samedi 22 octobre 2011

Zemmour-Naulleau : Salon ou "Beni oui-oui" ?...

L'émission poursuit son petit bonhomme de chemin. Hier il m'a semblé qu'il y avait un peu plus de pub. C'est bon signe, les annonceurs s'intéresseraient-ils un peu plus à ce salon ? Notoriété des intervenants ? Rythme mieux soutenu ? Thèmes abordés ? On verra...
Hier Dominique de Villepin était la vedette comme le furent François Bayrou, Jack Lang, Séguéla... Le visage était lisse, le verbe haut, les gestes amples, le regard scintillant, entre l'avocat des grandes affaires et le Sciences Po qui connaît tout, embrasse tout. Je n'ai pas dit "Enarque", car l'Enarchie demande un côté "haut-fonctionnaire" dont s'est affranchi M. de Villepin, semble-t-il.
Pour le fond, à part l'"homme exceptionnel" qui surgit au milieu des malheurs ou des problèmes de la France(Jeanne d'Arc, Richelieu, Napoléon etc.) et dont Dominique de Villepin semble croire être, il n'y avait rien de nouveau. C'était une sorte de tour de piste pour dire "Je suis là". De son livre, il n'en a pas été question, pour les questions de Naulleau c'est "Niet", "Niet", "Niet".
Rien de nouveau sous le soleil.
Pour la pauvreté, même débat, mêmes arguments... Il semble que l'on tourne en rond, que c'est sans issu...

Chez Zemmour et Naulleau c'est un peu "salonnard", peut-être qu'il faudrait un peu plus de visiteurs en même temps, un "debating" plus tranchant, une vivacité plus rigolarde. Zemmour semblait au bord de l'inanition devant l'ancien premier ministre de Chirac, n'osant trop contredire son impétuosité de cavalier bousculant par son verbe les colonnes hésitantes de ses contradictions. Il manquait un chef d'Etat-Major énergique et ironique pour remettre un peu d'équilibre. Une charge trop forte sans trouver de trop grande résistance, n'est qu'une charge dans le vide, dans les nuées...

Le pouvoir, la griserie du pouvoir, être au-dessus du commun, dominer, commander, exiger, respirer l'air de la béatitude soulève l'esprit, l'âme, l'éthère...on flotte dans les nimbes célestes... comme dit le vulgaire : "on ne se sent plus pisser", et on creuse des déficits abyssaux.

Hermès

Aucun commentaire: