samedi 17 avril 2010

Mauvaise fille, de Justine Lévy, Stock éd. 194p. 2009

Un ravissant visage sur le bandeau de la couverture avec un grand regard ensoleillé, de beaux cheveux, la joie de vivre, et de regarder l'avenir plein pot. Et... le livre. Un roman triste à souhait, le personnage, Louise attend un enfant. Elle n'en est pas heureuse, pour elle c'est la fin de son adolescence, de son enfance, peut-être de sa jeunesse. Sa maman entre-temps se meurt d'un cancer. L'opposition hugolienne : d'un côté la vie, de l'autre la mort. Louise porte en elle l'agressivité, celle de la douleur contre l'injustice de perdre sa mère, son enfance, et celle de porter un enfant qu'on ne sait si elle l'aime et le désire. Le père de l'enfant, lui, est si heureux qu'il montre à ses amis les photos des échographies de la petite Angèle qui va naître.
Cela ne fait pas sourire Louise. Elle semble lui en vouloir de ne pas "porter" l'enfant, de ne pas devoir souffrir de l'accouchement prochain...
Quant à sa maman,elle est pour ceux qui l'ont connue :"Maman-est-morte".
Mme Justine Lévy a le don d'écrire comme beaucoup de jeunes femmes pensent qu'elles doivent écrire. Nous sommes à des années-lumières de Colette.
Le style est irrité, agacé, glacial.
Hermès

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