Pour les fans de la mer. Les coups de gueule et les coups de tabac de l'ancien subordonné d'Eric Tabarly, devenu un des vainqueurs des Tours du monde sur les océans. Quelques pages très intéressantes pour les futurs navigateurs en mer d'Iroise, en mer d'Irlande, dans le Pacifique etc.
sur les difficultés et le courage pour affronter les vents, les déferlantes etc. D'autres, historiques, sur Cook, Bougainville et Lapérouse. Quelques anecdotes, parfois inutiles.
L'édition a été établie avec la collaboration de J.L Le Touzet.
Nous sommes loin du charme des voyages d'Alain Gerbault, du style d'un Pierre Loti, des descriptions des navigateurs et découvreurs des XVI/XVII/XVIII°/XIX° siècle.
Mais reste le témoignage, toujours utile, d'un homme qui roule sa bosse sur les océans du globe, adore la Polynésie, et les climats chauds, est sacré l'un des "dieux" de la mer par les amoureux de la grande bleue "ou verte", d'une vedette que Philippe Bouvard a sacré "Amiral".
samedi 27 décembre 2008
mercredi 24 décembre 2008
"Le Monde sans fin" de Ken Follett
Il y a des livres d'été et des livres d'hiver.
Les premiers sont écrits pour une lecture d'une durée de quelques heures ou quelques jours, et sont d'environ 200 à 300 pages. Légers, faciles à mettre dans un sac ou un cabas pour lire sur la plage, ou dans un parc, ou jardin. Les livres d'hiver dépassent les 400 pages et vont jusqu'à 1.000 pages, sinon plus, et tiennent leurs lecteurs éveillés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ils sont volumineux, et il faut une installation de lecteurs avertis pour tenir dans la main un tel pavé. Parfois les éditeurs les fragmentent en deux ou trois tomes, mais ils perdent alors l'impression de lourd, de sérieux, de mystérieux. Parfois c'est nécessaire, parce que l'auteur est publié au fur et à mesure de ce qu'il écrit, comme dans "Les Thibault" de Roger Martin du Gard.
"Le Monde sans fin" de Ken Follett, écrivain gallois de grand talent, est la continuation de sa saga "Les Piliers de la terre" (2 tomes) sur des familles du Moyen-Âge, autour de la construction d'une cathédrale, sur le modèle de celle de Saint-Denis, et des premières enceintes d'une bourgade.
Ken Follett s'est fait minimaliste dans l'historique et dans le mouvement lent de l’action pour mieux impregner son lecteur. Les scènes d’amour, de jalousie, de viols, de vie commerciale, de drame historique anglais, se déroulent dans la simplicité du style, sans recherche inutile. L’auteur disparaît derrière ses personnages. Ses descriptions sont légères. Aussi le plongeon dans un Moyen-Âge aussi vivant est passionnant. Les fans suivront, page après page, les pérégrinations, les déboires et les succès des acteurs de cette grande saga du XIV° siècle.
Quel plus beau compliment ! Hermès
Les premiers sont écrits pour une lecture d'une durée de quelques heures ou quelques jours, et sont d'environ 200 à 300 pages. Légers, faciles à mettre dans un sac ou un cabas pour lire sur la plage, ou dans un parc, ou jardin. Les livres d'hiver dépassent les 400 pages et vont jusqu'à 1.000 pages, sinon plus, et tiennent leurs lecteurs éveillés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ils sont volumineux, et il faut une installation de lecteurs avertis pour tenir dans la main un tel pavé. Parfois les éditeurs les fragmentent en deux ou trois tomes, mais ils perdent alors l'impression de lourd, de sérieux, de mystérieux. Parfois c'est nécessaire, parce que l'auteur est publié au fur et à mesure de ce qu'il écrit, comme dans "Les Thibault" de Roger Martin du Gard.
"Le Monde sans fin" de Ken Follett, écrivain gallois de grand talent, est la continuation de sa saga "Les Piliers de la terre" (2 tomes) sur des familles du Moyen-Âge, autour de la construction d'une cathédrale, sur le modèle de celle de Saint-Denis, et des premières enceintes d'une bourgade.
Ken Follett s'est fait minimaliste dans l'historique et dans le mouvement lent de l’action pour mieux impregner son lecteur. Les scènes d’amour, de jalousie, de viols, de vie commerciale, de drame historique anglais, se déroulent dans la simplicité du style, sans recherche inutile. L’auteur disparaît derrière ses personnages. Ses descriptions sont légères. Aussi le plongeon dans un Moyen-Âge aussi vivant est passionnant. Les fans suivront, page après page, les pérégrinations, les déboires et les succès des acteurs de cette grande saga du XIV° siècle.
Quel plus beau compliment ! Hermès
jeudi 27 novembre 2008
Docteur-Aspirant en Algérie d'Antoine Desideri, Presse du Midi
Récit de la vie d'un jeune étudiant en médecine envoyé en Algérie à 19 ans pour son service militaire en 1959, en pleine tourmente.
Les événements rapportés comme au jour le jour dans tous ses détails laisse à penser que l'auteur, véritable écrivain, a tenu un journal de cette période dramatique. Le jeune homme, jeune marié, embarqué dans une aventure qu'il n'a pas voulu, fulmine. L'armée, il l'exècre, l'Algérie, il se demande ce qu'il y fait, et cependant il se donne avec passion et courage à sa mission : soigner les malades du bled, les blessés. Ce qu'il raconte sur l'état du délabrement sanitaire des services où il pratique est hallucinant. Ce qu'il note sur l'état des populations des douars et du bled, à travers ceux qui viennent se faire soigner, est tragique, tout ceci aux portes du monde occidental que sont les grandes villes comme Oran, Constantine, Alger etc. Deux mondes se cotoyent. Après avoir lu ce témoignage, qui s'ajoute à bien d'autres, on comprend mieux pourquoi la déchirure était inévitable, De Gaulle l'avait perçue, et en avait tiré les conclusions.
Les événements rapportés comme au jour le jour dans tous ses détails laisse à penser que l'auteur, véritable écrivain, a tenu un journal de cette période dramatique. Le jeune homme, jeune marié, embarqué dans une aventure qu'il n'a pas voulu, fulmine. L'armée, il l'exècre, l'Algérie, il se demande ce qu'il y fait, et cependant il se donne avec passion et courage à sa mission : soigner les malades du bled, les blessés. Ce qu'il raconte sur l'état du délabrement sanitaire des services où il pratique est hallucinant. Ce qu'il note sur l'état des populations des douars et du bled, à travers ceux qui viennent se faire soigner, est tragique, tout ceci aux portes du monde occidental que sont les grandes villes comme Oran, Constantine, Alger etc. Deux mondes se cotoyent. Après avoir lu ce témoignage, qui s'ajoute à bien d'autres, on comprend mieux pourquoi la déchirure était inévitable, De Gaulle l'avait perçue, et en avait tiré les conclusions.
lundi 10 novembre 2008
Le Goncourt à Atiq Rahimi
Le Goncourt a été attribué à Atiq Rahimi, pour son livre "Syngué Sabour" ou "La pierre de patience". Cri de colère et de révolte d'une femme afghane devant son mari agonisant contre l'existence d'esclave qu'il lui a fait subir.
samedi 25 octobre 2008
Un grand poète retrouvé: Albert-Paul Granier, mort en 1917 au front
Claude Duneton du Figaro Littéraire a retrouvé le recueil de poèmes, publié à compte d'auteur, de ce jeune poète qui sera tué sur le front pendant la Grande Guerre, et republié chez les Editions Equateurs parallèles.
Voici le premier de ces poèmes, publié,par Claude Duneton dans le Figaro Littéraire du 23 octobre 2008 :
"Haïr
Ô vous, les doux rêveurs, mes frères, les caressants charmeurs de songe,
vous, les chevaucheurs de chimères,
pacifiques héros dont l'âme s'éparpille
en frissons volatils, sur l'univers
ô les adorateurs d'étoiles,
il nous faut laisser fuir la danse ensorcelante
des magiques envols de rêves chatoyants,
le calme exubérant des chambres
bienveillantes,
la quiétude des reflets, dans les miroirs,
la caresse dorée de la lampe attentive,
-ô la douceur des soirs, sous l'abat-jour,
à faire luire et miroiter, dans le silence,
comme une femme qui regarde des bijoux,
les vers fluorescents dans l'écran blanc
des livres,
ô les nuits fébriles de Pensée ivre,
penchés sur des poèmes,
comme un orfèvre ciselant des pierreries.
Tout! Il faut tout laisser derrière nous,
-ô nous, les butineurs d'Idées-
il faut tendre nos volontés,
vieux arcs depuis longtemps lassés,
et darder, darder la Haine!
Haïr ! Haïr! mot dur à l'âme !
Haïr, il nous faut haïr !
Haïr jusqu'à l'enthousiasme !"
Dans un autre de ses poèmes, exprimant comme
plus tard Saint-Exupéry, comme lui aviateur, la
sensation du vol :
"l'azur, palier divin des infinies splendides"
Il fut tué en pleine mission aérienne de reconnaissance.
Voici le premier de ces poèmes, publié,par Claude Duneton dans le Figaro Littéraire du 23 octobre 2008 :
"Haïr
Ô vous, les doux rêveurs, mes frères, les caressants charmeurs de songe,
vous, les chevaucheurs de chimères,
pacifiques héros dont l'âme s'éparpille
en frissons volatils, sur l'univers
ô les adorateurs d'étoiles,
il nous faut laisser fuir la danse ensorcelante
des magiques envols de rêves chatoyants,
le calme exubérant des chambres
bienveillantes,
la quiétude des reflets, dans les miroirs,
la caresse dorée de la lampe attentive,
-ô la douceur des soirs, sous l'abat-jour,
à faire luire et miroiter, dans le silence,
comme une femme qui regarde des bijoux,
les vers fluorescents dans l'écran blanc
des livres,
ô les nuits fébriles de Pensée ivre,
penchés sur des poèmes,
comme un orfèvre ciselant des pierreries.
Tout! Il faut tout laisser derrière nous,
-ô nous, les butineurs d'Idées-
il faut tendre nos volontés,
vieux arcs depuis longtemps lassés,
et darder, darder la Haine!
Haïr ! Haïr! mot dur à l'âme !
Haïr, il nous faut haïr !
Haïr jusqu'à l'enthousiasme !"
Dans un autre de ses poèmes, exprimant comme
plus tard Saint-Exupéry, comme lui aviateur, la
sensation du vol :
"l'azur, palier divin des infinies splendides"
Il fut tué en pleine mission aérienne de reconnaissance.
vendredi 24 octobre 2008
Faillite du christianisme ? de H. Zaphiratos, Chiron éd.
Jésus a-t-il réellement existé ?
Son historicité... les dates...
Comment se fait-il que dans la grande civilisation greco-romaine et hébraïque, il ne reste pas de notes prises pendant les discours de Jésus ? Des pièces écrites du procès fait par les Anciens et Ponce Pilate ?
Lazare a été ressuscité. Qu'a-t-il dit sur ce qu'il a vu de l' "autre côté" ?
Jésus avait des frères et des soeurs... ?
Sur les 38 évangiles, seuls 4 sont reconnus par les Eglises chrétiennes.
Le plus basique est celui de Lévi-Matthieu - saint Matthieu, parce qu'il était le seul à savoir écrire, et qu'il a suivi Jésus.
Ce petit livre nous éclaire sur ces événements, et rappelle les paroles de Jésus rapportées par saint Matthieu, dans son évangile, écrit trente ou quarante ans après les faits.
Son historicité... les dates...
Comment se fait-il que dans la grande civilisation greco-romaine et hébraïque, il ne reste pas de notes prises pendant les discours de Jésus ? Des pièces écrites du procès fait par les Anciens et Ponce Pilate ?
Lazare a été ressuscité. Qu'a-t-il dit sur ce qu'il a vu de l' "autre côté" ?
Jésus avait des frères et des soeurs... ?
Sur les 38 évangiles, seuls 4 sont reconnus par les Eglises chrétiennes.
Le plus basique est celui de Lévi-Matthieu - saint Matthieu, parce qu'il était le seul à savoir écrire, et qu'il a suivi Jésus.
Ce petit livre nous éclaire sur ces événements, et rappelle les paroles de Jésus rapportées par saint Matthieu, dans son évangile, écrit trente ou quarante ans après les faits.
"Confessions d'une religieuse" de Soeur Emmanuelle, Flammarion édit.
Extraits : "Je veux me dénuder... Confesser la vérité... Il me faudra descendre jusqu'à cette vase inconsistante que recèle tout coeur d'homme... au risque de ternir l'image idéale que fabriquent de moi, les médias, au risque peut-être de choquer. Je m'en excuse par avance : la vérité ne ccomporte-t-elle pas une certaine crudité ?
"Comment et à quelle occasion ai-je commencer à me masturber, je ne m'en souviens pas, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l'école où je me croyais plus en sûreté...
Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement j'ai vu la maîtresse me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m'expliqua que je ne devais plus recommencer. Mais c'était déjà devenu une habitude...
Depuis lors, se sont développés dans ma chair un penchant pour la volupté et une obsession de la sensualité... Le fait que l'aiguillon n'ait pas complètement quitté mon corps de vieille femme est une source constante d'étonnement et d'humiliation...
Je reste persuadée que ce qu'on nomme " les péchés de la chair" sont les moins graves aux yeux de Dieu...
Un soir, je me sens à bout. Il me faut un homme. Il est 8 heures moins le quart... Je cherche une rue sombre...
Un individu s'approche, me scrute, me saisit le bras. Je le laisse faire. Nous marchons côte à côte. La fièvre qui me possède tombe, je ne sais pas pourquoi. Subitement refroidie, je lui réponds à peine... Il me lâche et, d'une voix paternelle, il me glisse :" Mon enfant, rentrez chez vous."
Texte cité dans "Aujourd'hui".
L'Abbé Pierre avait avoué avoir eu des rapports charnels, poussé par l'amour.
Saint Augustin a mené une vie sexuelle vibrante avant que l'âge et la méditation le calment.
Le Père de Foucauld de même, etc.
La vie, l'instinct de vie triomphe toujours.
"Comment et à quelle occasion ai-je commencer à me masturber, je ne m'en souviens pas, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l'école où je me croyais plus en sûreté...
Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement j'ai vu la maîtresse me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m'expliqua que je ne devais plus recommencer. Mais c'était déjà devenu une habitude...
Depuis lors, se sont développés dans ma chair un penchant pour la volupté et une obsession de la sensualité... Le fait que l'aiguillon n'ait pas complètement quitté mon corps de vieille femme est une source constante d'étonnement et d'humiliation...
Je reste persuadée que ce qu'on nomme " les péchés de la chair" sont les moins graves aux yeux de Dieu...
Un soir, je me sens à bout. Il me faut un homme. Il est 8 heures moins le quart... Je cherche une rue sombre...
Un individu s'approche, me scrute, me saisit le bras. Je le laisse faire. Nous marchons côte à côte. La fièvre qui me possède tombe, je ne sais pas pourquoi. Subitement refroidie, je lui réponds à peine... Il me lâche et, d'une voix paternelle, il me glisse :" Mon enfant, rentrez chez vous."
Texte cité dans "Aujourd'hui".
L'Abbé Pierre avait avoué avoir eu des rapports charnels, poussé par l'amour.
Saint Augustin a mené une vie sexuelle vibrante avant que l'âge et la méditation le calment.
Le Père de Foucauld de même, etc.
La vie, l'instinct de vie triomphe toujours.
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