jeudi 26 janvier 2012

"Dieu,ma mère et moi" de F.O.G. Franz-Olivier Giesbert, Gallimard 188p. 2012, 16,90

Présentation de F.O.G. "Je n'ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m'avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m'accompagne tout le temps. Même quand je dors. C'est ma mère qui m'a inoculé Dieu. Une caricature de sainte mystique qu'un rien exaltait, des pivoines en fleur aussi bien qu'une crotte de son dernier-né, au fond du pot. Je suis sûr qu'elle avait de l'eau bénite en guise de liquide amniotique. Elle exsudait la foi." ........................................................................................ Un livre mieux écrit que les autres bouquins de F.O.G. Une sincérité pas trop sincère, mâtinée d'une fausse légèreté, pour ne pas paraître "bigot", pour être "in" et faire "jeune"... style " Voyez, moi je crois... mais pas comme un "mouton". Pas mal. 14/20 Hermès

A propos du "VOYAGE DES COMEDIENS" de Théo Angelopoulos...

Merci pour vos commentaires. Théo restera parmi nous avec surtout cette oeuvre. Dans "Le Voyage des comédiens" la troupe d'acteurs qui va de ville en ville, de village en village à travers une Grèce d'hiver, la froidure, les difficultés, véhicule l'histoire de la Grèce contemporaine avec le début de la guerre civile après l'occupation allemande, le rôle des grandes puissances comme l'Angleterre qui s'est opposée avec Churchill aux communistes staliniens de Marcos, de la défaite de ceux-ci et leur retraite en Yougoslavie-Bulgarie. Il décrit sobrement le drame de 1921 lorsque les Grecs ont dû abandonner l'Asie Mineure, leur abandon par leurs Alliés Français-Anglais lors des massacres de Smyrne etc. C'est un très grand film, profond, riche et puissant. C'est ce film qui révêlera Théo Angelopoulos. Il a été produit par l'armateur grec Papalios. Distribué, comme le l'ai écrit, par moi-même dans tous les circuits d'Art-Essai, avec un profond plaisir. Après, ce film présenté "hors festival" sur le "Marché du Film" de Cannes, a été récompensé par le prix de la Presse internationale : le FIPRESCI. C'est APRES CE FILM que la carrière de Théo s'est enclenchée. Toutes les subventions internationales l'ont couvert et l'ont permis de faire ses films, et conduit à la Palme d'Or. Pour ma part aucun de ses films n'a été à la hauteur de la beauté et des ambitions de son oeuvre "Le Voyage des Comédiens". On dirait qu'il était fait pour ce film, cette oeuvre qui révélait une Grèce courageuse qui résista aux fascistes de Mussolini et les battit sur le front de l'Albanie, et fut étranglée et meurtrie par les bottes nazies, mais a tenu. Voilà, je crois, ce que voulait dire Théo..................................................................................... Baldab - 26/01/2012 12:45:16 @lecturepourtous : j'ai vu Le voyage des comédiens au Saint-André-des-arts, en 1992, je crois ! un souvenir inoubliable! un de mes films préférés. J'avais adoré avant, L'apiculteur, Paysage dans le brouillard, et Le Pas suspendu de la cigogne, mais Le voyage des comédiens, c'etait le plus beau de tous ! A la première projection, le film avait cassé au bout de 3 heures, et on avait été remboursé ! On etait revenu le lendemain, éperdu d'admirations, pour ce film, difficile, exigeant, et magnifique. J'ai de la peine pour Théo Angelopoulos, qui faisait partie de mon Panthéon personnel. La beauté de son cinéma reste essentielle, pour moi. Si je devais retenir une seule chose, c'est cette femme, dans le voyage des comédiens, cette façon qu'elle a de dire: Eleftheria, Eleftheria ...(Liberté-Liberté) merci à vous, ne nous avoir aidé à connaitre un tel film, et l'homme que l'on devine, derrière une oeuvre si belle et exigeante............................................................................ Henry Zaphiratos a raison: le meilleur film d'Angelopoulos est bel et bien "Le Voyage des Comédiens, que j'ai découvert au cours de mes études à Paris. Si ma mémoire est bonne, il y a une séquence d'images qui illustre le fait, comme le souiigne Thomas Baurez, que l'horreur est toujours hors-champ chez Angelopoulos: on voit un homme qui distribue des tracts, puis une voiture qui arrive avec des gens armés et finalement des tracts qui flottent dans un ruisseau. Toute la violence de la dictature des Colonels -- où sont-ils aujourd'hui? -- est contenue dans ces trois images. Indur

mardi 24 janvier 2012

Tristesse, disparition de mon ami Théo Angelopoulos...

"Le réalisateur grec Theo Angelopoulos est décédé mardi soir à l'âge de 76 ans, d'une hémorragie cérébrale dans un hôpital près du Pirée. Angelopoulos avait été transféré à l'hôpital en fin d'après-midi, après avoir été grièvement blessé par un motard alors qu'il était en train de traverser une rue, près de la banlieue de Kératsini, selon la télévision publique NET. Il a succombé à ses blessures quatre heures plus tard. Il souffrait de graves blessures crâno-encéphaliques ainsi que de plusieurs fractures, selon les premières informations de source hospitalière. Lors de l'accident, il était en train de tourner son dernier film, "L'autre mer". Figure emblématique du "Nouveau cinéma" grec à partir des années 1970 et lauréat de la Palme d'or de Cannes en 1998 pour son film "L'Eternité et un jour", Angelopoulos a réalisé une quinzaine de films, retraçant pour la plupart l'histoire et la société de la Grèce contemporaine, et caractérisés par de longs et silencieux plans sur fond de paysages de son pays." Un ami... C'est hier que j'ai appris la nouvelle. J'ai découvert Théo une nuit, au Festival de Cannes, dans son chef-d'oeuvre "Le Voyage des Comédiens" qui était présenté dans une petite salle de la rue d'Antibes, le Star. La projection s'est terminée à 4h. du matin, à 10h. je le cherchais dans son petit hôtel, nous avons sympathisé, et j'ai distribué son film en France, je l' ai "sorti" à Paris, dans la petite salle de notre ami Roger Diamantis, le Saint-André-des-Arts... Le film qui a eu le FIPRESCI, le Prix de la Presse internationale, a révélé un grand réalisateur, celui des longs plans séquences dans le genre de ceux de Sacha Guitry. Le destin a frappé, il a été terrassé dans un accident alors qu'il tournait un film. Un cinéaste profond, cherchant dans l'amplitude des plans quelque éternité. Mon ami, Théo. Henry Zaphiratos

lundi 23 janvier 2012

L'ANNEE DU DRAGON ! l'Année des Présidentielles ! Aujourd'hui le Nouvel An chinois et vietnamien...

Les chiffres cités comme bénéfiques pour les natifs du Dragon(cycle de 12 ans) par les horoscopes chinois : 3.4.5.6.15.17.21.34.35.45..................................................................................... LES PRESIDENTIELLES : Des élections capitales dans la vie d'un peuple. Un homme à qui l'ont confie la paix ou la guerre, l'arme atomique, la stratégie économique, des pouvoirs considérables dans un pays où règne l'esprit "monarchique", où des courtisans se pressent pour demander des postes, parmi les deux ou trois mille qui dépendent du pouvoir politique, des postes éminents, rémunérés au-delà de toute espérance, où la flagornerie, l'échine courbée, l'hypocrisie, les coups fourrés sont de mise, où l'on cherche à devancer les désirs du "prince"... .... Aussi l'importance du vote pour cinq années de pouvoir, de pouvoir vous "soumettre" par des contrôles tatillons, des réductions de liberté etc............. D'où l'importance capitale des élections........ ........................................................................................ A propos de la crédibilité des hommes politiques (attention que le Dragon ne tourne pas les têtes !) un "lapsus" ou une "invention" involontaire que rapporte LE PARISIEN-AUJOURD'HUI, d'Hervé Morin l'ex-ministre de la Défense, à Nice, lors d'un meeting dimanche 22 janvier, propos diffusés en BUZZ sur le NET : le président du Nouveau Centre, candidat, a eu une sortie pour le moins cocasse lors d'un discours. Lancé sur le sujet de la présence militaire en Afghanistan, l'ex-ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy sort soudain : «Moi qui ai vu en Normandie le Débarquement des Alliés, nous avons vécu des épreuves drôlement plus difficiles que celles que nous avons à vivre aujourd'hui...». Or Hervé Morin a oublié qu'il était né en 1961, soit 17 ans après le Débarquement de 1944... Hermès

A propos des auteurs qui vendent un MAX, comme Guillaume Musso, Marc Lévy... Le Vigan etc.

Ils parlent à notre époque, aux couples qui se rencontrent et se désagrègent, aux femmes seules après que les enfants soient partis, le mari évaporé, aux hommes déboussolés par leur travail, la fin de leur pouvoir masculin, les voyages, le rêve américain comme Jean Dujardin, les grands espaces, le monde entrevu de l'au-delà, les souvenirs, les fantômes, ils parlent simplement et ont un grand sens du léger, du facile, de l'aisé dans l'écriture, les dialogues, ils sont très près des gens, des femmes, des hommes qui voyagent, des livres qui font penser, tout simple, tout bête, et profond, comme dans leur temps Delly, Paul Bourget, Gyp, Prévost etc. C'est une littérature qui exprime ce temps où nous sommes.... Hermès

dimanche 22 janvier 2012

Histoire... A propos du recueil "Commémorations"...

Un historien dénonce une censure Par Sébastien Le Fol le 22 janvier 2012 IN LE FIGARO "C’est un recueil officiel rédigé par des universitaires et diffusé par le ministère de la Culture qui suscite à nouveau la polémique. Son titre : Commémorations nationales (avant, il s’intitulait Célébrations nationales). Y sont recensés une centaine d’anniversaires que la République entend commémorer. Le vingt-sixième volume de la collection évoque ainsi Le Bain turc d’Ingres (1862), la sortie de Jules et Jim de François Truffaut (janvier 62), la mort de l’écrivain Roger Nimier (28 septembre 1962) ou encore l’ouverture de la première école vétérinaire du monde à Lyon (10 janvier 1762). Autant d’événements qui ne suscitent pas d’empoignades. Après l'affaire Louis-Ferdinand Céline en 2011, c'est un petit texte non signé (contrairement aux autres) publié page 56 et consacré à la fin de la guerre d’Algérie, qui provoque une controverse. L’affaire a été révélée par Pierre Assouline sur son blog La République des livres. Fin 2010, l’historien Guy Pervillé, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse/Le Mirail, connu pour ses travaux de recherche sur la colonisation et la décolonisation de l’Algérie, a été contacté par le directeur chargé des Archives de France, « afin de rédiger un article, le plus objectif possible, sur la fin de la guerre d’Algérie dans la publication annuelle du Ministère de la culture ». Sur son site, Guy Pervillé raconte : « J’ai envoyé cet article à la date prévue, et accepté quelques corrections mineures, avant d’envoyer mon texte définitif le 17 juin 2011. Puis j’ai appris, un peu avant Noël, que mon texte avait été amputé des quatre cinquièmes sans que je sois consulté, et qu’il paraîtrait sans ma signature ». En effet, la notule publiée dans le guide des commémorations nationales n’a plus grand chose à voir avec le texte d’origine, que l’on peut lire sur le site de Guy Pervillé. Comme le remarque Pierre Assouline, « ont sauté notamment les évocations du rôle de l’OAS, des enlèvements des Français, des massacres de harkis et de leur abandon…Le nom même du général De Gaulle n’y est plus, un exploit ! » dénonçant un acte de censure, Guy Pervillé regrette que l’ont ait gâché « une très bonne occasion de tenir un langage de vérité sur un sujet encore douloureux, un demi-siècle après les faits ». Les responsables du guide n’ont pas encore réagi à ses accusations. Il sera intéressant de connaître leur version, ainsi que l’avis du Haut comité d’historiens chargé de suivre les commémorations. L’anniversaire de l’indépendance algérienne doit donner lieu à nombreuses manifestations cette année, notamment des expositions et des publications." Sébastien Le Fol

vendredi 20 janvier 2012

Eric-Emmanuel Schmitt a acheté le théâtre "RIVE-GAUCHE" à Paris

L'écrivain et dramaturge a acheté le théâtre Rive Gauche, à Paris 14° arr. Situé au 6 rue de la Gaîté, dans le quartier Montparnasse, le Rive Gauche, est un ancien cabaret puis cinéma transformé en théâtre privé. Salle de 400 places, ce théâtre s'est spécialisé depuis sa création de pièces diverses, partant du petit boulevard à des pièces plus relevées. Il se trouve près des théâtres Montparnasse et Petit-Montparnasse. Eric-Emmanuel Schmitt est l'auteur d'une pièce remarquable "Le Visiteur" (1993), puis d'autres comme dialogue entre Freud et Dieu, Variations énigmatiques (1996), pièce jouée par Alain Delon, Le Libertin (1997), qui évoque une journée de Denis Diderot et le Cycle de l'invisible, trois contes sur l'enfance et la spiritualité: Milarepa (1997), Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001) et Oscar et la dame rose (2002).Ce théâtre lui donnera l'indépendance et la possibilité de présenter ou de mettre en scène des pièces intéressantes, et de faire découvrir de nouveaux auteurs. Hermès