vendredi 15 septembre 2017

A PARAITRE chez HTZ-Athéna Edit. 138p. 12€

Henry T. Zaphiratos

L’Enigme
Macron
La Trajectoire
d’un
«Prince»
De l'Art de la Guerre et de la Ruse en politique tel Ulysse
Une Œuvre Balzacienne
          Un Roman national            
  Htz-Athena
Emmanuel Macron a surgi comme un météorite dans le ciel de la vie politique française. D'Amiens sa ville natale à l'Elysée, celui qui a déclaré "qu'il s'était fait tout seul" a cependant suivi une Trajectoire de "Prince". Ce livre tente de comprendre à travers tous les événements survenus depuis le début de sa déclaration de candidature ce parcours d'un personnage balzacien et l'énigme de cette volonté de puissance, et ses soutiens médiatiques.
Le roman-vrai d'une aventure.
Commandes sur henrizaphiratos@orange.fr

samedi 9 septembre 2017

Le Sympathisant, de Viet Thanh Nguyen, roman traduit de l'anglais par Clément Baude, Belfond Edit. 504p.23,50€

Un roman qui s'apparente à une grande oeuvre par l'écriture, le thème, l'humanité. Le Survivant, c'est cet agent double, eurasien, qui a pu se sauver de l'enfer que fut la chute de Saïgon en 1975, la fuite éperdue des toits de l'ambassade américaine, l'accueil aux Etats-Unis, la vie de réfugié, les études, l'adaptation douloureuse etc. L'auteur, derrière ce personnage ambiguë d'espion, d'eurasien franco-vietnamien, fils d'un prêtre, d'officier du service de renseignement du gouvernement de Saïgon pro-américain, ayant commencé ses études en français pour les terminer dans une université américaine, tout en restant inféodé à une cellule du parti communiste, exprime ses vues sur les Etats-Unis, l'immigration aux Etats-Unis, sur l'emprise planétaire de Washington sur le monde, sur les déboires d'une politique impériale, tout en dévoilant le fond d'un être amoureux de son pays perdu, de ses traditions etc.

C'est  un roman de l'Amérique d'aujourd'hui hors du "rêve américain".
Ce roman a eu le Prix Pulitzer 2016. L'auteur est professeur d'anglais à l'Université de Californie.
Le style est enlevé, rapide, parfois il fait "système" et fatigue.
La traduction est brillante, le vocabulaire riche, parfois rabelaisien.
15/20
Hermès

mardi 5 septembre 2017

La Fille du van de Ludovic Ninet - roman - Serge Safran Editeur -207p

Dans les six cent cinquante romans que l'on nous annonce pour cette rentrée éditoriale, ce livre se fait remarquer par la force de la noirceur qui s'en dégage. L'auteur décrit d'un style vif plusieurs rencontres, plusieurs destins de "pommés" qui ont été jetés dans la vie sans aucune structure  de vraie personnalité. Des êtres qui se débattent dans le blocage de leur existence, avec au fond d'eux une sorte de désespoir poignant. Où sont passés leurs géniteurs, leurs profs, le cadre de leur vie d'enfant, d'adolescent ? Nulle part. Ce sont des êtres de nulle part, dans ce monde du XXI° siècle brutal, égoïste. Louis-Ferdinand Céline, l'auteur d'Un voyage au bout de la nuit a peint ce monde terrible du début du XX siècle, sortant de la Grande Guerre, mais son personnage avec une force de révolte, révolte psychologique et littéraire, ici tous les personnages subissent  leur sort, atteints psychologiquement, ils se sentent perdus dans leur complexité et la complexité du monde. Ils fuient , ils se fuient. L'héroïne du van, fuit son couple, son petit garçon Thibault, pour s'engager dans l'armée qui l'envoie en Afghanistan comme infirmière militaire... pour pouvoir envoyer les 3.000 € de sa solde tous les mois à son mari chômeur qui s'occupe de l'enfant... Elle revient de Kaboul traumatisée fuit son couple, rencontre un ancien champion olympique du saut à la perche désespéré de n'avoir pu se reconvertir après son triomphe, un fils de harki, Abbès, pommé entre petits boulots et drogue, une jeune femme qui travaille dans un supermarché, .... un petit monde dans l'univers du Sud-Est de la France, terne, bloqué, où l'amour, les parties amoureuses se font à travers des libidos à réveiller sans trop de conviction que des soulagements physiques provisoires. Un drame, une désespérance continue.
Le roman pourrait faire un film brutal et noir, d'où, avec un réalisateur de talent ou de génie, percerait l'humanité profonde d'êtres perdus comme des orphelins privés d'amour, d'instruction, de soins, dans une France aux hommes politiques indifférents et méprisants. Des Sans-dents au milieu des Sans-coeurs des quarante dernières années.
14/20
Hermès
Serge Safran Edit. rue du Cherche-Midi- Paris 6°

jeudi 31 août 2017

Et soudain la Liberté d'Evelyne Pisier & Caroline Laurent -roman- Les Escales Editions - 442p. 2017

Heureusement que ce livre porte sur la couverture "roman", tant il renferme d'erreurs pour sa partie "historique" sur l' Indochine, et particulièrement pour la période de l'occupation japonaise et du coup de force de l'armée impériale nippone contre l'armée et l'administration françaises, le 9 mars 1945, et de ce qui s'en suivit : combats de la Colonne Alessandri au Tonkin se repliant vers la Chine, internement des Européens dans les villes fixées par l'Etat-Major nippon, puis après les bombes A de Hiroshima et Nagasaki, l'occupation chinoise des troupes de Tchang-Kai-Shek jusqu'au 16°parallèle venues pour désarmer l'armée japonaise, comme au Sud du 16°parallèle, les troupes anglaises et françaises. 
Le roman, un peu, sinon beaucoup, auto-fiction, narre la vie d'une femme de la bourgeoisie française mariée à un "administrateur des colonies", qui n'a, suivant les codes de l'époque, pas le droit de travailler et dépend exclusivement de son "seigneur et maître" son mari, même pour avoir un compte en banque indépendant, même pour avoir le droit d'avoir un permis de conduire etc. -A l'exception prévue par Napoléon, de celles qui sont "commerçantes", et qui donc ont tous les droits-.
Mona, l'héroïne vit dans un cocon de femme d'administrateur (on dirait préfet de région, aujourd'hui), lequel "méprise" les nhia-qué (paysans en vietnamien), et n'aime ni le nuoc-mâm, que la planète a adopté comme le camenbert, qui n'est autre que la sauce de poisson le Garum romain, ni les nêms que l'on trouve au supermarché aujourd'hui. Il ne fraie pas avec les gens qu'il administre presque directement, en violant les accords du Protectorat avec Hué, la capitale impériale du Viêtnam. L'administrateur, de plus de raciste, est vichyste. Il travaille sous les ordres du Résident supérieur du Tonkin, coiffant le Vice-roi vietnamien de la région. Comme vichyste, pour bien noircir le tableau, une de ses filles le condamnera, lorsqu'elle sera grande d'avoir participé aux rafles des juifs de France, alors qu'il était à 14.000 kms de la France !
Raconter (imaginer) qu'une maman prisonnière des soldats japonais, ait pu dire à sa petite fille affamée d'arracher de l'herbe pour la manger... ! alors que la dysenterie ou la typhoïde sous les tropiques l'aurait achevée en quelques jours...  Le choc de l'effondrement de l'autorité et du pouvoir de l'administration française par l'Armée japonaise, passer d'une vie de luxe et de calme à une captivité brutale, la peur des jours incertains la traumatiseront à vie.
Le livre cependant déroule très bien le caractère du carriériste, malade de ne pouvoir être nommé "gouverneur" en déroulement normal de carrière, imbu de son autorité, tyran domestique, de plus, maurrassien, affreux lecteur de Drieu la Rochelle etc. Il se suicidera d'ailleurs comme ce célèbre écrivain,  
C'est dire que ce roman n'est pas à l'eau de rose...
On est loin des préoccupations des hommes qui étudiaient et respectaient les habitants, les coutumes, l'histoire des pays où ils vivaient, comme ceux de l'Ecole Française d'Extrême-Orient, ou ceux de l'Institut Pasteur, des professeurs de l'Instruction Publique, comme Mme Donnadieu, la maman de Marguerite Duras etc. ou des Gouverneurs généraux comme Paul Doumer ou l'Amiral Decoux qui imposaient le respect absolu envers les institutions pérennes de ces états où la France interdisait tout apartheid ou ségrégation comme les Britanniques dans certaines de leurs colonies. 
Mona, l'héroïne, femme soumise, menant la Belle vie coloniale, entre réceptions, nounous pour les enfants, chauffeur, cuisinier etc, soudain se réveille pour devenir un femme libre  grâce à un amie, Marthe rencontrée en Nouvelle Calédonie, à la lecture du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir, de Jean-Paul Sartre, la philosophie, le permis de conduire arraché, les coups violents de son mari, un amant et enfin le divorce, la honte de devoir travailler comme secrétaire... Ses filles vont découvrir la liberté de Paris, Mai 68, et ensuite militer avec la Gauche triomphante de François Mitterrand, et à Cuba, découvrir un Fidel Castro amoureux, plutôt que le dictateur tout cela peut-être par réaction.
D'une bourgeoisie de Droite à une bourgeoisie-caviar de Gauche, la reproduction des élites françaises décrite par Deleuse.
Ce livre est aussi un roman dans le roman, car c'est l'intervieweuse, Caroline Laurent, qui "recrée" l'atmosphère, "crée"des scènes, "fabrique" en sorte ce roman à partir des éléments remis par Evelyne Pisier, disparue au début de l'année, avec une fascination quasi religieuse.
Un roman d'une tristesse à toute épreuve. La dérive d'une époque révolue.
10/20
Hermès

lundi 21 août 2017

Prises de bec de Curzio Malaparte - chroniques traduit par et annoté par Stéphanie Laporte Les Belles Lettres Edit. 395p. 15€

L'auteur célèbre de "Kaputt" correspondant de guerre dans l'Europe en feu de la Seconde Guerre Mondiale a croqué après cette guerre des paysages et des personnages, révèle des anecdotes et se fait le journaliste pour le journal italien Tempo en analysant et critiquant son époque et les drames qui couvaient. Excellente idée que d'avoir traduit ces croquis du grand journaliste et écrivain italien, passant des années mussoliniennes à celles de la reconstruction de l'Europe de l'Après-guerre. 
18/20
Hermès 

mercredi 9 août 2017

Le Talent et la Vertu de Isabelle Siac - roman -Belfond Editions 522p.

La vie romancée de François Talma et les vicissitudes de la Comédie Française à l'orée de la Révolution, pendant celle-ci et sous l'Empire. Talma la super vedette de l'époque, équivalent d'une star de nos jours. Isabelle Siac avec talent nous reconstitue l'ambiance des années pré-révolutionnaires et celles de la Révolution en se basant sur une solide documentation tirée en grande partie des archives de la Comédie Française, relatant les événements, les discussions, les oppositions entre ceux qui étaient "pour" et les autres. On y apprend le rôle primordiale des spectacles, à commencer par le Charles IX de Marie-Joseph Chenier, le rôle joué par les auteurs pour être justement rémunérés de l'exploitation de leurs oeuvres, alors que sous l'Ancien Régime les pièces étaient "achetées", souvent par le roi pour sa troupe des Comédiens Français, on y apprend que c'est Louis XVI qui fit construire ce que nous appelons aujourd'hui le Théâtre de l'Odéon qui fut ce théâtre de la Comédie Française avant qu'elle n'émigre près du Palais Royal, sur la Rive Droite. Odéon qui, en Mai 1968, lors des émeutes de Paris, du Quartier-Latin, fut aussi, étrange parallèle, le siège d'opposition au régime, qui valut à son directeur de l'époque, Jean-Louis Barrault, d'être destitué.
Un roman très riche, très vivant, une peinture brillante d'une époque terrible, angoissante, et la carrière d'un très grand comédien. Le clivage entre l'Ancien Régime issu de la féodalité, elle-même issue des Grandes Invasions qui ont détruit l'Empire romain, et le monde nouveau de la liberté, du retour aux sources du "savoir" antique des Grecs est très bien montré.
Un livre pour les amateurs de théâtre, d'histoire, de la Comédie Française, pour l'été sur les plages ou chez soi.
14/20
Hermès

mardi 8 août 2017

Une très légère oscillation de Sylvain Tesson, Notes de Journal - Equateurs Editions 230p. 19€

Sylvain Tesson est un écrivain de la hauteur. Au sens propre comme au figuré. Il aime l'escalade, enfin, il l'a aimé jusqu'à ce jour où à Chamonix il a failli mourir. Il le raconte. Mais ce livre est aussi un livre profond, et littérairement agréable. Plongé dans ce siècle de vitesse, de consommation, de laisser-aller, de repères évanouis, de politique indécise, il réfléchit, et pèse sa réflexion d'un brin de misanthropie, et semble courir le monde ne se sentant nulle part chez lui. Dans ces extraits de son journal il livre ses opinions sur ce qui se passe, sur le flou entretenu par les hommes politiques qui ne veulent, ne désirent pas voir la réalité en face. Reste le charme d'une démarche, d'un "moi" profond attachant puisant sa force dans la volonté du détachement par l'évasion. Une sorte d'instabilité métaphysique que le mouvement, le dépaysement, la méditation et la lecture de grands textes atténuent.
A lire.
14/20
Hermès 

jeudi 20 juillet 2017

Les nouveaux romans... Deux premières phrases de quelques-uns...

-Souvenirs de marée basse de Chantal Thomas :
"Rêve  Je me tiens en haut d'une dune. Au-dessous de moi : la mer, verte, extraordinairement claire, transparente, une eau d'huître."...
-Point cardinal de Léonor de Récondo :
"Mathilda conduit jusqu'au rond-point, puis se gare sur le parking du supermarché. Presque personne à cette heure-ci."...
-Nos vies de Marie-Hélène Lafon :
"Elle s'appelle Gordana. Elle est blonde. Blonde âcre, à force de vouloir, les cheveux rêches."
-La Serpe de Philippe Jaenada :
"-Quelle malchance ! s'écria Claude." 
Je n'aurais pas mieux dit. "...
-Nos vies dans les forêts de Marie Darrieussecq :
"J'ai ouvert l'oeil et boum, tout m'est apparu. C'était limpide.
-Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon :
"Vous écrivez les jeunes filles qui disparaissent. Vous écrivez ces absentes qui prennent le large et l'embrassent sans en trier le contenu, élusives, leur esprit fermé aux adultes."...
-Frappe-toi le coeur de Amélie Nothomb :
"Marie aimait son prénom. Moins banal qu'on ne le croyait; il la comblait. Quand elle disait qu'elle s'appelait Marie, cela produisait son effet.

jeudi 13 juillet 2017

A PARAÎTRE : La Trajectoire d'un "Prince" de H. Zaphiratos - De l'Art de la Guerre en Politique - HTZ-Athéna - 132p. 12€

-Le déroulement de la "Blitzkrieg" électorale qui a vu l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République - Une chronique  de ces jours qui ont fasciné la France... le monde...

Nouveautés de l'Eté...

-Napoléon - Hors série de la revue "Lire" avec des textes de Chateaubriand, Stendhal, Balzac, Hugo..
-Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron Edit. Equateurs/Parallèles - Superbe... 13€
-Histoire Mondiale de la France sous la direction de Patrick Boucheron,  Seuil Edit. Dans la lignée de Jules Michelet. 29€
-Un peu tard dans la saison de Jérôme Leroy - roman - Edit. de La Table Ronde - La fuite plutôt que le suicide pour s'éclipser du monde actuelle... 18€
-Le Sympathisant de Viet Thanh Nguyen - roman traduit de l'anglais. Plongée dans l'univers d'un agent double aux Etats-Unis rescapé de la chute de Saïgon en 1975. Belfond Edit. 23,50€  

mercredi 12 juillet 2017

Fendre l'armure de Anna Gavalda, 7 Nouvelles, Le Dilettante Edit. 284p; 17€

Briser l'être que l'on montre, l'être que l'on a fait de vous, sortir de vous-même, c'est "Fendre l'armure", l'armure de sa "Citadelle" comme l'écrivait Saint-Exupéry. Anna Gavalda raconte le monde, les gens "de rien" comme dirait Hollande ou Macron, des gens bloqués dans une civilisation qu'ils ne comprennent plus, dans la solitude de soi. Face à soi, seul, et le constater, le vivre. Les femmes, les hommes de ces sept nouvelles, rencontrent d'autres solitudes, soit venant d'une éducation rigide de la petite bourgeoisie bien-pensante et déchristianisée, soit d'une solitude sociale, de par la profession, le goût ou le destin. Chacune, chacun tente de jeter des ponts vers l'"Autre", qui n'est pas un "enfer" comme l'écrivait Sartre, mais un être perdu, abandonné à lui-même et qui se raccroche à ce maigre radeau de l'amitié, amitié sans suite, qui sombre inéluctablement. Que ce soit la crise économique due aux délocalisations, ou autres drames financiers concurrentiels, ou familiale, professionnelle, c'est toujours le combat contre soi, contre l'environnement, le non-sens. Anna Gavalda a écrit une série de nouvelles métaphysiques, qui montrent à travers ses "gens", leur pauvreté intellectuelle, spirituelle. Il n'y a rien en eux, comme dans les interrogations de Dostoïevsky dans ses Frères Karamazov. Ici, il n'y a plus rien, les enfants sont des témoins absents, ils attendent la nouvelle ère de leur génération entre le numérique, les show télé, les espérances d'un autre monde. Celui de "Fendre l'armure" s'écroule devant nous lentement, très lentement, déjà se met en place un autre univers... Que sera-t-il ? Comme cette élection présidentielle hors-norme qui vient de s'achever, il réservera peut-être des surprises.
Le livre d'Anna Gavalda est l'histoire des âmes errantes à travers le monde des villes, des immeubles, des paliers, comme un témoignage saisissant de la dureté, la crudité, de la solitude à travers un langage semblable au laisser-aller où se sont abandonnés des gens de "rien" et de "tout".
Nous sommes loin de La Princesse de Clèves.
16/20
Hermès
  

lundi 10 juillet 2017

Ce qui reste de la nuit de Ersi Sotiropoulos, roman - Stock Edit. 284p. 20,99

Trois jours à Paris, de la vie du poète Constantin Cavafis, dont Marguerite Duras a traduit des textes et présenté dans une belle préface. 1897, la Belle Epoque, avec calèches, comtesse, barons, princes, passage du Corps des ballets russes au Saint-Petersbourg, l'hôtel où logèrent Cavafis et son frère John. Poète, il rêve de rencontrer Moréas, grec comme lui (Papadiamantopoulos), un des chefs du Symbolisme, le courant littéraire qui veut succéder au Parnasse. Cavafis a trente et un ans, et espère la reconnaissance d'un "Maître", et lui a adressé deux poèmes, restés sans réponse à Alexandrie. Il découvre une annotation "Style pauvre Maladresse"... Trois jours, trois nuits de pérégrinations entre le Café Riche, le Procope, les Galeries , les salons, et la mythique "Arche" , ceci avec l'âme douloureuse d'un homosexuel qui se soulage dans l'onanisme...
Le roman garde un côté morbide et triste, les tourments cachés d'un poète venu à Paris, et qui n'en découvre que la face illusoire présentée par Mardaras, le secrétaire de Moréas qui le pilote et le présente.
On est loin de la délicatesse, de la beauté des corps, de l'élégance.
La traduction du grec laisse à désirer... de nombreuses fautes de syntaxe, etc. émaillent ce texte où le poète est absent.
Hermès

lundi 26 juin 2017

Tout un été sans facebook, de Romain Puértolas, polar Le Dilettante - 380p.

Un polar littéraire d'un genre nouveau mêlant crimes, humour, dérision et littérature française, anglaise, américaine, russe, un peu d'histoire de l'art, un peu de faits historiques car l'enquêteuse un brin enquiquineuse est aussi bibliothécaire de sa petite ville-bourgade New-York-Colorado, la ville aux 198 ronds-points, au milieu du désert, en même temps qu'officier de police et se nomme : Agatha, comme la créatrice d'Hercule Poirot et de Miss Marple. Parfois l'auteur ou l'enquêteuse, on se sait trop écrit qu'Austerlitz a eu lieu en 1912... Napoléon était mort depuis bien longtemps...
Un polar facétieux avec des rebonds jusqu'au final mystérieux.
Romain Puértolas s'amuse en écrivant comme tous ses autres romans le montrent, et c'est reposant pour le lecteur, qui ainsi, entre dans autre univers que celui de la Macromania ambiante.
15/20
Hermès   

jeudi 22 juin 2017

Repose-toi sur moi, de Serge Joncour, roman, Flammarion Edit. 428 p. 21€

La rencontre entre deux mondes, celui d'un baraqué venant de la campagne et travaille à Paris dans une entreprise de Recouvrement de créances auprès des petites gens, et une parisienne, styliste, qui a peur des corbeaux, s'ennuie avec son mari etc. Un long roman au style pesant dans lequel on étouffe entre les ennuis des uns, les peurs des autres etc. Aucune bouffée d'oxygène. 
Ce roman a obtenu le Prix Interallié !
12/20
Hermès    

jeudi 15 juin 2017

Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard &- Un cheval entre dans un bar de David Grossman. ...

-Deux remords de Claude Monet, de Michel Bernard -Roman - La Table-Ronde.: Prix des Libraires de Seine. "Conçu comme un triptyque – Frédéric, Camille, Claude –, le roman de Michel Bernard est magistral. Erudit sur toute l’histoire de la peinture française de l’époque, vue de l’intérieur, par ceux qui l’inventaient. Passionnant par son côté intime, centré sur des héros et les liens qui les unissent". -Jean-Claude Perrier  LivreHebdo  Prix décerné par un jury de 400 lecteurs des Hauts-de Seine.

-Un Cheval entre dans un bar, de David Grossman - roman - Le Seuil Edit. Un douloureux portrait de la société israélienne. Situé dans la petite ville côtière de Netanya en Israël, il met en scène un comédien, Dovaleh Greenstein, dont le spectacle produit dans un petit théâtre miteux se délite sous les yeux des spectateurs médusés.
Le Man Booker International Prize récompense ce roman :
Un personnage principal "difficile et défectueux, mais tout à fait convaincant", déclare le président du jury, Nick Barley, qui ajoute : "David Grossman a tenté un ambitieux acte de haute voltige avec ce roman et il a réussi de façon spectaculaire""Nous avons été époustouflés par la volonté de M. Grossman de prendre des risques aussi bien émotionnels que stylistiques : chaque phrase compte, chaque mot est important dans cet exemple suprême du métier d’écrivain", conclut le président du jury.
Hermès

mardi 6 juin 2017

Nouveautés ...

-Dans ce jardin qu'on aimait, de Pascal Quignard - roman, Grasset - 176p. 17,50€ vie romancée du compositeur méconnu Simeon Pease Cheney (1818-1890) pour l'écrivain sa femme s'est transformée en jardin.
-Emmanuel Macron, Un jeune homme si parfait de Anne Fulda -288p. Plon 15,90 Enfance et jeunesse du nouveau président de la République.
-Fendre l'armure, d'Anna Gavalda, - Nouvelles - 7 - 288p. Le Dillettante - 17€ - Problèmes et vies de femmes par l'auteur de best-sellers.
-La Princesse de Clèves, de Mme. de La Fayette -roman - Editions du Livre de Poche. Les feux de l'amour dans une adolescente. (1678)
-La fille de Brooklyn de Guillaume Musso, roman - Livre de Poche. 680.000 exemplaires tirés.
Hermès

jeudi 18 mai 2017

Nouveautés...

-Croire au merveilleux de Christophe Ono-dit-Biot - roman - Gallimard 240p. 20€ - les dieux de l'Olympe se métamorphosent et rentrent dans la vie d'un jeune couple d'aujourd'hui. A découvrir.
-Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson - roman- Julliard 198p. 18€ - un jeune adolescent découvre, cache à sa mère, et vit sa différence sexuelle. Véracité et crudité. Peut-être une absence d'âme, de profondeur des sentiments. Tout à la surface, en séquences nues, crues.
-La fabuleuse découverte des ruines de Troie - récit historique de Heinrich Schliemann - Tallandier -9€ - l'auteur raconte sa passion de la Grèce et sa découverte en 1871 des ruines de la célèbre Troie, où Patrocle fut tué, Achille le vengea en tuant Hector etc. (Homère L'Iliade)
A lire absolument.

samedi 13 mai 2017

Le couronnement du Prince....


Emmanuel Macron : traduit du grec : Le grand sauveur
Tous les politiques n’ont rien pu faire pour rivaliser avec lui, car ils affrontaient un jeune prodige ! Un jeune homme « hors-norme »

Protéiforme et polymorphe. Il peut prendre toutes les attitudes, tous les vents, toutes les croyances, toutes les solutions, mais il a une perception très nette du but à atteindre et tous les moyens lui sont bons. « La fin justifie les moyens », car il y va d’une impérieuse nécessité, d’une foi nette qu’il sait ce qu’il faut faire, quand il faut le faire etc. Une sorte de prodige  à la Bonaparte , qui pourrait dire  comme Jules César Veni-Vidi-Vici  ! Il a mis les pieds dans les Affaires, dans l'Administration, dans la Politique et a immédiatement compris comment il fallait agir pour contourner toutes les oppositions, tous les clivages, pour obtenir ce qu'il voulait...

H.Z.

dimanche 30 avril 2017

DENTONE (Dents longues) film de Dino Risi avec Alberto Sordi

DENTONE, en français DENTS LONGUES, de Dino Risi avec Alberto Sordi est passé dans la nuit au Cinéma de Minuit. Un film inouï par la ressemblance avec les personnages de notre comédie du pouvoir. Un postulant pour un poste de présentateur du Journal Télévisé de la RAI TV Italienne a une dentition si forte que le poste ne peut lui convenir, mais c'est un fort en thème, et un rusé, il réussira à s'imposer contre vents et marées et obtiendra le poste. On rit beaucoup dans cette comédie italienne. Mais soudain on se demande si nous n'avons pas de semblables personnages "réels" parmi nos hommes politiques et on reste saisi de STUPEFACTION ! ! La pièce que l'on nous joue pour cette élection présidentielle est semblable par certains côtés à cette histoire... Si la plupart de nos hommes politiques sont animés de fortes convictions certains sont d'extraordinaires comédiens. Le regard fixe, le geste calculé, la formule cassante, le geste péremptoire, ils toisent avec arrogance et supériorité leurs interlocuteurs, et aussi la foule, le peuple des électeurs, les magnétisent, s’imposent ! Ce sont des acteurs de très grande classe, qui jouent à la perfection leur rôle. Le danger est qu'ils viennent soudain à se prendre vraiment pour des politiques, et que sans scrupule, sans aucune conviction que portés par le plaisir, l'ivresse, la folie de leur pouvoir de fascination de domination les poussent à d'immenses catastrophes dues à leur incompétence, leur inculture, leur mépris pour le troupeau de spectateurs-électeurs qui les ovationnent sans rien avoir compris.
Cela serait assez instructif et vital que les hommes politiques et que les électeurs puissent voir ce chef d'oeuvre du cinéma italien : DENTONE ou DENTS LONGUES.
Mais vraiment M. Mélenchon est aussi un très grand scénariste ! Lui le grand leader de la classe ouvrière, le grand leader des INSOUMIS, avoir imaginé d'entrer à Matignon avec la bénédiction de M. Macron clone de Hollande qu'il vilipende, il fallait y penser ! Quelle extraordinaire coup de théâtre ! Même de très grands scénaristes, sauf peut-être italiens comme Dino Risi et Scarpola qui ont conçu DENTS LONGUES, auraient pu rivaliser avec lui. M. Mélenchon va jouer un nouveau rôle pour s'imposer, si Dents, excusez, M. Macron est élu. Il va mettre les Insoumis sous pression, entonner le choeur de la rouspétance, des défilés dans les rues, on va avoir du spectacle, une réelle action couleur nature de Bastille à Nation ou de Nation à Bastille, avec arrêt à République et peut-être entrée à l'Elysée de Macron, et qui sait, Matignon !
Le monde va avoir encore un beau spectacle avec la comédie-tragédie de l'élection présidentielle française !
H.Z


La trajectoire d'un prince...

M. Macron, candidat du 2° tour, est super heureux, il vient d'être interviewé par M. Delahousse, il lui a dit qu'il s'était fait tout seul, qu'il n'était l'héritier de personne. Parti de rien, dit-il, il a gravi l'ascenseur social passant des études secondaires l'ENA. probablement avec une bourse d'études ?, sauf peut-être qu'il avait un père et une mère qui se sont occupés de lui, (père Professeur de neurologie à Amiens, mère médecin de la  Sécurité Sociale) une grand-mère qui a pris soin de lui( Professeure des écoles), qu'il a rencontré une prof avec une maison au Touquet; devenue sa femme qui l'a peut-être un peu aidé etc. enfin qu'il n'est pas sorti de la cuisse de Jupiter comme ça... Mais a-t-il dit tout lui réussit, ses examens, même l'entrée à l'Elysée par relations, même ministre... Maintenant il veut l'Elysée. C'est son joujou du moment. Hollande a dit qu'il avait réussi sa vie en devenant président, M. Macron, lui,semble vouloir devenir président parce que c'est normal avec son génie hors-norme, il serait anormal qu'il ne soit pas le président de tous ces Français moyens. Comme tous ceux qui veulent être président, il est le meilleur, le plus intelligent, le plus tout, tout. comme Sakozy, comme Juppé, comme Fillon etc. D'ailleurs tous le lui disent en lui faisant des courbettes. Alors le programme ? C'est le programme que vous voulez. D'ailleurs un président est un président, il préside à l'Elysée, un point c'est tout. M. Macron attend avec impatience la dernière formalité pour rentrer chez lui, au 52 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris VIII° D'Amiens à l'Elysée la trajectoire d'un prince.
H.Z.

Nouveautés...

-L'Ordre du jour de Eric Vuillard - roman historique - Actes-Sud 160p.  16€  Dans les coulisses du III° Reich. l'ordre industriel nazi.
-Ma mère, cette inconnue de Philippe Labro - Récit - Gallimard - 192p. 17€  Tendre récit, hommage à sa maman d'un écrivain délicat. Philippe Labro écrirait sans une posture d'écrivain connu, mais dans sa profondeur réelle de son "moi" atteindrait la vérité de son art.
-Tout un été sans Facebook de Romain Puértolas - roman humoristique - Le Dilettante - 380p. Un joyeux roman policier dans un New-York Colorado, par l'auteur à succès du Fakir-Ikea.
-Fitzgerald inédit de Je me tuerais pour vous... - 18 Nouvelles retrouvées - Grasset/Fayard - 477p. 23€ - Plaisir de retrouver par hasard un auteur des années folles américaines.

samedi 29 avril 2017

A propos de l'Election présidentielle en France...

Le monde assiste stupéfait à une mise à mort subtile de la démocratie en France. Cette démocratie qui a coûté tant de révolutions, de larmes et de sang, semblait pérenne, croyait-on, en France, d'où elle s'était répandue dans toute l'Europe et le monde tout au long des XIX° et XX° siècle après les conflits sanglants qui ont fait des dizaines de millions de morts, cette démocratie est en train d'être atteinte dans son âme même. Cette élection présidentielle en France est peut-être celle où l'on verra sombrer cette passion de la liberté qui animait les Français. On ne se rend pas compte que la violence des vagues de haine qui se sont levées, qui enflamment toute une partie de la population contre l'autre est inouïe. La raison ne préside plus au débat, mais le goût du lynchage, la volonté d'imposer par la force des mots, des passions, une loi. Toute une classe politique s'est dressée soulève la tempête de la colère dans toute une partie de l'opinion publique, celle qui est la plus riche, la plus forte, celle qui tient tout, qui irrigue de sa puissance, de son renom, tout, contre une autre en la noyant sous l'injure, l'ostrascisme, la relégation, en fait un bouc émissaire pour la neutraliser, la pulvériser. Il semblerait que tous les moyens seraient bons car on s'estime du bon côté, du côté "sain" , du côté "propre", et ainsi "on a le droit", pour maintenir par tous les moyens sa domination. On est dans le sens de l'Histoire, du progrès, le chemin tracé, de force s'il le faut, vers ce que l'on veut imposer aux autres. Il n'y a plus de dialogue, mais un diktat terrifiant car il pourrait s'attaquer aux urnes mêmes, symboles ultimes de la démocratie, de la liberté. On assiste à ce vent mauvais qui ramène du passé des mots, des slogans infâmants pour brûler l'adversaire. Mais l'adversaire est l'autre partie du peuple, celui qui est le plus faible. Alors on s'unit, on chasse en meute. Des lettres, des discours, des appels, les médias mobilisés, l'espace moral, mental noyé, asphyxié. Un président de la République sortant, qui devrait être l'arbitre de la Nation, demandant, exhortant les électeurs à ne prendre qu'un bulletin de vote, celui de son protégé, stade ultime de la dégradation de sa fonction. L'Europe, même celle de Bruxelles, se tait, retient sa respiration, regarde médusée la mise à mort de la grande idée des hommes de la Révolution Française, puisée à la source de l'idée de démocratie à Athènes, aussi imparfaite était elle alors. J'écris cela avec une grande tristesse car ce n'était pas l'idéal européen des hommes comme Victor Hugo ou Stéfan Zweig, ou jean Monnet que de détruire ou même de porter la moindre atteinte à la démocratie pour imposer ses vues. .
H.Z.

mardi 25 avril 2017

A propos de Romain Gary...

Romain Gary aimait passionnément la France au point d'avoir été profondément triste toute sa vie de n'être pas né français, lui qui était un si grand écrivain, qui vivait la langue française et a eu deux fois le prix Goncourt. Il y a parfois au fond des êtres des déchirures si douloureuses qu'elles étonnent les insensibles. Il a fait la guerre dans l'armée de la France Libre, a été Consul-général de France à Los-Angeles, a épousé Jean Seberg... Il avait tout, mais il ressentait au fond de lui ce manque qui l'a fait souffrir toute sa vie. Quand on pense à ceux qui ont, aujourd'hui, honte de la Culture , de l'Art français, de la langue française, qui veulent tout détruire, tout engloutir dans le magma de l'univers... Pauvres "les "Romain Gary"
H.Z.

samedi 22 avril 2017

Je me tuerais pour vous de F. Scott Fitzgerald, traduction de Marc Amfreville - Grasset/Fayard Edit. 480p. 23€

On croyait que tout avait été traduit de F. Scott Fitzgerald, et voici, Ô surprise, la traduction des nouvelles que l'auteur de Gatsby le magnifique et de Tendre est la nuit, avait écrite pour les revues américaine pour des raisons alimentaires, ses romans se vendant mal, et ses scénarios pour Hollywood, n'étaient pas toujours acceptés. Voici donc un lot de nouvelles superbement intéressante car écrites par un grand écrivain ayant le sens de la formule, des tournures de phrase, d'une psychologie fine, et de mots qui font mouche.
Alors allons-y ! Lisons ce bouquin et relisons.
18/20
H.Z.

mardi 18 avril 2017

Nouveauté : Le candidat au certif. de Gérard Nédellec - Edit. Marivole -272p 20€

Une classe du primaire des années 1960. Le monde d'avant les grandes mutations... la fin des "30 Glorieuses"...
Charme.
Hermès

dimanche 16 avril 2017

NOuveauté : La France d' "En bas" d'Anne Nivat - Fayard -

Anne Nivat  a enquêté sur la France "oubliée" des petites villes de province d'où sortent régulièrement ceux qui vont devenir des gens célèbres comme Pompidou, Gérard Depardieu, Jacques Chirac ou Hollande etc.
Une France qu'une fois au pouvoir ou à la célébrité, ils s'empresseront d'oublier et qu'ils ne retrouveront le plus souvent que pour quelques commémorations, parfois familiales... C'est tragique car c'est cette France profonde qui est le creuset de l'identité française...
A lire,
A méditer pour ces familles qui ne transmettent plus les traditions, les coutumes, les croyances, la foi en leur pays...
18/20

jeudi 13 avril 2017

Nouveauté : RESISTONS de Jean Lassalle, Editions La Différence - 80p.

Un livre percutant d'un candidat sincère et animé de la puissance de la France profonde. Jean Lassalle est un des candidats à la Présidence de la République, il a été berger, puis ouvrier, puis élu député de son Béarn natal. Il a épaté la France en chantant l'hymne des montagnes de sa région, debout au fond de l'Assemblée nationale, sur le dernier gradin, alors que, stupéfaits, Nicolas Sarkozy, était alors ministre de l'Intérieur, et Jean-Louis Debré, président de cette assemblée à majorité UMP, cela pour réclamer plus de protection devant un tunnel qui venait d'être construit entre la France et l'Espagne, puis il avait entrepris une longue marche dans toute la France allant à la rencontre des gens, et dormant chez eux. Passant chez JC. Bourdin sur BFMTV, il révèle que les députés ne sont pas libres, mais soumis aux diktats de la direction de leur Parti. S'ils veulent, comme lui, s'en affranchir ils sont menacés de n'être plus sur la liste de leur parti aux élections suivantes...Il pense aussi que les grands partis, eux, sont soumis aux grands groupes financiers, bancaires etc.
Le livre-programme d'un homme sincère, parlant du fond du cœur comme une expression vivante d'un nation.
"L'enfance est la dernière chose qui m'appartenait"  "Heureuse enfance, mon père chantait au lieu de se fâcher." "J'adorais mon père."  "Une tournée générale de mots simples".
Un livre rafraîchissant.
18/20
H.Z.

mercredi 12 avril 2017

L'Election Présidentielle comme un terrain de jeu...

Il semblerait que Macron s'amuse comme un fou dans cette élection présidentielle qui est pour lui un formidable terrain de jeu ! Dans la cour des politiciens professionnels, il joue à la marelle, saute d'un personnage à l'autre, interprète avec sa femme un rôle de "people", chante avec les montagnards, rigole à plein tube et se fout de tout. Il est au "Théâtre" et interprète tous les rôles que le public désire : matamore dans les meetings, doucereux puis griffant, mordant, mais avec en arrière fond le "jeu", la composition, comme il le faisait au théâtre. Il a compris que la politique c'était un "jeu", presque de la rigolade, on peut en faire sans se prendre au sérieux tout en jouant au sérieux, comme dans les affaires, le principal, c'est d'être dans le bon wagon, celui de la richesse, du pouvoir, de l'entregent, au fond Macron est un personnage d'Honoré de Balzac, de sa "Comédie humaine". Ses concurrents jouent la carte du sérieux, des "responsables", des "compétents", des "protecteurs", lui joue la carte du n'importe quoi pourvu que, grâce aux Médias, à lui, tout acquis, le bon peuple des électeurs le voit, l'entende, prenne au sérieux ses volte-face. Il a la jeunesse, l'impertinence de la jeunesse, les autres sont des viocques, usés, fatigués, il n'en fera qu'une bouchée grâce à ses jongleries de grand acteur, de grand chambouleur. Il sourit de haut à ce peuple d'électeurs-moutons à raser, qu'il espère fasciner par ses différents personnages. Aujourd'hui, il chantait dans les montagnes, demain... il chantera où... sous la houlette de ceux qui l'ont choisi, fabriqué, qui ont sorti des millions d'euros pour le lancer comme un produit industriel. Il est leur Pinocchio avec un nez qui s'allonge, espérons qu'ils n'ont pas joué aux "apprentis-sorciers".


H.Z.

lundi 3 avril 2017

Nouveauté : LES MISERABLES de Victor Hugo

Article paru dans Le Figaro du 13 avril 1862.

Lettres de Colombine

Depuis ma dernière lettre, le Cotillon a été sifflé, les Misérables ont paru.
J'ai lu les deux volumes de M. Victor Hugo d'un seul trait et d'une seule haleine. J'ai lu vite, j'ai pensé longuement. Comme ce livre est l'événement de l'année, je demande la permission de dire ce que j'en pense, devant à mes lecteurs la vérité, à moi-même la franchise et le respect à l'auteur: il y a moyen de concilier tout cela.
Je ne ferai point l'analyse d'un ouvrage qui est dans toutes les mains, et qu'on a traduit dans toutes les langues; ce serait du temps perdu qu'on peut employer mieux.
Toutes les plaies de ce monde étalées: la pauvreté poignante, le travail refusé ou insuffisant, une mère dévouée à son enfant jusqu'à se vendre pour elle, la prostitution pour la femme, dernière misère et ressource dernière. Pour l'homme, le bagne, où il reste dix-neuf ans: cinq ans pour un pain volé, quatorze ans pour trois évasions inutiles. Après sa libération, après la route libre et les longs voyages, partout les portes fermées et les visages hostiles, et nul moyen pour le malheureux de remonter ou par vertu, ou par effort, ou par sacrifices, à sa place perdue et à son rang d'homme parmi les hommes. Comme un contraste consolant, un prêtre répandant à pleines mains le trésor des miséricordes divines, et montrant aux misérables Dieu meilleur que les hommes, et son paradis préférable à la vie d'ici-bas. -Voilà pour l'idée.
Une simplicité cherchée, des images tourmentées, mais souvent saisissantes, des phrases parfois obscures, de l'affectation à dire pompeusement les choses simples, et à donner à la vérité la plus évidente un vêtement qui la rende méconnaissable, des effets préparés de longue main et qui manquent leur entrée; des tonnerres de pacotille comme en forge, dans son laboratoire, M. Dennery le grand alchimiste, et dont la voix enrhumée n'ayant plus de puissance, ne produit plus d'effroi, un perpétuel abus des substantifs de sept lieues et des adjectifs gigantesques, un mauvais goût inévitable racheté par des beautés de premier ordre. -Voilà pour le style.
Illustration des «Misérables» deuxieme livre: Marius et Eponine.
Illustration des «Misérables» deuxieme livre: Marius et Eponine. Crédits photo :
Le commencement, long et trainant à travers des détails touchants et des traits hasardés. Les scènes entre lorettes et étudiants traitées avec une grâce lourde, une légèreté pesante, une sonnerie de mots baroques, un effort malheureux de gaieté et une absence absolue d'esprit. Où donc le peintre de la vie de Bohême peut nous dire, comme il convient, ces échappées dans la campagne où folles et fous s'en vont deux par deux, ces diners d'amoureux qui s'embrassent comme s'ils s'aimaient, ces entretiens bruyants ou discrets, nés des ivresses tapageuses ou mélancoliques, et ces coups de canif plantés au beau milieu de ces contrats passagers? Mais viennent ensuite des tableaux d'une vérité saisissante, des descriptions navrantes, un intérêt bizarre qui s'insinue progressivement et qui vous domine en entier; un oubli complet de ce qui n'est pas ce qu'on lit; on est sous le charme ou plutôt sous la terreur, quoiqu'on résiste et qu'on s'en veuille d'y céder; on va jusqu'au bout dévorant les pages, partie soi-même dans ces luttes de vie et de mort, entendant résonner dans son âme et dans sa chair ces cris d'angoisse et de désespoir, effrayé qu'on est par l'horreur et vaincu par la grandeur de l'œuvre. -Voilà pour l'effet.
Corneille faisait, ses héros plus grands que nature. En cela Victor Hugo ressemble à Corneille, il semble se préoccuper plus de forger des types que de peindre des gens qui ont existé, il ne se traîne pas dans des sentiers frayés, ni à la poursuite d'une observation banale, mais il outre démesurément les personnages qu'il crée, dans le sens des vices ou des vertus qu'il leur donne; de telle sorte que les contrastes sont plus saisissants, le but devient plus visible, et la pensée se dégage plus claire du dédale des événements ou des nuages de la phrase.
Victor Hugo ne se complait pas, comme Eugène Sue, dans la peinture navrante des dégradations et des vices de l'humanité, sans autre souci que celui de les étaler hideusement dans les pages interminables de ses romans malsains; il n'est pas, comme Balzac, un observateur minutieux, qui se compose du nombre et de l'exactitude des détails, un majestueux ensemble, et qui se préoccupe davantage de la peinture que de la preuve, il se croit appelé ici-bas à une mission régénératrice; il exerce comme un sacerdoce indulgent, il se plaît à tenter des réhabilitations grandioses, il donne aux vices des excuses, au crime une raison d'avoir été ou de ne plus être, il rachète par l'amour, il sauve par le repentir et conduit ses héros, à travers les fatigues et les périls d'une ascension douloureuse, jusqu'aux sommets effrayants des plus inaccessibles vertus.
À cette tâche on faiblit souvent, plus souvent on fait fausse route! On prend le vraisemblable pour le vrai, le démesuré pour le grand, et l'effort tenté pour la victoire gagnée. Mais à de tels labeurs se dévouent seulement les grandes âmes et les nobles cœurs.
Tournage le 22 juin 1957 du film «Les Misérables» réalisé par Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin et Bourvil.
Tournage le 22 juin 1957 du film «Les Misérables» réalisé par Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin et Bourvil. Crédits photo :
Nulle plus que moi n'admire Victor Hugo: comme écrivain il le cède à plusieurs, comme auteur dramatique il ne le cède à personne, comme poète il est le premier depuis que Musset n'est plus. Que de jouissances je lui dois, que d'émotions dont je tremble encore, que d'enthousiasmes toujours jeunes et vivants! L'âge n'a pas refroidi son ardeur ni éteint la jeunesse de son cœur et les flammes de son génie! il travaille plus qu'aux premiers jours, remuant les plus lourds fardeaux et nous étonnant par la grandeur de la conception et la puissance de l'effort. Il surabonde de sève et de vie, poussant des rameaux luxuriants comme un arbre qui se couvrirait de fleurs et de fruits tout ensemble et qui pencherait ses branches pour que chacun les put cueillir, il a des accents qui vont au cœur par le chemin le plus court: pour ne pas l'admirer il faudrait avoir perdu l'amour du bien et le sentiment du beau, et pour ne pas l'aimer n'avoir pas été enfant ou jamais été mère.
Aussi, que me font ses défauts, ses taches et ses faiblesses! je les reconnais et je passe outre.
Je vais où les beautés étincellent. Comme un fleuve qui, parvenu à rejeter sur ses rives les débris du dernier orage qui encombrent sa marche, roule des eaux pures en ombreuses sous un ciel apaisé; ainsi débarrassé des phrases pompeuses qui ne disent rien, des images choquantes rendues en antithèses disparates, des faux brillants et du clinquant sonore, le poète se développe à l'infini, passe réfléchissant dans un tranquille mirage l'aspect des choses humaines et de la vie mortelle, en revêtant des idées sublimes d'une irréprochable forme.
Victor Hugo peut s'arrêter ici et mesurer du regard le temps passé et le chemin parcouru.
Fac-similé de la première partie du manuscrit de Victor Hugo, «Les Misérables».
Fac-similé de la première partie du manuscrit de Victor Hugo, «Les Misérables». Crédits photo :
D'abord religieux et royaliste, il chante les vierges de Verdun, le sacre de Charles X, la mort de Louis XVII sur une lyre harmonieuse et d'une voix jeune et pure; puis il se tourne du côté de l'Orient, dont il redit les chants colorés et les poétiques souvenirs, déjà plus emporté et moins maître d'une inspiration plus puissante; ensuite, il se lance en pleine mêlée et dans le courant des passions et des luttes modernes; il chante ses tristesses et ses combats, ses passions et ses espérances, les douleurs et les gloires de la patrie; souriant de temps en temps aux enfants qui passent, promenant ses doigts puissants sur les cordes attendries et sur les cordes d'airain. C'est alors qu'il roule, comme le Pactole, les cailloux, la fange et l'or pur; son génie s'augmente et son goût s'altère. Puis, il vogue en plein moyen âge; il y déploie ses ailes; il s'éprend du passé, qu'il retrace dans des abrégés d'une poésie incroyable et d'une vérité passionnée. Il crée des types qui sont demeurés: Quasimodo, Esmeralda, Phœbus, et ce prêtre, entraîné dans les révoltes de la chair et les tempêtes des sens, dont la figure désolée passe encore devant nous dans la magie des rêves et les lointains du souvenir.
J'imagine que Victor Hugo a voulu, comme contraste et comme expiation, nous montrer, après l'archiprêtre de la grande cathédrale, ce prélat vénéré de son dernier livre, qui répand sur les misérables les trésors de son amour et de sa charité sans bornes.
Enfin, célèbre, populaire, n'entendant plus monter jusqu'à lui que les vagues d'une immense flatterie, et cessant de prêter l'oreille à la voix de la critique, qu'il méprise, et aux conseils d'une raison qui lui pèse; il s'isole, il se drape, il s'écoute, il se pose en prophète et en inspiré; il devient mystique, incompréhensible, apocalyptique et sibyllin! Il transforme les éternelles vérités en gigantesques extravagances; il explique l'histoire, renoue la chaîne interrompue des âges, donne Voltaire pour le successeur direct du Christ, entre dans les conseils de Dieu et daigne être indiscret.
Il faut bien noter, quelque tristesse qu'elles inspirent, ces aberrations d'un si grand esprit; elles laissent dans les volumes dont nous nous occupons un long et douloureux sillon; seulement, au sortir de ces hallucinations, le poète n'a perdu ni sa voix, ni sa puissance, et l'homme y a contracté une douceur attendrie. Il se prend d'une ineffable tendresse pour ses frères engagés dans la bataille de la vie; il les relève, il les exhorte, il les bénit, il leur prodigue les consolations que lui dicte son propre malheur, et sachant bien souffrir, il sait aussi plaindre.
Il ne distinguera pas. -Qu'importe? Il aura la même pitié pour le fils de Cartouche que pour le royal enfant dont il a pleuré le douloureux martyre; il jettera à la société, qu'il fait responsable des souffrances de ses membres indignés ou révoltés, un avertissement sinistre et comme un cri d'anathème. Il voudra réformer les Codes, oubliant qu'on ne peut changer les hommes; il demandera la suppression du bagne, comme il a demandé le silence de l'échafaud, et volontiers il fera le procès au juge qui applique la loi, plutôt qu'au misérable qui la subit. Couvrant l'énormité des fautes sous le pardon d'un Dieu dont il se croit l'interprète, ne prouvant rien parce qu'il ne veut rien céder, outré, excessif, violent, mais convaincu, il poursuit sa route, déblayant les obstacles sans jamais les tourner, et poussant devant lui un amas d'idées généreuses et de sublimes erreurs.
En somme, ce livre est d'un grand effet, et l'homme d'un grand spectacle.
En ces temps de disette littéraire, où l'on ne voit que des pygmées se haussant sur des productions malsaines; où les libraires ne mettent en vente que des romans boiteux, des ébauches mal venues; où la critique sérieuse se jette dans le passé pour y pâturer librement, où chaque jour, au bas des grands journaux, s'escrime, férule en main, ce Sancho mal pensant d'un don Quichotte vantard; c'est une rare bonne fortune, et c'est un vrai bonheur que l'apparition de ce livre, venu au milieu du silence, commandant l'attention, appelant l'examen, forçant au respect, faisant une superbe trouée au milieu des publications obscures qu'il livre plus vite à l'oubli, et jeté parmi nous de si loin et de si haut par un grand homme malheureux.
Ovide exilé suivait d'un œil attendri le voyage de son livre jusqu'à cette Rome, dont il se sentait si loin, et qu'il ne devait plus revoir. Ainsi doit faire l'auteur des Misérables! Mais, s'il vit loin de nous*, avec nous son âme et son génie, et s'il souffre toujours, il travaille encore.
Par Colombine
* Victor Hugo est exilé depuis le coup d'Etat de Napoléon III en décembre 1851. Il s'installe d'abord en Belgique puis à partir de 1855 à Guernesey. Son exil dure plus de vingt ans.
Le texte est republié en conservant l'orthographe de l'époque.

jeudi 30 mars 2017

Divine Comédie de Gaël Tchakaloff- Essai - Flammarion

C'est un livre d'entretiens avec des hommes politiques. Celui qu'a eu l'auteur avec Bruno Le Maire, écrivain et ancien ministre, candidat malheureux à la Primaire de la Droite LR, laisse percer son amertume. Son analyse de la psychologie de " l'homme politique" est intéressante.
Voici quelques extraits de ses confidences :
"La Politique, ça écrase tout le reste de la vie, ça absorbe tout, ça prend tout, ça vole tout. Si je perds, j'aurais dilapidé tout ce temps sans ma femme, sans mes enfants, en pure perte."
"Les hommes politiques, ils sont dépressifs, alcooliques. C'est qu'il ne faut jamais voir les choses telles qu'elles sont. Il faut se projeter au-delà, nier la réalité. Et en même temps, il faut être lucide sur la réalité. C'est la dissociation permanente, le décalage entre la réalité et ton rêve. Les deux ne coïncident jamais, sauf lorsque tu es élu. C'est pour cela qu'après cela crée la dépression."
"La politiques cela attire les névrotiques. On l'est tous. Ce n'est pas la politique qui rend névrotique, on l'est avant, on s'y retrouve."
"Les deux névroses les plus courantes en politique, c'est le narcissisme, évidemment, et la haine de soi. Le Pouvoir c'est la guérison de la haine de soi."
Edifiant. A lire.
Cependant cette liste des "qualités politiciennes" requises dans cette carrière n'est pas exhaustive, car on peut y ajouter la fourberie, indispensable pour tromper les électeurs, les promesses que l'on sait mensongères, la passion pour la "belle vie" aux frais de l'Etat qui est un moteur indispensable entre autres etc.
A joindre cet extrait des Mémoires de Mario Vargas Llosa, écrivain qui s'était présenté à la Présidence du Pérou en 1990, et fut battu par Fujimori qui, lui, s'est retrouvé en prison pour crimes contre l'humanité :" J'ai fait une découverte déprimante, la politique réelle n'est pas celle qui se lit et s'écrit, mais celle qui se vit, a peu à voir avec les idées, les valeurs, l'imagination... Elle est faite presque exclusivement de manœuvres, intrigues, conspirations, pactes, paranoïas, trahisons, calculs, pas mal de cynisme, et toutes sortes de jongleries."  in Le Poisson dans l'eau.
Alexandre Jardin, autre écrivain qui a tenté de se présenter à l'actuelle Présidentielle française est aussi amer, il n'a pas pu réunir les 500 parrainages indispensables, les grands partis ayant fait barrage auprès des élus concernés...

Hermès 

mercredi 29 mars 2017

Mon agenda de président, 100 jours pour tout changer de Nicolas Dupont-Aignan, Librio-poche 3€

Nicolas Dupont-Aignan livre son agenda de ses cent premiers jours de président. Un programme détaillé de tout ce qu'il fera, pensé, construit. A l'encontre des autres candidats qui livrent leur soi-disant vision de la France, Nicolas Dupont-Aignan offre un tableau solide de ce qui se passerait s'il était élu, avec la volonté farouche de rétablir la Souveraineté de la France à tous les niveaux, à construire une Europe fraternelle respectant chaque peuple et ses droits, rétablir l'économie de la France par une diminution drastique des impôts, et le développement de tous les secteurs créateurs d'emplois en France. A lire avant d'aller voter. 18/20 H.Zaphiratos

dimanche 26 mars 2017

A propos du "rester jeune"...

Lutte permanente des trentenaires pour rester dans la course, porter la barbe de deux jours, s'habiller jeune, vivre jeune dans la musique, sculpter son corps, biceps, tablette de chocolat pour l'abdomen etc. Dans les années 80/90 Il y avait le Bus-Palladium, les salles de sport, les courses, tout pour rester "jeunes" en sculptant son corps, pour résister aux "nouveaux" qui arrivaient et ne pas se trouver "dépasser" vis à vis des autres, hiérarchie, clients, chefs de service etc. Cela n'a pas changé, c'est l'accélération des infos, des contacts, des nouvelles technologies... L'engouement médiatique et politique pour Emmanuel Macron fait partie de ce cette psychose. Se mettre avec les jeunes pour rester dans la course... Hermès

Plonger, de Ono-dit-Biot, roman -Gallimard - 458p.

Tout commence par l'enfant qui naît et se termine autour de cet enfant. Une femme prise de passion pour la photo disparaît du domicile conjugal pour courir le monde, on la retrouve morte sur une plage d'Arabie. Le narrateur fait le tour du monde pour retrouver les endroits où sa femme, pense-t-il, a fait des photos, tour du monde, des villes, des lieux en expliquant le monde, l'histoire etc. Une espèce de quête pour comprendre la vie, l'amour, le destin. On peut seulement regretter le manque de style et l'emploi de clichés trop souvent dans le genre langage journalistique-reportage Besogneux sans étincelles. 12/20 Hermès

vendredi 24 mars 2017

Nouveauté : Place Beauvau, Police, Les secrets inavoués d'un quinquennat de Didier Hassous, Christophe Labbé, Olivia Recasens, Robert Laffont Edit. 240p.

A propos de l'Election présidentielle...

Mais non, c'est un très grand acteur. Il joue dans une pièce extraordinaire :"La Comédie humaine" de la France où il y a tous les grands comédiens issus de la Nation française, avec un Rastignac aux dents longues, un Baron de Nucingen, banquier, il y a aussi la Cousine Bette', le Père Goriot. Ce n'est pas la peine d'aller à la Comédie française, tout est là devant nos yeux, nos oreilles, nous avons une chance formidable d'avoir des metteurs en scène comme Gilles Boileau, David Pujadas, Laurent Ruqiuer etc. des acteurs, actrices de complément comme C. Angot, des figurants assis qui applaudissent quand les claqueurs leur donnent le signal, il y a même les enfants, et Jupiter à l'Elysée qui actionne le tonner, la foudre, il y a tout, les trahisons, les haines contre une "Jeanne d'Arc au bûcher", tout avec en coulisse des meurtriers en puissance le poignard sous le manteau... C'est vraiemnt fantastique ce que l'on vit, et cela va durer encore deux mois merveilleux, un spectacle qui dépasse Chambord, le Puy-du-Fou, Disneyland, le match Hillary-Donald Trump-Poutine. Les Français et le monde entier se régalent et dans deux mois, quelqu'un va sortir des boîtes des urnes, et crier "Me Voilà !" Il ne faudrait pas que le réveil soit trop amer pour les specateurss ébahis, dreogués des paroles, il ne faudrait pas qu'ils s'endorment sur tel ou tel acteur de la comédie-tragédie qui se joue devant nos yeux admiratifs ! H.Z

jeudi 23 mars 2017

Décadence de Michel Onfray, Flammarion Edit. 650p. 22,50€

Michel Onfray rassemble dans ce livre l'ensemble des textes, des paroles qui ont provoqué au cours des siècles des souffrances inouïes aux hommes sous prétexte qu'ils portaient la parole de leur Dieu. Il montre les turpitudes, les absurdités, les manipulations de certains textes, des extrapolations fantaisistes pour terroriser, dominer. Son livre est très bien documenté et porte juste. Il fait œuvre de salubrité publique en pointant du doigt ces dérives mortelles que l'on voit d'ailleurs encore aujourd'hui dominer certaines régions du globe.
La seule réponse à ces terribles effets réside dans la "connaissance", l'instruction, la liberté de parole, d'écrire, de penser, la liberté tout court, comme l'écrivaient déjà les philosophes comme Platon, Aristote, Diogène, les Stoïciens, puis Voltaire, les philosophes des Lumières, continuant ceux de la Renaissance italienne, Erasme etc.
Le combat pour la liberté, le respect de la personne humaine est un combat difficile et permanent tant la nature humaine peut se révéler féroce, brutale, dominatrice, intransigeante et stupide. La méchanceté, la dureté porte le visage hideux du monstre.

lundi 13 mars 2017

NOUVEAUTES...

NOUS de E. Zamiatine, roman d'anticipation - Actes Sud Edit. 250p.
Ce roman d'anticipation a inspiré Aldous Huxley pour Le Meilleur des Monde, George Orwell pour son 1984...
LA BATAILLE DE PYLOS de Philippe Lafargue 250P. 22€ - Alma Editions
Très beau livre sur un épisode des Guerres du Péloponnèse racontées par Thucydide, le premier historien, témoin avec Périclès, Alcibiade, Cléon.
Hermès

Mon Mari et Moi, d'Elisabeth Jacquet - Essai - Serge Safran Edit. 140p. 14,90€

Joli petit livre d'aphorismes sur le couple, l'interdépendance, la vie commune, l'évolution des deux êtres qui vivent ensemble dans ce qu'ils espèrent la durée de leur union.
"Ainsi sommes-nous chacun la somme de ce que nous sommes l'un avec, pour, contre, indépendamment mais jamais vraiment sans l'autre."
Elisabeth Jacquet avec finesse vit, décrit, roule autour de ces rapports ambigües qui transforment l'homme et la femme, mariés lentement, tranquillement.
Une jolie couverture, un format heureux pour glisser dans une poche et lire n'importe où, n'importe quand.
16/20
Hermès
Serge Safran Edit.86, rue du Cherche-Midi - 75006 - Paris

vendredi 10 mars 2017

Nouveauté : Brigitte Bardot, répliques & piques - François Bagnaud, L'Archipel.

Brigitte Bardot, répliques & piques. Dans ce livre de souvenirs et de réflexions, BB.  a rassemblé ses coups de gueule et ses propos provocants.
Hermès

samedi 4 mars 2017

La liberté des savanes, de Robert Lalonde, Carnets, Boréal Edit. Montréal 184p.

Carnets, notes littéraires et personnelles, journal de Robert Lalonde. A propos du roman, il écrit « C’est un peu comme si tout le XXe siècle, toute l’histoire qui a mené à décloisonner ce que c’est que la littérature, n’avait pas existé et qu’il nous fallait revenir au XIXe siècle ! ». Le  récit, tenir la main au lecteur comme il dit ? Ça l’ennuie prodigieusement. « Pourquoi le roman, la nouvelle ou les carnets devraient-ils donner le mode d’emploi ? Ça me semble être bien plus qu’une question d’effort. Dans la lecture, il y a un vertige, sinon il ne se passe rien. Et ce vertige, il faut reconnaître qu’il y a un certain nombre de personnes qui ne peuvent tout simplement pas le franchir. »
Robert Lalonde se situe plus dans la lignée des J.J. Rousseau, Gide du Journal, etc.
Hermès
  

vendredi 3 mars 2017

Macron par Macron, Editions de l'Aube, 130p. - Collection Le 1 en Un livre-

Vient de paraître ces entretiens avec lui-même du jeune candidat à la Présidence de la République. C'est un auto-portrait intéressant qui dévoile sa personnalité, ses motivations et ses critiques sur le système politique et économique de la France d'aujourd'hui.
Il en ressort des idées claires sur ce que tout le monde sait des grippages de la société, des blocages de l'économie, du rôle pernicieux de certaines décisions etc. Ce que la Cour des Comptes à longueur d'année analyse et pointe du doigt.
Là, rien de nouveau sous le soleil.
Il constate comme chacun que le clivage Gauche-Droite n'est plus intangible. La frontière entre les deux ou les trois avec le Centre est poreuse, chacun pouvant passer de l'une à l'autre.
Reste qu'en profondeur Emmanuel Macron ne croit pas en la souveraineté française, il croit qu'elle n'existe que dans l'Europe. Il croit aux blocs, le bloc américain, le bloc chinois, russe, et le bloc européen. Il fait fi de la diversité, de l'homogénéité des nations européennes, de leur diversité, de leur différence économique. Ensuite, dans sa réflexion sur l'économie, et des solutions, il ne tient nullement compte du facteur humain, social, du poids des syndicats etc.  Pour ce qui est des problèmes internes sociaux de la France, il les élude.
Marc Lambron, Natacha Polony complètent ce dialogue narcissique en essayant de comprendre le "phénomène" Macron à l'heure politique actuelle. Ludion, hybride. Peut-être est-ce un renard dans une cour politique en expectative, y important sa jeunesse, sa fougue et qui, avec ses sponsors, cherche à séduire, manipule, et veut conquérir le Pouvoir comme dans un jeu.  
Il semble s'amuser dans cette course à l'Elysée. Et peut-être que pour lui ce n'est qu'une tentative, "Chiche" s'est-il dit : "Je vais être à l'Elysée", quand il a compris que tout s'effaçait devant son culot. A l'ENA, il aurait fait partie d'une bronca de 75 sortants et auraient obtenu leur diplôme sans classement comme c'est d'usage, puis il a des rencontres super intéressantes pendant ses stages de haut fonctionnaire. Entré chez Rothschild, il aurait fait partie de l'équipe qui a négocié une acquisition-cession pour la multinationale Nestlé, réussite, pluie d'argent chez Rothschild, sa petite part, un ou deux millions d'euros. Entré chez Hollande à l'Elysée, recommandé par Attali etc. il assiste à tout, observe comprend que c'est facile; ministre de l'Economie avec Sapin et Axelle Lemaire, il retrouve des énarques, tout est simple, alors la Présidence de la République ? Pourquoi pas ? Allez création de En Marche avec le soutien et le pilotage des mentors fortunés socialistes, succès rapide. Il est jeune, a le bagout facile, sait hurler, le moment semble propice, on veut des "jeunes" pour renouveler le PS. ça marche fort, meetings etc. Toutes les télé, les journaux, les journalistes ouvrent leurs portes, le sacrent. Comme il faut un programme, qu'à cela ne tienne, comme l'a montré Canteloup sur TF1 dans son émission humoristique, il offre TOUS les programmes que l'on veut.Ca ne coûte pas cher, il sait que personne ne les tient, comme Hollande son mentor avec le programme du Bourget mis à la poubelle une fois élu. Macron veut gagner l'Elysée, comme on gagne un jeu vidéo ! C'est marrant;L'Elysée, c'est facile, puisque Hollande, Sarko l'ont eu... Alors par-dessus bord ce qui gêne : le colonialisme, l'Art français, la langue française, tout ça c'est du passé, à nous l'avenir, le triomphe du jeu vidéo des Présidentielles. Le monde numérique est là...
La vie est une merveilleuse aventure, tout est facile... Le pouvoir est là.
« A nous deux l'Elysée ! » Pourrait-il dire comme le héros de Balzac.
Hermès

dimanche 26 février 2017

A propos d'un livre qui vient de paraître sur la "Monarchie" en France...

La monarchie parlementaire n'aurait pas empêché tout ce qui s'est passé en France depuis les années 1930... Tout s'est enchaîné d'une façon dramatique. En juin 1940, si le Comte de Paris avait rallié Londres et s'était associé à De Gaulle, ce que celui-ci espérait, il y aurait eu peut-être un retour à un roi républicain dans une monarchie parlementaire à l'anglaise. Aujourd'hui ce n'est pas possible ou envisageable.
On doit faire avec ce qui est, les forces en présence, éviter les écueils des utopistes, des rêveurs, des ambitieux sans scrupule, sa foi dans leur pays, dans la langue et la culture de son pays, on doit faire attention aux OVNIS venus de nulle part pour nous emporter nulle part sinon dans la dissolution du pays, les fractures si diverses qui se sont amorcées. Le retour à l'âme profonde "Bernanienne" "Péguyennne" , "Gaulliennne" en somme est indispensable, vitale contre les dérives mondialistes qui veulent nous déposséder de notre âme, de notre essence vitale. Sans l'essence profonde de notre "moi" culturel, national, nous ne sommes rien que des consommateurs esseulés, perdus dans les objets jusqu'à ce que des dérives totalitaires nous saisissent, nous éliminent. Monarchie, oui, mais de nous-mêmes, de notre pays, de notre "essence".
Hermès

vendredi 24 février 2017

Terreur de Yann Moix - Grasset - 256p. 18€

Yann Moix rassemble dans ce livre ses réflexions sur les évènements tragiques terroristes qui se sont déroulés en France depuis 2015. Réflexions qui oublient la part historique et thématique du terrorisme de Daech, Al-Quaida etc. Ce qui rend son propos comme une analyse artificielle ne sondant qu'une part de la question.
Hermès  

jeudi 23 février 2017

Nouveautés...

- Le Grand Paris d'Aurélien Bellanger - Gallimard - 480p. 22€ -
- La Mémoire n'en fait qu'à sa tête - Bernard Pivot - Albin Michel - 240p. (1° partie)
- Le Bureau des jardins et des étangs - Didier Decoin - Stock - 396p. 20,50€
- La Nature exposée de Erri de Luca - Gallimard - 176p. 16,50€
- Mes Indépendances (Chroniques) de Kamel Daoud - Actes Sud - 480p. 23,90€
- La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben - Les Arènes - 272p. 20,90€
- Berlin secret de Franz Hessel - Albin Michel - 192p. 18€

dimanche 19 février 2017

A propos de l'intranquillité humaine...

Personnellement j'ai recours aux maximes stoïciennes.
Et au souvenir d'un moment de pur calme, où l'on a vécu quelque chose qui ressemble à un arrêt sur l'image de totale tranquillité : une grande plage vide sous les filaos et une cabane bambou, et la présence de mon père dans un fauteuil d'osier. En face, la mer lointaine sous le soleil...

H.Z.

vendredi 17 février 2017

Nouvelles... de France...

Chère Amie,

Vous me demandez des nouvelles de Paris et de France, il y en a tellement que je ne sais lesquelles vous feront plaisir. Tout est si alambiqué et divers que l'on ne sait où donner la tête, si on peut vraiment encore l'avoir claire. Les évènements s'enchaînent, mais je puis vous dire que le 22 février va démarrer une très très belle exposition Vermeer de Delft au Louvre, le tiers de ses tableaux sera présent à cette occasion, et cela vaudra vraiment la peine que vous y fassiez un tour. Toujours bien sûr les expositions à la fondation LVMH, qui reste un sanctuaire de la modernité et du bon goût. Orsay aussi vaut le détour. Je sais que vous aimez y faire un passage quand vous venez à Paris, ne manquez pas cette fois-ci encore, il y a toujours des surprises. vous avez certainement entendu parler du Salon Rétromobile, qui a réuni des très très belles voitures de collection dans les jardins de l'Eglise des Invalides. Ceux qui venaient visiter le tombeau de Napoléon n'ont pas pu le manquer. J'aurais du vous écrire, chère Amie, pour faire IN, "louper"... C'est vrai que l'argot chic évolue, et qu'avec les D'jeunes d'aujourd'hui, il faut suivre. Je ne sais si vous avez pu vous mettre à l'Internet, si oui, je vous aurais reçue dans mes messages, et comme je ne vous y vois pas, je pense que vous n'y êtes pas arrivée... Laissez tomber si c'est trop compliqué, vous serez plus tranquille, et ne recevrez pas un déluge de messages publicitaires. Vous achèterez plus calmement en allant vous promener ou faire vos courses plutôt que de commander dans le e-commerce, comme on dit. Les achats bondissent dans ce secteur, même pour les livres ! C'est pratique lorsqu'on a très peu de temps, que tout est organisé pour que l'on travaille et vive à plein temps, mais parfois c'est assez sympathique de se balader, de flâner pour découvrir des choses nouvelles. Concernant la littérature, comme vous me le demandez, je n'ai rien à vous conseiller. Voyez vous même, regardez les couvertures, les titres, lisez, comme je le fais quelques pages chez les libraires. Personnellement, comme je vous l'ai dit, je n'aime pas trop ces confessions, ou fausses confessions, cela commence par "je", et se termine aussi dans le "je". C'est le regard unique, l'angle choisi pour définir et écrire, et souvent cela plonge dans ce que les écrivains ont de plus triste, ou dont l'expérience difficile a été enregistrée par leur sensibilité. C'est vrai que c'est lorsque l'on est frappé par quelque évènement étrange, surprenant, malheureux très souvent, qu'il reste imprimé en nous, et qu'il ressort au bout d'une écriture. C'est pourquoi je referme vite ces aventures personnelles qui ne me touchent que peu ou pas. Aussi ai-je cherché quelque chose d'autre, mais le temps qui vient est dominé par la politique, avec l'élection présidentielle en France. Comme vous les savez, c'est un roi que l'on couronne et non un président, mais ce roi, n'est pas comme le vôtre, démuni de pouvoirs, celui de France a des pouvoirs somptuaires et presque exorbitants. Alors c'est une sorte de guerre, un peu comme cela s'est passé en Amérique avec le combat des Républicains et des Démocrates. Mais en France, le pouvoir royal est encore plus important car pendant toute la durée du mandat présidentiel, il n'y a pas la possibilité de le remettre en cause. Il met à l'abri le Président pendant sa durée. Vous devinez combien cela attise les convoitises. "La Victoire" c'est le slogan des postulants. Alors le combat fait rage, remplit les journaux, les radios, les télévisions. Essayez, chère Amie, de capter la France sur un des canaux, comme TV5, et vous verrez que vous aurez un spectacle très réjouissant, comme au théâtre, une pièce avec de multiples acteurs, des rebondissements inattendus, Vous aurez toute la panoplie des personnages de Molière ou de Victor Hugo, des meilleurs auteurs de vaudeville, comme Feydeau ou André Roussin, du genre des comiques grinçants d'aujourd'hui comme les auteurs du "Père Noël est une ordure" ou "Le dîner de Cons" ; vous vous réjouirez des palinodies, des "mains sur le cœur", des accès de tendresse pour les minorités dont on veut les votes, toute la panoplie des intrigants sans scrupule que le désir de conquérir le cocotier de l'Elysée pour planer au-dessus de tout et de tous...
Chère Amie, vous allez peut-être sourire à cette lettre, et j'en serais très heureuse. Entre vous et moi, il y a encore cette complicité de bon aloi, qui, dans toutes ces sphères de la France d'aujourd'hui, semble avoir disparu. avec Diogène et sa lanterne on ne les trouve nulle part, sinon dans les grands palaces ou les hôtels de grand luxe, où l'on a appris à se courber devant les pluies de dollars et d'euros, qui pleuvent de certains clients. Mais restons la tête froide, regardons ce que nous sommes, des amies de grande compagnie, comme jadis le furent ces belles correspondantes de Versailles et de Paris. Ainsi nous vivons un peu hors du temps présent, où des banlieues brûlent, des hommes s'écharpent, la torche du Saturne de Goya enflamme certains coins de notre planète...

Je vous embrasse, chère Amie, sur les deux joues en vous souhaitant de garder précieusement un petit coin de bonheur dans le cœur et en vous  priant de me croire votre très fidèle et affectueuse

 Marie-Chantal

(copyrights H.Zaphiratos) 

mardi 14 février 2017

La pente despotique de l'économie mondiale de Hubert Rodarie - Essai - Ed. Salvator 2015

Hubert Rodarie est directeur général délégué du groupe SMA. Il a publié l'essai La pente despotique de l'économie mondiale dans lequel il étudie l'évolution de l'économie mondiale vers la création d'une conception où il y a ceux qui "ont" qu'il dénomine les "EUX" et ceux qui sont exclus qu'il appelle "NOUS". Il fait le point de l'élection de Donald Trump à travers ce prisme. Donald Trump dressant les "NOUS" contre l'élite technocratique des "EUX" qui ont tout et acceptent l'économie du "déchet".
Analyse brillante qui peut servir au décryptage du Brexit, de ce qui se passe actuellement dans l'élection présidentielle en France, avec l'apparition fulgurante d'Emmanuel Macron, porté par les Médias...
Reste cependant le "faux pas" possible du candidat choisi, désigné... et c'est l'erreur du casting préparé..;
A lire
Hermès

dimanche 12 février 2017

Le dérèglement moral de l'Occident, Philippe Bénéton - Essai - Edit. du Cerf

La confusion des esprits et des mots, la police de la pensée instituée par la Gauche et ses intellectuels, le désordre de la pensée. A rapprocher aux livres Décadence de Michel Onfray et... Soumission de Houellebecq.

Hier dans l'émission ONPC de Laurent Ruquier, Michel Onfray a livré son analyse de la situation de la France et de l'Occident, pour lui c'est la "Décadence", titre de son livre. Pour lui dans les Primaires de Droite et de Gauche, les candidats n'ont parlé que de la politique économique, sociale, mais rien sur les grands enjeux du temps. d'autre part, pour lui, l'Europe et la France seront transformées par les flux migratoires, et les Européens deviendront minoritaires, il ajoute que le monde musulman deviendra majoritaire, les chrétiens minoritaires. Voilà ce qu'il pense et a dit... Il a par ailleurs considéré que ce que l'on appelle l'Art Contemporain, est un art "décadent" comme le pensaient et le disaient Staline, Goebbels et d'autres penseurs totalitaires. Laurent Ruquier a terminé ce débat en citant la dernière phrase du livre sur le "Néant"...
On a entendu du Oh! et des Ah ! dans l'assistance, et celle qui a succédé à Natacha Polony a souligné le côté pessimiste de Onfray, venant peut-être de son enfance et son parcours difficiles... Le livre est d'autre part une mise en cause en règle du christianisme...  tenu pour lui pour une "fable".

Un écrivain crépusculaire dans un monde qui se renouvelle sans cesse... Ces analyses et thèmes discutables vont certainement provoquer une prise de conscience dans les enjeux futurs.
Hermès

vendredi 10 février 2017

En attendant l'été ! Une journée sur la plage... Ext. de mon Journal


Les Trentenaires sont là avec leurs corps gracieux et agiles. L’été est là, magnifique sur la baie. Les voiliers sont là. Le soleil illumine l’océan du temps.

 Hier dans le petit restaurant au nom chanceux de « Baraka », la jeune serveuse est passée près de nous, laissant apercevoir la beauté arrondie d’un sein. Elle ne l’a pas voilée comme Sophie Marceau montant les Marches de Cannes. Quand je lui ai dit « Vous avez un charmant avantage ». Elle a souri et a m’a dit « merci », heureuse que dans l’anonymat d’une foule de clients, quelqu’un ait remarqué sa délicatesse d’été. Une petite seconde de bonheur entre elle et nous.

La foule a envahi les quais du port. Les étalages de nuit sont illuminés sur des produits venus des quatre coins du monde, comme il y a deux mille ans les débarcadères des ports grecs et romains. Sous des palmiers éclatants on cause, des rires fusent. Des enfants à moitié endormis passent, dans les bras de leurs pères. Les mamans suivent, nonchalantes, le regard perdu sur les devantures de robes légères, de dessous affriolants. Au-dessus du marchand de tabac et journaux, le losange rouge flamboie. C’est une nuit d’été simple au bord de la mer.

Des skippers préparent leurs voiliers pour la prochaine régate.

Nous avons repris la voiture après cette douce soirée. Certains sont partis prendre le bain de minuit en abandonnant leurs maillots, d’autres ont continué la fête dans une petite boîte aux lampions, dans les pins. Nous avons suivi la route qui longe le bord de la mer. Sur des kilomètres des ombres promenaient leurs rires et leurs jeux. Puis, nous nous sommes glissés dans la nuit. Les sons lourds des sonos se fondaient dans le vent léger.

M. s’était endormie. Son profil se dessinait sous l’éclairage du tableau de bord. Je l’aimais pour tout ce que nous avions vécu. Pour les jours gagnés et les jours perdus.

Là-bas, dans l’Orient profond, les jours et les nuits ont toujours une couleur de sang.

Extrait de mon Journal    H.Zaphiratos

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mardi 31 janvier 2017

A propos des Jeunes politiques.... Extrait d'"Un Jeune homme sans importance"


"J’aime Ethel.

A travers les vapeurs des gaz lacrymogènes, belle, intrépide, elle passe des pavés que d’autres descellent dans la furie, à Archie. Elle va jusqu’au bout d’une logique à laquelle je n’adhère pas. Oui, pour notre liberté, mais non à cet enfermement dans un système. En courant je lui ai expliqué mes raisons, je lui ai dit que je me battais avec elle pour la libération de la femme, l’égalité des sexes, pour un autre monde, plus juste, tolérant, mais que c’était absurde de suivre les mots d’ordre de « La Cause du peuple », que c’était une dictature, celle d’un soi-disant prolétariat, que les gauchistes voulaient instaurer ; qu’il n’y avait qu’à voir ce qui se passait chez Mao, en Chine ! Rien n’y faisait. Archie, du haut de son aura héroïque, était le plus beau, le plus romantique des révolutionnaires. Elle respirait près de lui l’air des cimes. Elle revoyait la villa de Neuilly, les meubles Art-déco, les domestiques de ses parents, elle entendait la componction qui tombait des après-midi de thé, dans le salon de sa mère.

-C’est l’horreur ! me criait-elle, et elle ajoutait, méprisante :

- Il y a trop de choses dans ta caboche, tu réfléchis trop ! Nous devons raser le passé pour construire un monde nouveau ! Lis Marx, Lénine, « Le Deuxième sexe » ! 

 Je suis frappé de stupeur. En quelques jours, elle était devenue ça ! Une passionaria, une communarde ! 

Je l’ai traitée de « pétroleuse ! Elle a pouffé.

Je ne l’ai plus aimée. J’étais sur une rive, elle, sur une autre.

Elle est partie avec Archie distribuer des tracts. Moi, j’en prends une flopée, je les jette dans une bouche d’égout. Je n’aime pas les tracts. Je préfère la discussion. Parler face à face. Dire ce qu’on pense en faisant des efforts pour se maîtriser. Ce « maoïsme » ne me plaît pas. C’est un truc importé de Chine, avec à la tête, un dictateur sanguinaire ; comme si nous n’avions pas d’idées, une volonté de transformer l’avenir à notre façon, un génie de la Bastille ! Cela me hérisse de les voir brandir leurs journaux au milieu des discussions, des amours de rencontre. Près de la statue de Danton, je trouve Maurice Rosen. Avec sa grande dégaine, son regard heureux et affairé, il me  lance : « Je te vois plus tard, j’ai une touche », et il me désigne les deux filles aux cheveux blonds filasses, heureuses de vivre leur libération sexuelle au Quartier Latin avec ce grand gabarit. Elles m’adressent un sourire ravageur accompagné de quelque invite en anglais. Maurice me déçoit. Communiste enragé, je le voyais en première ligne présentant sa poitrine aux CRS. Et là ? Il cherche un coin tranquille pour baiser ! C’est vrai,  il  plaît aux filles avec sa dégaine d’ours. J’aurais voulu discuter avec lui, connaître ses sentiments sur ce qui se passe, mesurer son degré d’exaltation, lui, l’idéaliste qui, le cœur gonflé de certitudes, raconte la Révolution russe, le Che, Israël et les kibboutz, où il a servi pendant l’été dernier. Je suis sûr qu’il m’aurait comparé les émeutes actuelles à Octobre 17 à la prise du Palais de Saint-Pétersbourg !"

En épilogue :Archie a fait carrière est devenu député puis ministre d'un gouvernement de Gauche.

Ext. d'Un Jeune homme sans importance de H.Zaphiratos - Edit. HTZ-Athéna 2016