jeudi 5 janvier 2023

BEYROUTH-SUR-SEINE de Sabyl Ghoussoub, chronique, Editions Stock, 310 pages

BEYROUTH/SEINE,c'est PARIS, la capitale de l'intelligenzia du Liban et plus généralement du Moyen-Orient. Capitale aussi des soubresauts des drames politiques qui déchirent les Libanais, les peuples du Moyen-Orient. Du creuset de sa cellule familiale à travers une documentation précise des faits et des dates, il balaie les cinquante dernières années de guerres, d'attentats tant au Liban qu'à Paris. Le tout vécu par un père adoré, une mère aimée, des frères et soeurs... déchirés, déracinés entre le Liban et Paris. Le tragique est masqué par la chaleur méditerranéenne et le dynamisme d'une tragi-comédie à l'italienne. Ce livre a reçu le Prix Goncourt des Lycéens 2021 Hermès

jeudi 24 novembre 2022

A PROPOS DE LA LANGUE FRANCAISE Le "français" est une langue qui se respire, évolue, imprègne la conscience, le sang, la vitalité profonde et extrême de ceux qui la vivent, l'embrassent, une langue d'une richesse incomparable par la douceur des mots, de la prononciation, la musicalité légère, ondulée, "aristocratique". L'écrire est un enchantement tant elle épouse la pensée, la met au net, l'exprime avec "vérité", sincérité. prenez n'importe quel texte, il est clair, limpide, musical. C'est une langue de l'enfance et de la plénitude, de la gravité et de l'enthousiasme. Une langue que l'on a plaisir à entendre car elle porte en elle le chant profond de l'humanité. Elle est le produit mystérieux de l'évolution d'une façon d'être, de vivre, de raconter, de percevoir le monde, les gens, les paysages, la "construction" de l'espace de vie, elle est intrinsèquement liée à l'architecture, au "style" de vie, à la façon d'être. C'est une oeuvre d'Art que les apports, les siècles ont façonné, et dont la pensée, l'expression, la littérature ont amplifié, développé magnifié. Henry T. Zaphiratos

lundi 7 novembre 2022

LE MAGE DU KREMLIN de Giuliano Da Empoli - Roman-Vrai, Gallimard - 20€ - 280p.

Une oeuvre magistrale ! Le livre que l'on n'attendait pas et qui tombe du ciel. Giuliano Da Empoli, écrivain et journaliste d'une grande culture nous livre un roman-vrai loin des auto-fictions habituels sur les drames de l'enfance, l'adolescence ou autres. Non il s'agit ici de la Russie, de la Russie vue par le Marquis de Custines, de la Sainte Russie, celle qui est née à Kiev, et que tout Russe porte dans son coeur, dans sa chair, dans son sang. Du XIXème siècle au siècle présent, d'Yvan-le-Terrible à Poutine à travers Nicolas II,Lénince, Staline, le KGB, les Oligarques, la CIA, l'OTAN, Pacte de Varsovie, les rencontres avec Angela Merkel, Clinton etc. tout est passé en revue à travers le prisme d'un romancier de grand talent, à travers un personnage sorti des siècles et du siècle, dans des tableaux éblouissants de fraîcheur, de vivacité, de profondeur, un roman-vrai de la vie de tous les jours à travers la vie des drames politiques des empires qui s'entre-choquent, s'observent, se comparent, tentent de placer des pions ou d'en déplacer, avec un Labrador au milieu, un gentil Labrador qui s'appelle Koni... L'Académie française lui a donné son GRAND PRIX et c'est très très bien. Giuliano Da Empoli est un très grand écrivain au style vivant, enlevé, parfait. A lire absolument dans les Chancelleries, dans les Gouvernements et chez soi ! Hermès

dimanche 28 août 2022

Trouver Refuge de ONO-DIT-BIOT, Roman - Gallimard - 416 pages 20€

"Tout est allé très vite : d’abord des gestes d’intimidation, puis des menaces directes. Un soir, Sacha et Mina décident de fuir la France avec leur petite fille Irène. Ils laissent derrière eux un pays qui a plongé dans lenationalisme, l’ignorance et l’intolérance, dirigé par un nouveau président qui a lancé des hommes après eux. Quel secret explosif veut-il protéger ? Pour se mettre à l’abri, ils ont le projet insensé de rejoindre le mont Athos, sanctuaire érigé de monastères fortifiés où l’on vit encore selon les règles byzantines...." Texte de la 4ème de couverture du livre. La France serait tombée sous la dictature d'une Droite extrèmiste avec comme Président "PAPA", allusion à "PAPA-DOC" (Duvalier) le dictateur d'HAîti des années 60/80... Mina, professeure d'Université est attaquée pour ses cours sontre l'intolérance, pour la liberté...La vie est devenue irrespirable et dangereuse à Paris, le couple portant un "terrible "secret" est contraint de fuir... au Mont-Athos, sanctuaire chrétien paradisiaque entre Ciel et Mer... L'auteur a voulu se saisir d'un thème politique qu'il pense brûlant, mais en réalité archaïque et banal et son style laisse à désirer. Ecriture poussive. HERMES

mercredi 8 juin 2022

"GUERRE" de Louis Ferdinand CELINE, GALLIMARD 184p. 19€

Terminé "Guerre", le livre retrouvé de L. F. Céline, 75 ans après sa disparition de l’appartement de celui-ci en 1944, à la Libération lorsqu’il a fui en Allemagne à Sigmaringen avec Pétain et des membres du gouvernement de Vichy, épisode qu’il racontera plus tard dans « D’un château l’autre ». "Guerre" écrit dans les années 1930 est une autofiction, comme on dit aujourd’hui, romancée, où Céline raconte son premier contact terrible, à 20ans, avec la guerre, le traumatisme crânien, la blessure au bras, l’errance parmi ses camarades gisant morts, son errance, sa rencontre avec un soldat anglais, la souffrance brutale, le vertige entre une vie suspendue aux bruits incessants qu’il entend nuit et jour, dus aux acouphènes provoqués par le choc de sa tête contre un arbre lors de l’explosion d'une bombe, vertige de vivre dans l’enfer des blessés, des mourants dans une ville de tourniquet pour les troupes, les états-majors, bombardée à quelques kilomètres du front. 18 ans en 1912, il devance l’Appel et s’engage dans les Cuirassiers, 1914, deux ans plus tard, maréchal des logis, sous-officier dans les premiers combats de la Grande Guerre, les blessures… et la haine de la guerre, la haine pour le monde qui l’entoure, les faux-semblants, les Bien-pensants… "Guerre" au style de titi-parisien explosif, aux cris, aux remontées de la pensée, à la puissance des mots crus des trouffions, des troubades, du fond de l’âme déchirée par la brutalité, la férocité de l’homme, blessée par le verni, le mur de l’incompréhension ou de la volonté de « voir » autrement la vie, la crudité de l'être humain… Un livre « bombe » H.Zaphiratos, JOURNAL & Lecturepourtous

mardi 26 octobre 2021

HISTOIRE DE FRANCE de Jules MICHELET, Nouvelle édition "LE MONDE"

La fantastique et extraordinaire histoire de la France, qui se lit comme un immense et passionnant roman Seize volumes

"La France n'a pas dit son dernier mot" de Eric Zemmour, Rubempré Ed. 2021 Essai/Journal 343p. 21,90€

Le livre d'Eric Zemmour est une oeuvre capitale, le roman-réel de la braderie d'un pays : la France, par ses élites politiques et intellectuelles au cours des dernières décennies au profit d'une mondialisation élitiste et financière. Eric Zemmour chroniqueur du "Figaro" a vécu les étapes, a connu et fréquenté cette "élite" a tenté de faire comprendre, mais en vain. On comprend mieux son combat et l'écho qu'il recueille à travers le peuple des "oubliés", des électeurs méprisés, manipulés, pour n'être que des rien-du-tout. Un grand livre écrit dans le style des grands prosateurs français, digne d'un Saint Simon. Un régal de lecture pour la vivacité du ton, des anecdotes, des personnages... parfois peu reluisants.

mercredi 21 avril 2021

LA REVOLUTION RACIALISTE & Autres virus idéologiistes de MATHIEU BOCK-COTE Essai - Ed. La Cité 20€

" On ne saurait segmenter une société sur une base raciale sans condamner chaque groupe à s'enfermer dans sa couleur de peau, qui devient dès lors l'ultime frontière au cœur de la vie sociale. " La vision racialiste, qui pervertit l'idée même d'intégration et terrorise par ses exigences les médias et les acteurs de la vie intellectuelle, sociale et politique, s'est échappée de l'université américaine il y a vingt ans. Et la voilà qui se répand au Canada, au Québec et maintenant en France. Elle déboulonne des statues, pulvérisant la notion même d'histoire, elle interdit de parler d'un sujet si vous n'êtes pas héritier d'une culture, et vous somme de vous excuser " d'être blanc ", signe de culpabilité pour l'éternité. Le racialisme sépare et exclut, n'apporte pas de libertés quoi qu'en disent ses hérauts, et, plus dangereux, modélise une manière de penser le monde. Mathieu Bock-Côté est sociologue, et chroniqueur pour la presse québécoise et française. Ses travaux portent sur le régime diversitaire, le multiculturalisme et les mutations de la démocratie. Seul lui pouvait signer un essai aussi éloquent, percutant. Sidérant même. Note de l'édition.

mercredi 14 avril 2021

Le Jour d'après - de Philippe de Villiers, Analyse politique- Albin Michel, 224p. 19€50

« Ce que nous avons vécu a déjà été joué. À New-York. Lors d’une réunion ou plutôt d’un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus, le 18 octobre 2019 ; tout a été filmé et se trouve sur internet. Cela s’est passé plusieurs mois avant la survenance du virus. En réalité, les participants - les géants du capitalisme de surveillance - anticipaient ainsi la catastrophe à venir. Ils avaient voulu un monde d’un seul tenant, sans cloisons. Ils savaient que ce monde-là serait hautement pathogène. Ils le savaient et ils s’y préparaient. Ils attendaient la pandémie et ils la voyaient venir. Quand elle survint, ils la saluèrent comme « une fenêtre d’opportunité ». Pour les rentiers du numérique et de la Big Tech, ce fut une aubaine. Mais aussi pour les gouvernements qui mirent au ban d’essai l’idée d’une « société disciplinaire ». Ainsi les élites globalisées ont-elles préparé le jour d’après. Occasion rêvée pour tout changer, changer la société, changer de société. Et imposer enfin leurs codes de désocialisation, leur esthétisme woke, leur idéologie du Bien total. » Ayant entre les mains des éléments d’information fiables, recoupés, glaçants, Philippe de Villiers a décidé de prendre la plume pour alerter les Français, en espérant contribuer ainsi à l’insurrection des consciences." Philippe de Villiers analyse dans ce livre la situation du monde et celle de la France; La "planétarisation" de la vie économique,sociale et politique, l'installation d'un monde de "moutons" régi, surveillé, organisé, brimé par les grandes muultinationales GAFA et le rôle qu'y tient Emmanuel Macron.

jeudi 28 janvier 2021

Le Métier de mourir de Jean-René Van Der Plaetsen, roman, Grasset Edit. 269p. 19€50

Un poste de contrôle militaire situé dans le triangle des affrontements entre Libanais maronites, chiites, le Hesbollah, Tsahal, les Syiens, un "guerrier" qui a subi et fait toutes guerres de son époque ; enfant-adolescent qui a subi et survi à la Shoa, puis engagé dans la Légon Etrangère "fait"l'Indochine, le Tonkin, à la frontière chinoise, puis la guerre en Palestine. Belleface, nom d'emprunt devenu synonyme de"guerrier" qui "renifle" le danger, s'y prépare méthodiquement, et l'enseigne à un jeune français "idéaliste", catholique venu là pour combattre aux premières lignes de la "chrétienté" avec les Maronites... L'auteur a vécu pas mal des scènes, et a recréé un personnage qu'il a du rencontrer, ayant été Casque bleu au Liban en 1985. Réflexions mataphysiques sur la guerre, la destinée, la légitimité du combat, comment s'y préparer, commeent survivre, vaincre, comme "faire" la guerre qui est de tous les temps, intrinsèque à l'homme.. Bien écrit avec quelques "laisser-aller", et parfois des manques d'ellipses. Ce roman "explicatif", ne se conclut pas et a reçu le Prix Renaudot des Lycéens 2020. Hermès

mercredi 6 janvier 2021

L' ANOMALIE d'Hervé Le Tellier - roman - Gallimard 326p.

Livre mal écrit, histoires sans intérêt - Ennui profond. Ce roman a reçu le Prix Goncourt 2020 et aurait été vendu à 800.000 exemplaires. Hermès

mardi 17 novembre 2020

Une Terre Promise de Barack Obama... A propos de l'Interview

Interview d’Obama par François Busnel. Pondéré, réfléchi, des réponses à des interrogations pertinentes. Le tableau d’un monde cosmopolite, translatéral, multiculturel, idyllique, l’étonnement qu’après ses deux mandats où sa popularité était restée intacte, ce soit Donald Trump qui lui ait succédé. Il le met dans l’opposition entre le monde qui réussit, des grandes villes, des grandes agglomérations, et le monde rural, laissé sur le bord de la route… (Il semble que nous ayons le même schéma en France). Il souligne la dichotomie entre la « fonction » présidentielle avec son protocole, et l’être qu’il est. Il mesure la folie de la toute-puissance que peut engendrer la Présidence, se croire « vraiment » au-dessus de tout ; Se prendre la « grosse tête » en somme... Description ironique d’un Sarkozy agité, toujours en nervosité: «coq nain qui bombe le torse ». En opposition Mme Merkel, le calme. On comprend mieux l’alignement total de l’Allemagne aux Etats-Unis. La France compte peu pour l’Allemagne, peut-être aussi pour d’autres nations européennes, et les agitations des présidents français ne servent à rien sinon à « desservir ». UNE TERRE PROMISE est la première partie des Mémoires de l'ancien président des Etats-Unis : son enfance, sa jeunesse, son engagement politique et la première partie de sa Présidence. Il aurait reçu 60 millions d'Euros pour ce livre ! Une Présidence qui vaut de l'or... H.Z.

lundi 31 août 2020

ATHENA d'après "ITHAQUE" de Constantin Kavafis


ATHENA

                D’après « Ithaque » de C. Kavafis

Garde la Grèce présente dans ton cœur,
But ultime de tes rêves,
Mais vogue à travers la vie
N’écourte aucun chemin,
Mieux vaut que tu abordes
Ses rivages enchantés,
Riche de tout ce que tu auras amassé.

Souhaite que le voyage soit long,
Où tu respireras des parfums enivrants,
Où tu caresseras des étoffes précieuses,
Où le roi de Siam te couvrira d’Or,
Où ton vaisseau franchira des passes
Ombreuses ou éclatantes,
Où les sages d’Egypte et de Chine,
Les philosophes d’Occident
T’instruiront de leur savoir.

Garde sans cesse la Grèce dans ton cœur,
Rêve premier, but ultime,
Que tu aborderas aux jours de ta maturité
Riche de tout ce que tu auras amassé.

Elle t’aura donné un rêve immense,
Sans lui tu ne serais pas parti,
Ta vie aurait été quelconque
La Grèce t’a conduit vers elle,
Si tu la trouves différente,
Elle ne t’aura pas trompé.
Sophia maintenant t’accompagne
Tu auras enfin compris ce que signifie
La Vie !
 Henry Thano Zaphiratos  Extrait "Poésies 2"

vendredi 28 août 2020

Une Année à Paris ou Le Voyage de Dorian - d'Henry Zaphiratos


"Comment vas-tu  ?
Ils s'étaient retrouvés comme s'ils ne s'étaient quittés qu'un court instant, après une sorte d'entracte de cinéma, ou un arrêt de jeu entre deux sets de tennis, le temps de boire un verre ou de prendre une douche. Il sentit une petite réticence lorsqu'il lui proposa un rendez-vous, une sorte de gêne imperceptible, peut-être aurait-il du attendre quelques jours de plus, mais la voix de Manfred était si enjouée, cela allait de soi que l'on se revît. Maintenant, il était là, dans le salon de la Chancellerie et il avait hâte de le rencontrer. Un journal traînait sur la table basse, il le prit machinalement, il y avait des photos des vallées bavaroises, il porta sa main à son front, des souvenirs lui revenaient, cette traversée de l'Amper pendant ces vacances... Non... non ! dit-il, cherchant à chasser ces visions, mais c'était plus fort que lui, il sentait encore la pression du menton de Manfred sur la saignée de son bras, il se revoyait tentant, à la nage, de le ramener sur la berge, il s'entendait lui dire : -Tiens- moi fort, Manfred, nous arrivons. Il sentait la pression de ses mains, de ses bras sur son corps, à l’étouffer.
Ils étaient tombés à l'eau après une bagarre pour rire dans le canoë. Il sourit à ce souvenir, puis son visage devint plus grave, il y avait cet incident auquel il ne voulait pas penser, mais l'été avec ses champs, ses allées de peupliers et de sapins sous le soleil, dans cette campagne fleurie au bord du lac s'imposa à lui avec le souvenir de leur nudité lorsqu'ils basculèrent dans l'eau glacée, son saisissement lorsqu'il vit que Manfred se noyait parce que par bravade il n'avait pas osé lui avouer qu'il ne savait pas nager.
-Tu aurais dû me le dire.  Il le revit se détournant comme pour pleurer. Devant cette détresse, il eût honte de son reproche dans un élan il l'avait étreint, embrassé. Son éducation puritaine aurait dû le retenir, mais cela avait été instinctif. Il s'était levé et regardait des enfants s'ébattre sur la pelouse sous l’œil de gouvernantes anglaises... Puis, tout se brouilla à nouveau, son pouls s'accéléra, il revivait sa surprise devant leur érection impudique, tendre, inattendue, cette chaleur qui montait en lui, l'étourdit,  il serra les poings... cette attraction fut si forte qu'ils se rejetèrent à l'eau pour réfréner la brutale montée du désir qui les envahissait. Il entendait encore les cris confus de Manfred, il revoyait son regard trouble qui lisait en lui, ce qu'ils découvraient en eux...
- Cher Helmut ! Manfred par dessus son immense bureau lui tendait la main, souriant. Mais Helmut restait troublé, courant derrière ses idées, cherchant quoi dire qui restât dans le ton, Manfred devant cet embarras sauta sur des phrases toutes faites."
Extrait  d'UNE ANNEE A PARIS ou LE VOYAGE DE DORIAN;

lundi 24 août 2020

La Couronne de Philippe - Traduit du grec et présenté par Dominique Buisset Edit. Orphée La Différence

 "L'an Trois ou Quatre du règne de Caligula, soit l'an 39 ou 40 de notre ère, cent à cent-cinquante ans après la Couronne à Méléagre, un certain Philippe de Thessalonique, autrement  inconnu, citant expressément Méléagre comme son modèle, publia une seconde Couronne, qui porte son nom..."  Dominique Buisset.

Ensemble très intéressant et plaisant d'épigrammes de l'Antiquité...

Hermès


vendredi 21 août 2020

La Passion du Christ... à propos de L'émission : "L'ombre d'un doute"... POURQUOI ?

 

Hier les souffrances indicibles du Christ dans des extraits du film de Mel Gibson… L’image  est d’une puissance telle qu’elle vous brise. Jésus a souffert d’une flagellation atroce des soldats romains, d’une montée au Golgotha terrifiante dans ce qui deviendra la via Dolorosa… « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? ». L’homme monstrueux dans toute son horreur contre son prochain. Les massacres, les guerres, les crimes résumés dans le corps pantelant, supplicié de Jésus. Toute l’humanité dans sa profondeur de douleur et dans l’abjection de ses actes monstrueux. La condamnation de Caîphe, celle de Ponce Pilate et le corps de Jésus livré aux bourreaux. Mel Gibson a eu raison de tremper son film dans le sang de cette immense tragédie. On comprend soudain le message christique qui vous déchire le cœur, vous prend l’âme. On s’effondre plongés dans une immense douleur. « Grand est le mystère de la Foi » dit le prêtre pendant la messe. Oui grand est le mystère de la mort et de la Résurrection de Jésus, après toute cette épouvantable tragédie.

Le visage du Christ dans le linceul de Turin, le tissu d’Oviedo… Visage que Léonard de Vinci, suivant la Tradition, a tenté de reproduire dans ce tableau parti on ne sait où… et dans La Cène. Les siècles passent, les hommes sont toujours les mêmes, ils torturent, emprisonnent, tuent, massacrent…

« Je vous donne ma Paix » la paix du Christ.

Plonger dans l’étude, le silence, l’amour, l’indifférence pour ce qui heurte, blesse, frappe…

Contraste avec le visage de Marie… la Piéta… la Vierge aux douleurs…

Le jeudi 20 août 2020

 La question centrale : Pourquoi ? Pourquoi le Christ a-t-il choisi d’entrer dans ce que l’Eglise appelle sa Passion ? La Passion des hommes ? De leurs effroyables turpitudes de méchancetés, de douleurs provoquées ? Mais aussi de la lumière pure de certains, de la beauté que l’homme peut créer, dans les Arts, la Science, le dévouement… Jésus est venu pour se mêler à tout cela, pour le « guider », au cœur du monde, au cœur de la joie de la naissance, de Noël, et au cœur profond de la souffrance. " Vous êtes capables du pire et du meilleur…" : « Vous êtes libres de choisir ! »… L’énigme de la Passion fait frémir le monde entier, bouleverse les croyances, suscite l’incompréhension, parfois le refus, le rejet. Des peuples devant des choix, devant des « explications » ; Comment Le choisir, Lui, le plus faible, le plus vulnérable, l’Incompréhensible ? Peut-être par une autre passion, une adhésion, une compréhension : le bonheur d’essuyer le visage du Christ des douleurs comme Véronique, de baiser ses pieds comme Marie-Madeleine, de l’écouter, de l’entendre comme Jean, de le voir vivre comme Marie… D’un coup le Christ est en nous. Il participe à chacun de nos gestes, de nos mots, de notre vie. C’est peut-être cela sa Passion, d’un amour incommensurable à un amour incommensurable. Dieu vit des hommes, témoins ultimes, au cœur de la Création.

La prière, expression de l’amour.

HZ.

samedi 30 mai 2020

GUY BEDOS, de l'enfance douloureuse à l'humour grinçant de l'adulte....

Emission d'hommage à Guy Bedos, hier  à la TV.  Le parcours d'Alger au succès d'un enfant mal aimé dans un pays déchiré, dont les populations se détestent, s'affrontent depuis des générations. Une famille qui n'y échappe pas, le père disparaît quand l'enfant a deux ans. Mère "absente", beau-père et cravache, guerre civile partisane, puis Paris ! Découverte du Cours dramatique de la Rue Blanche en thérapie, rencontre de jeunes futurs vedettes : Jean-Pierre Marielle, Claude Rich, Jean-Paul Belmondo etc. Rencontre avec un parolier-écrivain de talent : Jean-Loup Dabadie, rencontre amoureuse d'une grande actrice en herbe, Sophie Daumier... L'humour grinçant naît. Tout un public le réclame sous la chape de la politique de Droite d'alors... La Gauche anti-raciste avait besoin d'un héraut, Guy Bedos déverse ses fureurs maternelles retenues, ses rancoeurs politico-familiales, sa détestation contre le "fascisme" disparu qu'il croit renaître de ci de là. Les Années 1981, les bras du Mitterrandisme triomphant avec le Front de Gauche, se tendent vers lui; il y est à l'aise, et le voilà chantre de la Gauche, alors que d'autres, comme le talentueux et facétieux Thierry Le Luron, deviennent chantres de la Droite...
Deux enfants brillants, un fils dévorant de célébrité, dévorant de vie...
Guy s'en est allé.
"Maman donne-moi du bonheur"  
Hermès

mercredi 27 mai 2020

Un drôle de Printemps : le Coronavirus, LE VIRUS DE LA DISCORDE !

Le grand virus de la discorde agite et transforme le monde depuis son apparition à Wuhan, en Chine. Dans la rue les gens s'évitent ou se "distancient" comme le prescrivent les gouvernements, l'Europe se barricade, les nations qui la composent ferment ou entrouvent leurs frontières, l'espace européen s'est morcelé. Les scientifiques désarmés se lancent dans des recherches tout azimut pour trouver le vaccin salvateur. Les virologues les chercheurs s'opposent, le Professeur Raoult de Marseille monte au créneau pourfend la classe "versaillaise" de Paris, un ministre condamne en janvier un médicament connu depuis soixante ans, pour annuler un mois plus tard sa condamnation pour ensuite un mois après le recondamner Les Etats-Unis et la Chine se défient, les masques ont disparu puis réapparaissent, les multinationales rapatrient leurs productions, et la crise économique déchirent les finances, les budgets des Etats... Bref le monde est en pleine explosion  La confusion des esprits, des rapports, la fermeture de tous lieux d'Art, de contact etc. 
Un drôle de printemps ! 
Hermès

mercredi 13 mai 2020

"MAI 68" Un jeune homme sans importance d'Henry Z. Extrait

"J'aime Ethel.
A travers les vapeurs des gaz lacrymogènes, belle, intrépide, elle passe des pavés que d’autres descellent dans la furie, à Archie. Elle va jusqu’au bout d’une logique à laquelle je n’adhère pas. Oui, pour notre liberté, mais non à cet enfermement dans un système. En courant je lui ai expliqué mes raisons, je lui ai dit que je me battais avec elle pour la libération de la femme, l’égalité des sexes, pour un autre monde, plus juste, tolérant, mais que c’était absurde de suivre les mots d’ordre de « La Cause du peuple », que c’était une dictature, celle d’un soi-disant prolétariat, que les gauchistes voulaient instaurer ; qu’il n’y avait qu’à voir ce qui se passait chez Mao, en Chine ! Rien n’y faisait. Archie, du haut de son aura héroïque, était le plus beau, le plus romantique des révolutionnaires. Elle respirait près de lui l’air des cimes. Elle revoyait la villa de Neuilly, les meubles Art-déco, les domestiques de ses parents, elle entendait la componction qui tombait des après-midi de thé, dans le salon de sa mère.
-C’est l’horreur ! me criait-elle, et elle ajoutait, méprisante :
- Il y a trop de choses dans ta caboche, tu réfléchis trop ! Nous devons raser le passé pour construire un monde nouveau ! Lis Marx, Lénine, « Le Deuxième sexe » ! 
 Je suis frappé de stupeur. En quelques jours, elle était devenue ça ! Une passionaria, une communarde ! 
Je l’ai traitée de « pétroleuse ! Elle a pouffé.
Je ne l’ai plus aimée. J’étais sur une rive, elle, sur une autre.
Elle est partie avec Archie distribuer des tracts."
UN JEUNE HOMME SANS IMPORTANCE  d'H. T. Zaphiratos -EXTRAIT