dimanche 28 octobre 2012

Joyeux Noël, roman de Pascal Jardin, Grasset Edit.

Style déjanté de l'auteur.  Sa façon rigolarde de regarder cette famille de branquignols avec un grand-père hitlérien, un frère et une soeur incestueux etc. Faut se faire au style de l'auteur, acrobatique, parfois ubuesque, narquois, débridé... Il s'est déchaîné dans cette île où vit cette famille, et regarde et accuse par l'intermédiairel de la petite-fille Norma...
Un bouquin grinçant. C'est pas "Joyeux Noël" !
Hermès

Pompidou inconnu, de Georges Pompidou, Mémoires, Robert Laffont Edit. 500p. 24€ 2012

 Lettres notes et portraits, 1928-1974 , de Georges Pompidou. Avec les témoignage de son fils Alain Pompidou.Edition Robert Lffont, 24€.
Des lettres, notes et portraits dressés par l'ancien président de la République, ancien collaborateur et premier ministre de De Gaulle... de 1928 à 1974. Avec le témoignage de son fils Alain.
Un livre remarquable par la qualité de l'écrivain, de l'homme politique, de l'observateur.
17/20
Hermès

A propos d'une lettre de BGBD à l'inconnue du tableau de Edward Hopper... in l'Express.

Quand les e-mails n'existaient pas, par Frédéric Beigbeder
New York office (1962)   Edward Hopper.   -Grand Palais-


Découvert que Edward Hopper était aussi un maître du portrait style XIX° siècle. Il a fait un bond dans le XX° siècle mécanique, cubique, solitaire. Ses tableaux reflètent très bien le siècle des immeubles réctilignes, des barres de béton, des gens isolés au milieu d'un monde froid au mouvement suspendu dans le temps. Il a tourné le dos à l'Impressionnisme, au Cubisme etc. pour exprimer le monde de l'image cinématographique en suspend, comme image après image. BGBD dans sa lettre à l'inconnue du tableau met un peu de sentimentalité, mais la jeune femme à la vitrine fait penser aux Vamps des films d'Hollywood comme Joan Crawford, des héroïnes de Franz Capra, celles qui donnaient la réplique à Gary Grant, Clark Gable... Des femmes froides, calculatrices, dominatrices... Je ne pense pas que la "Femme à la vitrine" de ce tableau de Hopper aurait compris la lettre de Frédéric BGBD. Elle est dans le monde de Kerviel, de Wall-Street, des "affaires"... formidable secrétaire, machine du monde du XX° et XXI° siècle...
Hermès;

jeudi 25 octobre 2012

Joël Dicker Grand prix du roman de l'Académie Française 2012 Ed. de Fallois/L'Âge d'homme. 622p.

"Surtout soyez ambitieux !" dit à l'auteur le grand éditeur de Lausanne (L'âge d'homme) Vladimir Dimitrijevic.
 
 
Le jeune auteur suisse de 27 ans Joël Dicker a été couronné par le Grand prix du roman de l'Académie française pour son deuxième roman, "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert", thriller haletant à l'américaine mais aussi méditation sur la littérature, selon son éditeur "de Fallois".
 
Vous pouvez aller sur son site "Joël Dicker" pour lire la présentation de son livre par l'auteur, qui a eu aussi le prestigieux Prix Erwan Bergot pour son roman précédent "Derniers jours de nos pères", publié au printemps 2012.


Le roman raconte l'histoire de Marcus Goldman… un écrivain à succès en panne d'inspiration. L'accusation de meurtre de son maître en littérature, le professeur Harry Quebert, va le sortir de sa torpeur. On assiste à l'enquête en même temps qu'à l'écriture du livre...
Hermès

L'amour avant les millions....

"Un Américain de 34 ans a attendu six ans avant de toucher les gains de 5 millions de dollars (3,8M€), emportés à la loterie de New-York en 2006. "Il a eu peur que cet argent influence sa vie de façon négative", explique au Parisien la porte-parole de la loterie. Il voulait aussi, explique le journal, être sûr que sa fiancée l'épouse uniquement par amour, et non par appât du gain. Il a finalement retiré l'argent quelques jours seulement avant l'expiration de son ticket."

mercredi 24 octobre 2012

Lettre d'Athènes à propos de Papandreou professeur à Harvard ....

Athènes
«Comment détruire votre pays en dix leçons, les Américains ont tout compris». Voilà ce que l'on peut lire sur la Toile dans la langue d'Homère. Les internautes grecs s'enflamment en apprenant la nouvelle occupation de Georges Papandréou: enseignant à Harvard. L'ancien premier ministre grec, toujours député socialiste au PASOK, a commencé une série de séminaires sur la crise politico-économique à la prestigieuse université américaine.
Si les étudiants semblent se ruer vers les cours de Georges Papandréou, le ton à Athènes est bien moins euphorique. La classe politique, tout comme l'opinion publique, s'étonne de son salaire, 46.000 euros par mois. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont acerbes: «Est-ce que Harvard est encore une faculté réputée ou est-ce devenu un simple BTS pour politiciens qui ont échoué?», «Il est plus difficile d'être étudiant que professeur à Harvard» ou encore «enseigne-t-il comment mourir de rigueur ou comment soigner sa moustache?». D'autres, comme le site Internet Greekpayback, publient une photographie d'un jeune chômeur, brandissant une pancarte en anglais: «Aidez-moi, mon professeur à Harvard était Georges Papandréou, je n'ai pas d'avenir».
L'ancien premier ministre est tenu pour responsable, par la majorité de la population, saignée à blanc par la rigueur, de la mise sous tutelle de la Grèce par l'Union Européenne et le FMI. Il est même accusé d'être celui qui a fait sombrer le pays dans l'austérité la plus injuste. Lors de son premier cours, Papandréou a avoué à ses étudiants qu'il savait que la cure de rigueur infligée à son peuple n'aboutirait pas. Au moment où l'actuel gouvernement de coalition vient de trouver un accord sur un énième plan de redressement budgétaire, nombre d'observateurs estiment que le «professeur Papandréou», a bel et bien perdu une réelle occasion de se taire.
Par Alexia Kefalas in LE FIGARO

lundi 22 octobre 2012

Nouveauté : Marie I°, dernier roi français, de Antoine Michelland, Perrin Edit. 376p. 23€

L'histoire véridique d'un homme parti à l'aventure à la fin du XIX siècle, sur les Hauts-plateaux de la Cordillère annamitique, pour se constituer pacifiquement un petit royaume au milieu des tribus Moïs de la région. Se faisant reconnaître comme "Roi des Sedangs". La région qui était considérée comme un "hinterland" étant convoitée par l'Allemagne, les Français qui se trouvaient à Saïgon et au Cambodge, y mirent le "hola" et rattachèrent son royaume et les Hauts-plateaux à l'Empire d'Annam (Viêtnam) qui n'occupait, à l'époque, que le Tonkin et toute la bande côtière sur le Pacifique. après la destruction et l'absortion du royaume Cham.  André Malraux a retracé la vie de Marie I° dans un de ses livres. Marie I° a terminé sa vie à Singapour en vendant des titres princiers et des décorations de son "royaume". Nous avons certainement aujourd'hui quelques "ducs" qui se baladent dans la nature.
Sur cette région des Hauts-Plateaux, un très beau livre de Pierre-H. Chanjou : "le Feu sacré".
Hermès