
Hermès
Emmanuel Bove (1898-1945) a publié ce texte dans un recueil de nouvelles à succès de l'époque : "Les Oeuvres Libres"( une revue qui manque à notre temps) en 1935.
Ce texte transpire un monde au bout du rouleau qui s'écroulera en 1940, et d'où surgira une nouvelle énergie qui fera la Libération et les "Trente glorieuses".
Hermès
Du RIFFIFI entre Eric Naulleau et Nicolas Bedos chez Laurent Ruquier samedi soir...
Cela volait dans les airs de foudre chez Laurent Ruquier l'autre soir. Nicolas Bedos avait les honneurs du fauteuil de l'émission, et aussi... les inconforts... Zemmour et Naulleau en embuscade attendait le nouvel attaquant au sourire à fossettes, au regard bleu acier, au menton avantageux prêt à décocher ses flèches... Nicolas a retenu la leçon, il faut ironiser, moquer pour se faire un prénom. Comme Guy a construit sa notoriété sur son talent de créateur de sketchs hilarants (avec Sophie Daumier), et d'expressions vachardes, notamment contre les gens de la Droite (dite : "la plus bête du monde", ce qui est faux !), son fils a chaussé ses gros sabots et se propulse, ou a été propulsé, aux lucarnes des médias -radio, télé-. Il a un nom qui sonne fort, à lui à se faire un prénom qui porte. Il le dit : il est heureux lorsqu'on l'appelle "Nicolas" tout court dans la rue. Alors il fait le forcing. On a vu des exemples de ses "pointes" sur Rocard et d'autres... le rire de complaisance était garanti. Quand Naulleau a tenté une petite "analyse", le ton est monté. Nicolas s'y attendait un peu... Naulleau défendait Jérôme Garcin, du "Masque et la Plume" qui avait fait des critiques acerbes des pièces de théâtre de Nicolas Bedos... pas de quoi fouetter un chat, des trucs qui arrivent tous les jours à Paris. Le nombre de pièces éreintées est prodigieux, (le Suréna de Pierre Corneille par la Comédie Française en moderne, mammamia !!!). Mais Nicolas n'aurait pas apprécié, alors Paff ! dans le lard de Garcin, qui ne pouvait pas répondre, s'expliquer...
Naulleau a "flingué", l'autre a répondu qu'il critiquait tout le monde à mauvais escient etc.
Combat sans héroïsme, sur un écran télé, dans une émission qui va se séparer de Naulleau et de Zemmour...
On vous dit qu'il se passe toujours quelque chose à Paris !
Hermès
Naulleau a "flingué", l'autre a répondu qu'il critiquait tout le monde à mauvais escient etc.
Combat sans héroïsme, sur un écran télé, dans une émission qui va se séparer de Naulleau et de Zemmour...
On vous dit qu'il se passe toujours quelque chose à Paris !
Hermès
La Vie de Milley B. - roman - (Extrait 2) de Henry Zaphiratos
..."Elise m'a téléphoné ce matin, comme je lui faisais remarquer que nous ne nous étions pas parlés depuis deux jours, elle a eu une exclamation : « Ce n’est pas possible ! » Comme elle joue bien la comédie !
Elvis à la radio : « Tender…Sweet »
Je suis allé me détendre au tennis. J’ai mal joué. Maurice m’a engueulé. « Tu fous pas mal de balles au filet »… Je pense trop à Elise. « On reprend demain ? » … « O.K. ». J’ai préféré arrêter.
Elle part à Londres pour trois mois pour un stage à la National Gallery, pour le Cabinet Lemont-Dumer. Je ne peux pas l’y suivre à cause de mes cours. Vais-je l’oublier ? Impossible ! Je voudrais qu’elle m’aimât, que toutes ces paroles à cause de sa mère, de son milieu, ne nous séparent pas ! J’ai vu ses cheveux dénoués, je crois en avoir volé la plus belle part avec ce coup d’œil comme dit Kiergekaard : « Un fleuve amoureux d’une jeune fille l’enroula pour la garder à jamais ». Mon regard l’enroula et l’a gardée à jamais.
Je me souviens. Je désirais que son corps fût frêle et que ses cheveux coulent sur elle comme l’ombre d’un platane en plein midi.
…Elle a mes dix-huit ans ! Je brûle, mais mon désir fou se tourne vers Sianne. Est-ce possible d’être ainsi entre deux amours ? Je glisse où la passion m’emporte. Vers Elise toute en souplesse, élégance, toute en retenue bourgeoise ; à l’ombre d’une vie toute tracée, balisée, et peut-être avec…l’ennui, et vers Sianne…"...
H.Z. - Extrait-
Elvis à la radio : « Tender…Sweet »
Je suis allé me détendre au tennis. J’ai mal joué. Maurice m’a engueulé. « Tu fous pas mal de balles au filet »… Je pense trop à Elise. « On reprend demain ? » … « O.K. ». J’ai préféré arrêter.
Elle part à Londres pour trois mois pour un stage à la National Gallery, pour le Cabinet Lemont-Dumer. Je ne peux pas l’y suivre à cause de mes cours. Vais-je l’oublier ? Impossible ! Je voudrais qu’elle m’aimât, que toutes ces paroles à cause de sa mère, de son milieu, ne nous séparent pas ! J’ai vu ses cheveux dénoués, je crois en avoir volé la plus belle part avec ce coup d’œil comme dit Kiergekaard : « Un fleuve amoureux d’une jeune fille l’enroula pour la garder à jamais ». Mon regard l’enroula et l’a gardée à jamais.
Je me souviens. Je désirais que son corps fût frêle et que ses cheveux coulent sur elle comme l’ombre d’un platane en plein midi.
…Elle a mes dix-huit ans ! Je brûle, mais mon désir fou se tourne vers Sianne. Est-ce possible d’être ainsi entre deux amours ? Je glisse où la passion m’emporte. Vers Elise toute en souplesse, élégance, toute en retenue bourgeoise ; à l’ombre d’une vie toute tracée, balisée, et peut-être avec…l’ennui, et vers Sianne…"...
H.Z. - Extrait-
dimanche 29 mai 2011
LES HYPOCRITES... DON JUAN...
"...l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d'homme de bien est meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages. C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée; et quoiqu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle... On lie, à force de grimaces; une société étroite avec tous les gens du parti. Qui en choque un, se les jette tous sur les bras; et ceux que l'on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés; ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres; ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers et appuient aveuglément les singes de leurs actions... Enfin c'est le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai. Je m'érigerai en censeurs des actions des autres, je jugerai mal de tout le monde, et n'aurai bonne opinion que de moi..."
Molière -Dom Juan- extrait Scène II acte V
Molière -Dom Juan- extrait Scène II acte V
samedi 28 mai 2011
GUERRE ENTRE LE LIVRE BROCHE ET les E-BOOKS...
Dans son courrier des lecteurs, la revue "LIRE" publie une lettre de Mme.Claude D. très intéressante. Dans celle-ci Mme. Claude D. donne son âge 75ans, et souhaite que l'on spécifie dans les critiques si les livres en question sont ou non en format e-book, car elle n'arrive plus, vu ses problèmes de santé, et son confort, à lire les gros livres, et les livres en petits caractères, et qu'elle préfère les lire, s'ils existent en ce format, sur le e-book.
Ainsi se pose pour les auteurs et les éditeurs le problème de l'"épaisseur" et du "poids" des livres, s'ils veulent exister dans l'avenir en format "papier"... face à l'offensive des e-books.
Les livres de 200 à 300 pages, en caractères lisibles sont d'ores et déjà mieux placés pour ce lectorat, que les gros et lourds bouquins...
Problème pour les "bestsellers". Ils sont pour la plupart épais et lourds, avec une belle couverture... Vont-ils se diriger vers le format e-book ?
Ce sera une question de survie pour l'industrie du livre.
Hermès
Ainsi se pose pour les auteurs et les éditeurs le problème de l'"épaisseur" et du "poids" des livres, s'ils veulent exister dans l'avenir en format "papier"... face à l'offensive des e-books.
Les livres de 200 à 300 pages, en caractères lisibles sont d'ores et déjà mieux placés pour ce lectorat, que les gros et lourds bouquins...
Problème pour les "bestsellers". Ils sont pour la plupart épais et lourds, avec une belle couverture... Vont-ils se diriger vers le format e-book ?
Ce sera une question de survie pour l'industrie du livre.
Hermès
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